04/11/2025
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À lire | « 𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐨𝐧 𝐬𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐫𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐫𝐢𝐜𝐞𝐬, 𝐨𝐧 𝐩𝐥𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬! » Le Devoir
Merci à Emanuelle Makdissi, personne enseignante, d’avoir pris la plume pour mettre en lumière l’injustice que vivent les personnes éducatrices à la petite enfance.❤️
Merci de nous sortir de l’ombre, de nommer ce que trop peu osent dire.
Votre texte nous a donné envie de faire quelques mises au point — en connaissance de cause, bien entendu, et avec beaucoup de respect.🫶
Les personnes éducatrices :
• Formation collégiale spécialisée en petite enfance, développement de l’enfant, planification éducative et observation.
• Présentes auprès des enfants toute la journée, sans pause pédagogique ni période de répit — même pendant les repas.
• Responsables de tout : soins, repas, transitions, gestion des comportements, communication orale et écrite quotidienne avec les familles, rédaction de dossiers, plans individualisés, des pipis et autres accidents, etc.
• Aucun titre professionnel, aucune protection comparable aux autres professions de l’éducation.
• Salaire horaire, qui ne reconnaît pas tout le travail invisible fait en dehors des heures payées.
• Ratios élevés (jusqu’à 10 enfants pour une personne éducatrice de 4 ans) sans soutien spécialisé, sans aide à la classe.
• Aucune reconnaissance salariale équivalente, malgré l’ampleur des responsabilités éducatives et de santé sécurité.
• Imputabilité élevée, malgré des conditions de travail précaires et un sous-financement chronique.
Et pourtant, à l’échelon final, l’écart salarial atteint près de 43 000 $ par année.
Comment justifier une telle inégalité, alors que les personnes éducatrices accompagnent les enfants à une période où le cerveau se développe le plus intensément, où se posent les fondations de l’apprentissage, de l’estime de soi et de la sécurité affective?
Et surtout : comment accepter que le gouvernement continue de traiter les services éducatifs à la petite enfance comme un simple levier économique pour les femmes qui travaillent — au lieu de reconnaître pleinement leur rôle fondamental dans le développement et l’éducation des tout-petits?
On ne peut pas se dire une société évoluée si celles qui soutiennent nos tout-petits à bras ouverts sont épuisées, sous-payées, invisibilisées… et pourtant tenues imputables.
Les personnes éducatrices ne demandent pas un traitement de faveur.
Elles demandent des conditions de travail dignes, la reconnaissance de leur expertise et le respect qu’exige leur mission éducative.
Le système est injuste. Il est temps de le réparer.
Lire la lettre de Emanuelle Makdissi: https://tr.ee/Fb6l5K66Zo