05/25/2026
Du 16 mai au 12 juillet 2026
Iaohontso’ktá:tie / Traverser le territoire:
Faire autrement : processus, transmission et refus
Commissaires : Armando Perla et Michael Patten
La Biennale d’art contemporain autochtone (BACA), 8e édition
Quai 5160 – Maison de la culture de Verdun
5160 Blvd. LaSalle, Verdun (QC) H4H 1N8
Didine Ángel, Feeonaa Clifton, Federico Cuatlacuatl, Elvira Espejo, Guillermo Jester & Esperanza Pérez, Aroha Millar, Sam Ojeda, Israel Randell, Juan Carlos Recinos, Samuel Thomas, Renati Waaka.
Israel Randell
Tainui, Ngāti Kahungunu, Rarotonga, Mangaia
Ngā pakiaka fait référence au système racinaire qui soutient le taro. Le taro pousse à partir de rhizomes, ces tiges souterraines épaisses et horizontales qui permettent aux plantes d'étendre leurs racines pour former des bosquets interconnectés. Aute se comporte de manière similaire : son système racinaire permet la formation rapide de fourrés denses, lui permettant ainsi de prospérer en permanence. La communauté elle-même reflète ces qualités : nous nous étendons horizontalement, tout en restant connectés à la racine centrale d’où proviennent tous nos nutriments. Le tapa est notre plus grand maître ; grâce à sa sagesse, nous apprenons à ralentir, à nous mettre au diapason des rythmes de Hina, à partager les savoirs du passé et du présent, et à tisser des liens avec nous-mêmes et les uns avec les autres. À l’instar des rhizomes, ces couches sont inhérentes à la pratique. Un whakapapa de matériaux, de transmission du savoir et de communauté. Il s’étend au-delà des océans, construisant des continums qui traversent le temps, tissant ensemble des innovations et de nouveaux langages visuels. De nombreuses personnes ont apporté leur contribution à ce projet. À leur manière, qu’elle soit modeste ou considérable, elles ont contribué à sa conception : Sue Pearson, Pauline Reynolds, Doron Riki-Semu, le collectif Tapa Moana Nui, Aroha Matchit-Millar, Rosie Koko, Mauatua Faara Reynolds, Tayla Hartemick, Matt Tini, Amanda Stowers, Arawhetu Berdinner, Sonya Withers, Benjamin Nicol, Lottie Siolo, Maioha Randell-Wharerau, Zola Randell-Wharerau, Diane Randell, Toru Bailey, Tehani Buchanan, Hemi MacGregor, Atarangi Anderson, Isaac Te Awa, Mama Grace, Orama Nigou, les potes de Te Ranga Tai Kura, AJ Bain, Vika Newman et tous les créateurs d’hier et d’aujourd’hui.
Israel Randell est une artiste multidisciplinaire, commissaire d’exposition et enseignante dont la pratique s’appuie sur les futurismes autochtones, la narration spatiale et le whakapapa. Son travail prend souvent la forme d’installations, d’écrits et de créations textiles, explorant les relations entre le temps, le lieu et l’identité à travers un prisme typiquement maori. En tant que chargée de cours à Toi Rauwhārangi, Israel enseigne dans le cadre de la filière Mātauranga Toi Māori, encourageant les étudiants à adopter une réflexion critique et ouverte sur la pratique créative. Elle insuffle à son enseignement une énergie audacieuse et tournée vers l’avenir, remettant en question les récits conventionnels et favorisant l’innovation autochtone. Le travail d’Israel a été présenté à travers Aotearoa et à l’international, et elle est reconnue pour ses contributions au domaine en pleine expansion de l’art contemporain maori. Son engagement en faveur de la pratique décoloniale et de la souveraineté autochtone sous-tend à la fois son art et son enseignement.