08/27/2026
Mon histoire de vieille facture de luminaires a suscité bien des commentaires. Alors, encore dans mes vieilles boîtes, je trouve maintenant un document assez inusité. C’est une lettre d’un certain Henri Bourassa, adressée à mon père. Ce dernier lui réclamait de l’aide afin d’obtenir de sa part une recommandation afin de trouver un emploi comme gardien de prison.
Drôle d’idée !
Bien sûr, mon père était relativement strict en ce qui avait trait aux règles sociales, mais c’était aussi quelqu’un de très discret et gentil; pas du tout pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul où il a finalement travaillé quelques temps. Il s’occupait semble-t-il des ateliers puisque nous avons toujours dans notre propre atelier, quelques grands crucifix fabriqués par les détenus. Imaginons un instant les occupants de la prison de Bordeaux de 2026 en train de fabriquer des crucifix. Autres temps, autres mœurs.
Toujours est-il que notre ami Bourassa se fends en quatre pour le décourager de «gaspiller» sa vie en venant en ville s’enfouir dans la vie pestilentielle ! Bien sûr, Bourassa n’est pas trop mal loti lui-même; alors il ne fait pas trop dans la vie pestilentielle. Il préfère décourager les jeunes gens qui aspirent à accéder et à partager cette vie pestilentielle.
Un siècle nous sépare de cette lettre. Les temps ont bien changé !
Ma mère racontait en riant une anecdote, en citant les paroles (un peu sarcastiques) de mon père décrivant son travail de policier sur l’Île Sainte-Hélène (il s’était retrouvé dans la police en 1929) : … « mon travail est (entre autres) de faire mettre leurs chemises aux hommes torses nus ».
On est bien loin de cette époque !
Cela dit, il ne faut pas oublier de reconnaître la valeur de notre fameux Henri Bourassa et je vous invite à lire la page Wikipédia le concernant. C’est fascinant !