Institute for Research and Education on Race Relations (IRERR)

Institute for Research and Education on Race Relations (IRERR) IRERR is a non-profit organization with the mandate to promote scientific research and education on racism in Canadian institutions.

L'IRERR est un organisme caritatif voué à la recherche et à l'éducation sur le racisme, la diversité et l"équité. IRERR is a Montreal-based bilingual charitable organization founded in 1999 in Montreal, Quebec, Canada with the goal to promote scientific research, training and educational activities on race relations, equity, diversity and civil rights in Canada, as well as to support and encourage

members of racialized and ethnocultural minorities and aboriginal communities in their pursuit of educational or professional excellence.

De nombreuses personnes sont venues rendre un dernier hommage au musicien de jazz montréalais Oliver Jones mercredi aprè...
08/19/2026

De nombreuses personnes sont venues rendre un dernier hommage au musicien de jazz montréalais Oliver Jones mercredi après-midi dans le hall d’honneur de l’hôtel de ville de Montréal.

Dès 13 h 30, plusieurs dizaines de personnes attendaient dans l’entrée de l’hôtel de ville pour assister à l’exposition en chapelle ardente du célèbre musicien et saluer les dignitaires. Quelques membres de la famille de M. Jones étaient présents, dont sa femme, Monique Leclerc Jones, et son fils, Richard Jones.

Au fond du hall d’honneur, une urne décorée d’un piano, contenant les cendres du musicien, reposait à côté d’une photo d’Oliver Jones et de plusieurs bouquets de fleurs. Un livre de condoléances était également mis à la disposition du public.

« Je trouve ça extraordinaire qu’on ait voulu honorer Dr Oliver dans cette très belle place ici », a confié Ben Comeau, le beau-fils de la chanteuse jazz Ranee Lee, qui a partagé une profonde amitié avec M. Jones. M. Comeau, également musicien, raconte avoir joué avec lui à l’Union United Church dans les années 1990, une église qui a occupé une place particulière dans la vie de Oliver Jones.

« Il a vraiment changé ma vie parce que c’est lui qui m’a fourni un piano dans ma maison, juste un cadeau comme ça pour que mes enfants puissent apprendre [à en jouer] », dit-il.

Avant l’arrivée du grand public, Richard Jones a tenu à remercier la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, lors d’une courte prise de parole devant les médias, d’avoir organisé la chapelle ardente en l’honneur de son père, avant de s’adresser aux Québécois.

« Pour les gens de la Belle Province, mon père voulait s’assurer que je tienne à transmettre de vibrants et sincères remerciements à tous ses admirateurs et admiratrices, et tout spécialement les Québécois et Québécoises, qui l’ont accompagné si fidèlement les huit dernières années de sa carrière », a-t-il déclaré. « Vous avez toujours accueilli mon père avec beaucoup de chaleur et d’enthousiasme. »

Oliver Jones est décédé le 22 juillet dernier à l’âge de 91 ans, après une carrière de plus de 70 ans. Célèbre pianiste, compositeur et professeur, il est reconnu comme l’un des musiciens de jazz les plus éminents au pays. M. Jones, qui a reçu de nombreuses distinctions au cours de sa carrière, a été l’élève de Daisy Peterson Sweeney, sœur de son ami et mentor Oscar Peterson.

Malgré sa renommée internationale, il est toujours resté fidèle à ses racines montréalaises, et particulièrement celles du quartier Petite-Bourgogne.

Un homme « humble »
Kathy West et Hepta Deslandes, des membres de l’Union United Church, décrivent Oliver Jones comme un homme « humble » qui « travaillait avec dévouement ».

« Il a commencé à jouer du piano dans le sous-sol de l’Union United Church et la salle du sous-sol porte d’ailleurs son nom, la salle Dr Oliver Jones, raconte Hepta Deslandes, ajoutant que le musicien était présent à chaque messe du dimanche. Il a toujours fait partie de notre communauté, il ne nous a jamais oubliés. »

Richard Jones, au milieu, le fils d’Oliver Jones et son beau-fils recevaient les condoléances des visiteurs à la chapelle ardente en l’honneur du montréalais Oliver Jones, à l’hôtel de ville de Montréal.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Richard Jones, au milieu, le fils d’Oliver Jones et son beau-fils recevaient les condoléances des visiteurs à la chapelle ardente en l’honneur du montréalais Oliver Jones, à l’hôtel de ville de Montréal.

« Être ici compte énormément pour nous, affirme pour sa part Kathy West. C’est une merveilleuse façon de lui rendre hommage. »

Jo-Ann Bourne est venue de l’Estrie pour rendre un dernier hommage au célèbre musicien. Ses grands-parents sont arrivés de la Barbade en 1912, à l’instar du père de M. Jones, qui est arrivé en 1913 à Montréal, suivi par sa femme sept ans plus t**d.

Des photos relatant la vie d’Oliver Jones
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Des photos relatant la vie d’Oliver Jones

« Je suis sûre que si mon père était vivant, il est décédé cette année, il serait venu ici », affirme-t-elle. Mme Bourne raconte aussi que sa tante a pris des leçons de piano avec Daisy Peterson Sweeney et qu’elle a également été la secrétaire de l’Union United Church jusqu’à son décès en 2020. « C’est une église qui est importante pour la famille Bourne », dit-elle.

Des funérailles publiques sont d’ailleurs prévues jeudi à l’église du quartier Petite-Bourgogne. La cérémonie commencera à 13 h et devrait rassembler un grand nombre de proches, d’amis, de musiciens et de membres de la communauté. Des représentants des gouvernements provincial et municipal devraient également être présents.

Le drapeau de la tour centrale de l’hôtel du Parlement du Québec sera mis en berne toute la journée jeudi.

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, dénonce « l’amalgame qui a été fait » ces derniers jours entre les con...
08/18/2026

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, dénonce « l’amalgame qui a été fait » ces derniers jours entre les contraventions de son conjoint et le profilage racial, dans la foulée des allégations de racisme à Montréal-Nord. Elle appelle la population à « faire attention » à ce genre d’association.

Henri Ouellette-Vézina
La Presse, 18 juillet 2026

« Faire l’amalgame entre des tickets et du profilage, c’est là que je trace la ligne. […] Je n’accepte pas cette rhétorique et je pense que ce n’est pas d’appuyer réellement le travail nécessaire avec les policiers que d’embarquer dans cette rhétorique », a lancé l’élue en mêlée de presse, mardi, en réponse à une question de La Presse.

Il y a deux semaines, Le Journal de Montréal avait révélé que Mme Martinez Ferrada s’est fait saisir son véhicule après que son conjoint, Pascal Delinois, qui se trouvait derrière le volant malgré une interdiction de mettre un véhicule en circulation, eut été arrêté pour un excès de vitesse sur la voie publique.

Depuis, sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes ont dénoncé une « ironie » en rappelant que, plus tôt cet été, la mairesse avait fait valoir que son conjoint avait été la cible de profilage racial, en réaction aux allégations de racisme au sein du poste de quartier 39 à Montréal-Nord.

En entrevue à Radio-Canada, la mairesse avait en effet affirmé que M. Delinois avait été interpellé « facilement cinq ou six fois » par des agents cette année au volant de sa voiture. « Vous poserez la question à plusieurs membres de la communauté noire, c’est ce qu’ils vivent beaucoup à Montréal, à Longueuil aussi », avait-elle déclaré.

Dans les dédales de SAAQclic
Ce mardi, la mairesse a finalement donné sa version des faits, après avoir d’abord hésité à le faire. « Je pense qu’il faut être clair sur un enjeu de tickets pas payés, qui a été oublié dans les dédales de SAAQclic, et une interpellation de mon chum. Ce sont deux choses différentes. Il faut faire attention à cet amalgame », a-t-elle insisté.

« Il y a un ticket qui n’a pas été payé. À partir du moment où je l’ai su, je l’ai payé. La police a fait son travail, elle a vu qu’un véhicule devait être saisi, elle l’a remorqué, et je remercie le travail du policier », a ajouté la première magistrate de la ville.

Mme Martinez Ferrada a ensuite ajouté que tous les Montréalais vivent actuellement « une situation difficile » liée à ce qui s’est déroulé dans Montréal-Nord. « C’est une situation où, pour quelques policiers, il y a un ombrage sur le travail extraordinaire que les policiers font tous les jours », a-t-elle soulevé.

Le profilage fait appel à l’interpellation. Et actuellement, il y a des questionnements sur comment on s’assure que les citoyens se sentent traités dignement avec respect et de la même façon.

Cette dernière a ensuite fait valoir que les commentaires qu’elle a tenus sur les interpellations et le profilage contre son conjoint, « ce sont ceux que beaucoup de communautés noires vivent tous les jours, ou souvent ». « Mais ça ne remet pas en question le travail des policiers. On doit renforcer leur travail », a-t-elle enchaîné.

Elle a d’ailleurs rappelé avoir constaté sur le terrain le travail « difficile des policiers, dans un contexte d’itinérance, de santé mentale et de toxicomanie ». « On leur demande beaucoup plus qu’on le faisait il y a plusieurs années. »

La mairesse a enfin précisé qu’elle s’était refusée à tout commentaire sur le sujet jusqu’ici pour ne pas générer davantage de polarisation en ligne. « Je n’ai pas voulu entrer dans l’espace des réseaux sociaux, parce que vous savez comme moi qu’il y a toutes sortes de choses là-dessus », a-t-elle lancé.

Ses commentaires surviennent une semaine après que le chef du SPVM, Fady Dagher, a prévenu que le changement de culture « sera long et difficile ». En audience publique à l’hôtel de ville, sans la présence de la mairesse, M. Dagher avait promis de dévoiler à l’automne un plan de réponse aux gestes racistes qui auraient été commis à Montréal-Nord.

ByJesse FeithAugust 18, 2026 at 3:37 p.m.The GazetteMontreal Mayor Soraya Martinez Ferrada says police were doing their ...
08/18/2026

By
Jesse Feith
August 18, 2026 at 3:37 p.m.
The Gazette

Montreal Mayor Soraya Martinez Ferrada says police were doing their job when they seized her car over an unpaid ticket in March, and regrets how the incident has been conflated with the broader issue of racial profiling in the city.

Speaking to reporters after a news conference Tuesday, Martinez Ferrada addressed the incident publicly for the first time since Le Journal de Montréal reported it on Aug. 7.

“What’s important for me to say is that I’m not shirking my responsibility — that’s not who I am as mayor, and it’s not who I am as a citizen,” the mayor said. “There was a ticket that hadn’t been paid. As soon as I found out, I paid it.”

The mayor’s car was seized in March after her husband, Pascal Delinois, was pulled over for speeding in a 50 km/h zone. Officers discovered an outstanding ticket during the stop and had the car towed to an impound lot.

The mayor has said the matter was resolved the same day and noted Tuesday that the ticket had been forgotten “in the maze of SAAQclic,” the digital portal for Quebec’s public auto-insurance board.

“The police did their job,” she said. “They saw that a vehicle needed to be impounded, so they impounded it. I thank the officer for their work.”

Since the story broke, many online commenters have used the unpaid ticket as a way to undermine or call into question the mayor’s previous comments about her husband, who is Black, being repeatedly stopped by police for no reason.

The mayor had spoken about his experience in June, shortly after it was revealed a Montreal North police unit had been disbanded over allegations of racial profiling.

She denounced Tuesday how the incident with her car has been linked to her comments on profiling.

“To conflate traffic tickets with profiling, that’s where I draw the line,” Martinez Ferrada said. “These are two different things. We need to be careful not to confuse them.

“The comments I have made about my partner’s police stops and profiling are experiences that many Black or Arab communities face every day, or regularly,” she added. “But that doesn’t call into question the work of all police officers.”

The mayor added that Montreal police officers work under difficult conditions and denounced how the actions of a few have “cast a shadow over the extraordinary work” others do every day.
Martinez Ferrada did not address why she hasn’t spoken about the incident since it was reported, but said she refrained from commenting online to avoid being “drawn into a debate that lumped a lot of things together.”

“I didn’t want to get involved on social media because, as you know, all sorts of things are said on social media, and I simply don’t accept that kind of rhetoric,” she added

A new Statistics Canada report says Canada is becoming less accepting of gender diversity.In 2025, 77 per cent of women ...
08/16/2026

A new Statistics Canada report says Canada is becoming less accepting of gender diversity.

In 2025, 77 per cent of women and 70 per cent of men surveyed said they agreed or strongly agreed that people should be free to express their gender however they choose.

That’s a drop from 2018, when 85 per cent of women and 78 per cent of men agreed.

In Saskatchewan, 69 per cent of women and 60 per cent of men surveyed last year said they agreed, making it the province with the lowest acceptance of gender diversity in the country.

Women in Saskatchewan specifically were down 14 percentage points from 2018, when 83 per cent agreed people should be free to express their gender however they choose.

Since 2018, Saskatchewan and Alberta's provincial governments have passed legislation targeting trans and gender diverse youth, such as Saskatchewan’s Parents’ Bill of Rights, enacted in 2023.

Confusion and fear are possible reasons why people are becoming less accepting of gender diversity, said Wayne Bernakevitch, founder of the Regina Civic Awareness Action Network, an organization that lobbied in favour of the Parents’ Bill of Rights.

“They're concerned with finding a house to live in, you know, how do you pay for the next week's groceries? And so getting into all of this is just a great distraction in their life,” Bernakevitch said in an interview with CBC’s Blue Sky.

Politicians play a critical role in the creation of these attitudes, Leah Hamilton, a professor of business, communication studies and aviation at Mount Royal University, told Blue Sky.

“We have seen over and over throughout history, especially during periods of perceived or real competition for resources like jobs and housing and other things, that politicians will often create scapegoats,” Hamilton said.

“Conservative politicians and political parties are pointing towards marginalized communities as responsible for economic instability and really kind of shirking their responsibility onto a marginalized group that has very little power,” Corinne Mason, a professor of women and gender studies at Mount Royal University, told Blue Sky.

The Statistics Canada survey was conducted between October 2024 and July 2025. In an interview with Blue Sky, political commentator Jack Saddleback said it’s important to take the timing of the survey into account.

“This was actually taking place during the American election and where we had seen the new administration that was elected in November of 2024 was running on a campaign of hate and disinformation,” Saddleback said.

The Statistics Canada report indicates attitudes from the U.S. election may have leaked across the border, Saddleback said.

The politicization of trans and gender diverse people in the most recent Saskatchewan provincial election could also play a role in the lower support, said j wallace skelton, an associate professor of q***r studies in education at the University of Regina.

“There was a lot of rhetoric, a lot of hate, a lot of harmful conversation,” skelton told Blue Sky.

Families are afraid because of the shift in attitudes, they said.

“We heard from parents in Saskatchewan that they felt less safe, that they felt their kids were less safe."

However, skelton said there is still support for gender diverse people in the province.

Hundreds of letters urge Regina Public Schools not to comply with school pronoun law

“We are also seeing a population that is rejecting that and saying that people's safety is more important, and people being welcomed and included is actually what we want to see happening in schools,” skelton said.

Despite shifting attitudes, skelton doesn’t think 2SLBTQ+ people leaving Saskatchewan is the answer. Pushing back against hate could help attitudes shift back the other way.

“I feel a deep personal commitment that trans and gender diverse people belong in our communities,” skelton said.

“We are everywhere. We have always existed. We need to be supported and cared for and recognized where we are.”

By Kristin RushowySenior WriterToronto Star, August 14, 2026Toronto Metropolitan University needs to tighten its code of...
08/14/2026

By Kristin RushowySenior Writer
Toronto Star, August 14, 2026

Toronto Metropolitan University needs to tighten its code of conduct and make clear that intimidation and discrimination won’t be tolerated when it comes to protests, says an independent report that looked at growing tensions on campus over the Middle East.

“What began as a review and investigation into two specific events quickly revealed a broader institutional issue: a deeply polarized campus environment shaped by the aftermath of Oct. 7, 2023, and the ongoing Israeli-Palestinian conflict,” retired Justice Mary Lou Benotto wrote in her 192-page report, obtained by the Star.

“The review concludes that the two incidents under review were symptoms of a deteriorating campus climate that, absent decisive institutional action, are likely to recur,” she wrote, referring to an on-campus forum and an off-campus event targeted by student protesters that led to arrests as well as misinformation and outrage on social media.

Among her recommendations are that the school “expressly prohibit intimidation, harassment, discrimination and conduct that interferes with the expressive rights of others,” and improve “regulation of online harassment, intimidation, doxxing, targeted filming and other online conduct connected to university life,” and even consider banning non-religious face coverings for student protesters.

Benotto also says TMU should adopt the International Holocaust Remembrance Alliance definition of antisemitism “while affirming that criticism of Israeli government policy remains protected expression.”

In response, TMU president Mohamed Lachemi has struck a Task Force on Campus Expression, Antisemitism and Community Safety, to be headed by Bob Rae, former provincial and federal politician and Canadian ambassador to the United Nations to consider and implement the recommendations.

Task force members include a number of faculty, the director of TMU’s Centre for Free Expression James Turk, as well as authors Raja Khouri and Jeffrey Wilkinson, who co-wrote “The Wall Between: What Jews and Palestinians don’t want to know about each other.” Student representatives have yet to be named.

“Many of the recommendations are complex, and it’s our responsibility to review those recommendations with care and make sure that we do the right thing,” Lachemi told the Star in an interview. “I have the utmost faith in our community to tackle these difficult issues with integrity, professionalism, and that what universities do best is to address and understand difficult issues.”

Rae said he knows “full well that it’s not going to be easy,” and intends “to work with the task force and with the people that represent different constituencies in the university and different perspectives, and to spend a lot of time at the beginning just listening.”

“I believe very strongly that all of our institutions are challenged by global events, and this is not a new phenomenon on campuses and in communities across the country,” Rae said.

“But we really have to find a way ... to provide security for people, a sense of dignity for everybody, a sense that voices will be heard but nobody will be shouted down. That’s something I really believe in.”

Campus polarization
The review — which comes as many post-secondary institutions struggle with how to handle increasing polarization on their campuses — “is based on the foundational principle that universities are meant to foster inquiry, debate, and democratic engagement. TMU, like all universities, must remain a place where ideas — however controversial or unpopular — may be expressed and challenged. Protest has long played a significant role in university life and in the advancement of social and political change,” she wrote.

“Freedom of speech, however, is not an unlimited right. It carries corresponding responsibilities toward others in the university community, and conduct that interferes with the ability of others to speak or participate in lawful university activities falls outside its protection.”

Benotto was appointed last November following the protest by members of TMU’s Students for Justice in Palestine that disrupted an on-campus Democracy Forum — featuring a federal cabinet minister — that led to one arrest, and a Nov. 5 event with speakers with ties to the Israel Defense Forces that was held nearby, off-campus, after space on campus was denied.

That event led to a number of charges after a confrontation between the student protesters and attendees, in which a glass door was broken.

“The university did not avoid responsibility for the event simply by declining to permit it on campus,” Benotto wrote.

”...In doing so, TMU effectively permitted a ‘heckler’s veto,’ whereby the threat of disruption determines who is permitted to speak. Universities ... should not deny lawful events merely because opponents may protest or threaten disruption” but rather turn to “mitigation — stronger security, clearer conduct expectations, and enforcement of rules — not cancellation or displacement.”

‘Escalating tensions’
The TMU task force will provide updates on its work, and is expected to report back next March.

Benotto said TMU had policies “capable of addressing much of the conduct described ... but has too often failed to apply them consistently and decisively,” that “combined with ambiguity around free expression and protest, has contributed to escalating tensions and a perception that disruption carries few consequences.”

TMU “cannot resolve the conflict in the Middle East or eliminate disagreement, grief, anger, or competing historical narratives” she wrote, but can set expectations for behaviour and “enforce its policies consistently, transparently, and predictably.”

In 2023, the Hamas-led militant attack on southern Israel killed around 1,200 people and saw 251 taken hostage. Israel’s retaliatory offensive has killed more than 73,377 Palestinians, including since the ceasefire, Gaza’s Health Ministry said.

Benotto details the ensuing “fractured campus environment” and a university community “struggling under extraordinary strain.”

“The review finds that the events of Oct. 7, 2023, in Israel fundamentally altered the experience of campus life for many members of the university community. Jewish students, faculty, and staff described hostility toward Jewish identity and Zionism that crossed into intimidation, dehumanization, and antisemitism. Pro-Palestinian community members described grief and trauma and expressed concern that advocacy relating to Gaza and Palestinian rights was increasingly viewed through a security and disciplinary lens.”

And “while participants often disagreed profoundly about the causes of these experiences... they reflect genuine experiences of fear, exclusion, and vulnerability that require meaningful institutional attention. Across communities, mistrust of university leadership emerged as a recurring theme, with many participants expressing frustration about inconsistent communication, unclear expectations, and uncertainty regarding where protest ends and misconduct begins.”

She said student protests and demonstrations need to be peaceful, but the school needs to expressly ban violence, threats, excessive noise “that materially disrupts or prevents the continuation of university activities,” “preventing or materially interfering with the speech of an invited speaker or lawful university event,” “targeting individuals in their cars, offices, classrooms or meetings” as well as discriminatory signs with “intimidating or dehumanizing words or images,” as well as “concealing one’s identity through face coverings, except when worn for religious, health or accessibility reasons.”

‘Waiting for action’
Lachemi said that after reading the report, “some of our community members will probably feel disappointed, or validated — and those reactions are real, and they reflect the difficulty and the complexity of the issues before us ... Our responsibility now is not to revisit what happened in those events, but to respond to the report’s finding with clarity and action. I think people are waiting for action and to create a better pathway for all of us.”

Benotto acknowledges that using the International Holocaust Remembrance Alliance’s definition of antisemitism has both supporters and detractors, but notes that Canada has adopted it.

The definition “distinguishes between legitimate criticism of Israeli government policy and antisemitism directed toward Jews as a people. Criticism of Israeli policies, military actions, or governments is protected political expression and is shared by many Jews and Israelis themselves. However, under the IHRA framework, anti-Zionist rhetoric that extends beyond criticism of state policy into the denial of Jewish collective self-determination may be understood as antisemitic.”

La grogne populaire demeure face au discours du chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher, q...
08/13/2026

La grogne populaire demeure face au discours du chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher, qui prévient que le changement de culture « sera long et difficile ». Il promet toutefois de dévoiler à l’automne un plan de réponse aux gestes racistes qui auraient été commis par des agents du poste de quartier 39, à Montréal-Nord.

Mis à jour le 11 août
Henri Ouellette-Vézina
Éric Martel
La Presse

« On ne veut plus de blabla, on veut des gestes concrets, a fustigé Nadia Cenacle, après avoir assisté à la séance. On ne se fait pas entendre : ça prend un mort ou un blessé parmi les nôtres pour qu’on nous considère. »

Ses enfants ont été la cible d’interpellations aléatoires à plusieurs reprises ces dernières années, a-t-elle relaté. L’un de ses fils aurait fait l’objet d’une arrestation musclée, même s’il n’avait rien à se reprocher, selon elle. « Il a peur de marcher seul. Il ne sera plus jamais le même », s’est-elle désolée. Sa fille, âgée de 12 ans, « ne veut plus rien savoir de la police ».

Je ne sais plus quoi dire à mes enfants. Qu’est-ce qu’on doit dire à nos jeunes ? De faire confiance à la police même s’ils encaissent de la violence des policiers ? Ça n’a pas de sens.
Nadia Cenacle, résidante de Montréal

M. Dagher a fait le point mardi soir sur les évènements, devant les élus de la Commission de la sécurité publique et de nombreux Montréalais. « Un changement de culture, ce n’est pas un one-man show, surtout pas le mien. Il ne peut se réaliser que si la majorité d’une organisation décide d’embarquer », a-t-il lancé.

Sur place, l’ambiance était parfois tendue, plusieurs personnes exigeant plus de clarté dans les réponses du chef de police. Étant donné la grande foule, de nombreux Montréalais s’étant déplacés pour l’occasion n’ont même pas été admis dans la salle, et n’ont pu poser leur question.

Toute cette affaire avait éclaté au grand jour le 12 juin, lorsque la police avait retiré 16 agents de leurs fonctions de patrouille à Montréal-Nord. Certains d’entre eux ont été suspendus et font l’objet d’un examen par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) à la suite d’allégations d’inconduite. Parmi ces allégations figurait notamment le fait de conserver des mèches de cheveux de citoyens issus de minorités ethniques comme des « trophées ».

Encore sept à dix ans
S’attaquer au problème, « ça prendra du courage et de la patience », a insisté M. Dagher, en présentant ses excuses à toutes les personnes ayant été victimes de profilage racial et de discrimination.

« Le changement sera long et difficile. […] Un changement de culture, ça prend entre sept et dix ans. Ce n’est peut-être pas ce que les gens veulent entendre, à juste titre. Vous pensez que la situation aurait dû être corrigée il y a longtemps. Je le pense aussi, mais je ne suis pas un magicien », a-t-il dit.

Du même coup, Fady Dagher a promis de dévoiler un plan de réponse d’ici l’automne. Ce plan sera développé avec les partenaires communautaires et les résidants de Montréal-Nord. « Même si cela prend du temps, même si cela est difficile, coconstruire la réponse avec les partenaires est la meilleure façon d’y arriver. »

Le chef du SPVM n’a pas fermé la porte à la tenue d’une enquête publique, mais a ajouté que cela ne relevait pas de lui et que l’enquête criminelle devait avoir priorité.

Il a enfin précisé que diverses enquêtes internes étaient toujours en cours. « Tous les policiers, les 16, ont été désarmés. Cela ne signifie pas que les policiers ont quelque chose à se reprocher […], mais il s’agit d’un geste fort qui n’a jamais été vu auparavant », a-t-il noté.

Scepticisme ambiant
Anastasia Marcelin s’attend maintenant à ce que le SPVM annonce assez rapidement des « changements concrets ». « À chaque fois qu’un policier traumatise un homme noir, il traumatise des générations. Il faut qu’on nous traite comme des êtres humains. On a l’impression de se faire traiter comme des meubles, comme des chiens », a tonné la citoyenne.

Ted Rutland, professeur à l’Université Concordia qui mène des recherches sur les pratiques policières au Canada, a côtoyé plusieurs jeunes victimes de profilage policier. « Ils sont harcelés, brutalisés dans la rue », a-t-il dénoncé, rappelant que la polémique illustre l’importance d’interdire les interpellations aléatoires.

Fernando Belton abonde dans le même sens. « La réponse jusqu’à maintenant n’est pas à la hauteur de la crise, qui est la plus importante de l’histoire du SPVM », a avancé l’avocat ayant défendu plusieurs causes de profilage.

Un peu plus tôt, le responsable de la sécurité publique, Jim Beis, avait assuré à la foule que les élus de la Ville sont engagés « pour que la lumière soit faite et pour que des situations pareilles ne se reproduisent plus ».

« Ce n’est pas une soirée facile pour personne, mais c’est toujours important d’aller au fond des choses, surtout quand des allégations aussi graves sont rapportées. Votre colère et vos préoccupations sont tout à fait légitimes », a-t-il lancé.

Briller par son absence
À l’hôtel de ville, la cheffe de l’opposition, Ericka Alneus, n’a de son côté pas manqué de dénoncer le fait que la mairesse Soraya Martinez Ferrada n’ait pas assisté à l’évènement.

« Ça envoie un signal fort de prendre le temps d’écouter les gens dans ce genre de situation. C’est une belle occasion manquée », a-t-elle martelé, en appelant l’administration à prendre ce dossier « à bras-le-corps ».

À quelques reprises durant la séance, des membres du public ont aussi souligné cette absence haut et fort.

« C’est un manque de respect pour les citoyens. Tient-elle à sa ville ? Ça ne se fait pas, que les gens répondent aux gens à sa place », a par exemple martelé Donovan Lamarre. « La mairesse nous dit qu’elle a des choses plus importantes à faire que de gérer cette crise, qui est la plus importante de son mandat », a persisté Fernando Belton.

Le cabinet de la mairesse, lui, a justifié cette absence par le fait qu’il revient d’abord aux forces de l’ordre de s’expliquer. Or, selon Mme Alneus, beaucoup de questions restent en suspens. « Qu’est-ce qui s’est passé exactement ? Et est-ce qu’il y a d’autres cas ailleurs aussi ? Ça serait inquiétant. »

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