10/01/2026
Interjeunes joint sa voix et son indignation à celle du ROCLD et de la Coalition contre l'instrumentalisation de la laïcité.
Derrière les mesures de la loi 94, il y a des intervenantes qui ne peuvent plus être présentes auprès des jeunes qu’elles accompagnent, des parents qui se sentent exclus de l’école et, surtout, des liens de confiance précieux avec les jeunes qui risquent d’être brisés.
En fragilisant ces liens, c’est tout un filet de soutien autour des jeunes, des familles et de leur communauté qui s’affaiblit.
À lire et à partager 👇
🚨 Cette rentrée s'opère sous le signe de l'exclusion pour des dizaines de femmes musulmanes : 𝐚𝐮 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬 𝟔 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬 d'organismes communautaires et 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐳𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐦𝐚𝐧𝐬 𝐛𝐞́𝐧𝐞́𝐯𝐨𝐥𝐞𝐬 ne peuvent plus offrir de services directs aux élèves en raison de leur voile.
📰 Pour lire l'article paru dans Le Devoir https://linktr.ee/rocld
⚠️ Le ROCLD dénonce les conséquences inacceptables des mesures de renforcement de la laïcité dans les écoles prévues par la loi 94 sur le filet scolaire. Parce qu'au-delà des personnes visées, c'est le lien de confiance et d'appartenance à l'école qui est fragilisé pour toute la communauté.
🖋️ Pour signer la déclaration contre l'instrumentalisation de la laïcité : https://link.yapla.org/v/443/857c057a520b485ac75d7464a71934eadd70e0c7331c533d
La loi est vécue comme un non-sens pour les organismes communautaires, qui appartiennent à la communauté et ne sont pas du personnel scolaire.
« Une des choses qu’on faisait très, très bien, c’est d’intégrer les gens dans leur communauté par le travail. Ces femmes-là qui portent le voile et qui sont des immigrantes, qui veulent contribuer au projet de société, on les bloque de plus en plus dans tous les services publics », résume Samuel Carrier, directeur général de Je Passe Partout, Services de soutien scolaire et familial
⛓️💥 En plus de l'injustice pour les travailleuses, c'est un facteur de protection contre le décrochage scolaire qui est retiré aux familles de minorité religieuse visible.
Chrystelle Robitaille, directrice générale du Centre lasallien explique : Empêchées de travailler ou d’aider dans les écoles de leurs enfants, certaines d’entre elles [les mères qui portent le voile] se sentent « exclues » par le système. Celles-ci sont à risque d’« avoir [moins] envie de s’investir dans les devoirs et dans l’accompagnement de leur enfant. Elles peuvent avoir une image beaucoup moins positive de l’école qui se transmet aux enfants par la suite », dit-elle.
Même qu’« un parent qui est impliqué à l’école, principalement en contexte d’immigration, c’est sûr que c’est quelque chose d’important et un facteur de protection à l’échec scolaire ».
Nous joignons notre voix à la 𝐂𝐨𝐚𝐥𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥'𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐥𝐚𝐢̈𝐜𝐢𝐭𝐞́ pour exiger du prochain gouvernement le retrait des lois 21, 94 et 9.
Merci à l'Observatoire des inégalités raciales au Québec - OIRQ, l'L'Observatoire pour la justice migrante (OPJM), la Fédération des femmes du Québec (FFQ), la Ligue des Droits et Libertés (LDL), l'Équipe Inclusion et diversité ethnoculturelle en éducation - IDEÉ et l'Association canadienne des libertés civiles (ACLC) Canadian Civil Liberties Association de faire front commun.