10/07/2026
LES DÉCHETS SUR LE CHEMIN DE COMPOSTELLE
Je suis présentement en Espagne à marcher le chemin de Compostelle. (Je fais le chemin portugais pour les connaisseurs.) Bien sûr, ça me fait une pause de ramasser des déchets au Québec, une pause de ma vie qui va souvent trop vite, une pause de ma vie de papa solo de trois minis, mais surtout, c’est le cadeau de fête de notre Super Mario: Un Compostelle en famille!
Je suis parti dans l’esprit de prendre une pause, une VRAIE! Une pause de mon engagement environnemental, une pause de courriels, une pause de lunch, une pause d’ostinage avec mes ados, une pause de TOUTE!
Mais je ne peux pas fermer mon radar à déchets. La switch est brisée, il est toujours à ON. Donc est-ce qu’il y a des déchets sur le chemin de Compostelle? Bien sûr…comme partout où il y a des humains. Et disons-le, il y a beaucoup d’humains qui marchent ce chemin, presque un peu trop je dirais. (Mais ça, c’est mon petit côté sauvage qui a le goût de silence et d’introspection qui parle.)
Donc oui, il y a des déchets. Des fois, il y en a un peu et d’autres fois, il y en a beaucoup. Je vois quoi…des bouteilles de plastique et des ci******es en grande majorité.
Je n’ai vu personne se pencher pour ramasser un seul déchet. Tout le monde focus sur ses kilomètres de marche à faire, ses ampoules aux pieds et ses pensées intérieures. Personne ne prend soin du Chemin. Mais pourtant, c’est la rencontre avec le « Camino » qui nous amène tous ici. Quand on voyage, nous sommes tous un peu des « maudits » touristes qui viennent consommer le chemin sans nécessairement venir en prendre soin. Comme partout où l’on va… On consomme la beauté, l’aventure, les émotions…souvent on fait un peu attention, mais rarement on prend le temps de vraiment prendre soin des endroits qu’on visite et qui nous donnent beaucoup de bonheur.
Alors demain, je ne serai pas un maudit touriste. Je sortirai mon sac, mes gants et mes pinces pour ramasser des déchets sur mon chemin. (Ben oui, je me suis amené un kit de nettoyage juste au cas.) La quantité de déchets que je ramasserai sur quelques kilomètres ne fera pas une grande différence, mais tout ceux qui me souhaiteront: « Buen camino » auront cette seconde de réflexion supplémentaire sur leur pouvoir individuel de prendre soin du Camino.
Je retourne sur le Camino…(j’ai des idées à mijoter pour 2027)
Jimmy Vigneux
Chef de mission