06/30/2026
Depuis plusieurs mois le RIL met de l'avant que des logements sont volontairement laissés vacants par le propriétaire.
Avec les informations que l'on a aujourd'hui ce serait 100 000 logements qui seraient vacants aujourd'hui au Québec. La majorité d'entre-eux sont certainement en excellent état et pourrait servir à loger les personnes qui peinent, à cause de l'explosion des prix des logements, à se loger convenablement.
💡 Il y aurait plus de logements vacants qu’on pense au Québec, dont plusieurs le sont laissés volontairement, souvent pour le profit.
C’est le cas notamment à Victoriaville où le taux d’innocupation est officiellement très bas. Extraits de l’article disponible sur le site de Radio-Canada qui a enquête sur des logements et bâtiments ayant une basse consommation d’hydroélectricité👇🏽
«Ce paradoxe entre l’absence de logements disponibles et ces centaines d’unités vides à Victoriaville trouble Sébastien Brière, directeur général de l’Office d’habitation Centre-du-Québec. « De savoir qu’il y a autant de logements là qui sont disponibles et inutilisés alors qu’on a accompagné plus de 150 ménages qui risquent d’être à la rue depuis janvier… c’est une donnée qui est très triste et troublante. »
Evelyne Heeremans, directrice de Association des locataires Centre-du-Québec, est elle aussi témoin de première ligne de cette crise. « Si demain tu te sépares, tu veux déménager, bonne chance... Il n’y en a pas, de loyer à 800 $. Je ne sais pas pourquoi ces logements-là sont disponibles, mais ils ne devraient pas l’être. Il y a des gens qui ont besoin d’une place pour dormir, pour vivre. »(…)
Parmi les explications plausibles à Victoriaville, on compte les logements insalubres, assez nombreux sur le territoire, selon Evelyne Heeremans, directrice de l’Association des locataires du Centre-du-Québec.(…)
Elle évoque aussi l’arrivée de compagnies de gestion immobilière ces dernières années qui ont pu retirer du marché des immeubles de logements, le temps de les rénover. « On en avait moins en région, mais, depuis la pandémie, ça a vraiment changé. Il y a eu le boom de l’immobilier où tout se vendait très cher, et plusieurs propriétaires privés ont vendu à ce moment-là à des compagnies de gestion. »
À l’échelle du Québec, les nouvelles constructions se sont accumulées ces dernières années, mais l’offre reste déconnectée des besoins et des budgets des ménages, poursuit Francis Cortellino, économiste à la SCHL. Ces appartements sont souvent trop petits ou trop chers et restent vides, faute d’acheteurs ou de locataires.
L’économiste souligne aussi qu’une part significative des propriétaires du Grand Montréal reçoit son avis d'imposition à une adresse située dans une autre province, sinon à l’étranger, ce qui soulève des questions.
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👉🏽Pour améliorer l’accès à un logement décent, plusieurs mesures doivent être mises en place, mais il faut assurément protéger les logements locatifs existants. Une des solutions incontournable est un registre public des loyers qui non seulement permettrait de donner des outils pour éviter les hausses abusives au changement de locataires, mais donnerait davantage de moyens aux villes pour appliquer un taxe sur les logements vacants.
👉🏽Aussi, parmi les programmes destinés au logement social dont nous revendiquons la mise en place, il y a un programme destiné à l’achat-rénovation d’immeubles existants qui permettrait de les mettre en état lorsque nécessaire et de les sortir de la spéculation.