Atelier d'histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

Appeler Itinéraire Site Web Contacter l’organisation

Atelier d'histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve Organisme à but non lucratif dont la mission est de diffuser l'histoire de l'arrondissement

Il y a 100 ans, le 17 octobre 1926, le joueur étoile Babe Ruth alias « The Bambino », venait jouer une partie de basebal...
10/28/2026

Il y a 100 ans, le 17 octobre 1926, le joueur étoile Babe Ruth alias « The Bambino », venait jouer une partie de baseball au stade de Guybourg situé au coin Notre-Dame Est et Dickson.

Ce moment d’histoire inusité est rendu possible par le promoteur sportif Fred Gadbois. Il réussit à convaincre Babe Ruth et le lanceur Urban Shocker des Yankees de New York de venir jouer une « partie d’exhibition » à Montréal tout juste après leur défaite en finale des séries mondiales. Contrairement à son premier passage à Montréal en 1914, Babe Ruth est alors une vedette. Considéré comme le roi des frappeurs de circuits, son salaire est presque égal à celui du président des États-Unis.

La partie oppose le club Hochelaga-Guybourg à une équipe étoile de Beaurivage de la Ligue Indépendante. Babe Ruth est alignée dans l’équipe Hochelaga-Guybourg. Il frappe deux coups de circuit sur une distance de plus de 400 pieds si l’on croit les journaux de l’époque. Ces deux longues balles sont accompagnées de sept autres coups de circuit pendant l'entraînement d’avant-match. D’ailleurs, la partie se termine au début de la neuvième manche puisqu’il n’y a plus de balles disponibles. L’équipe de Guybourg pour laquelle Babe Ruth est alignée est déclarée gagnante sur la marque de 4 à 3.

Babe Ruth assure le succès de l’événement autant sur le terrain qu’à l’extérieur. On rapporte qu’il n’hésite pas à autographier balles et programmes en plus de s’asseoir parmi les spectateurs. Malheureusement pour Fred Gadbois, le passage de Babe Ruth ne se traduit pas par un succès financier. Malgré une présence d’entre 2000 et 2500 spectateurs, ce ne sont que les places à prix populaires qui trouvent preneur alors que les places réservées et plus chères ne se vendent pas. En plus, au début de la partie, des spectateurs profitent d’une brèche dans les clôtures pour s’installer dans le stade sans payer.

Ce ne sera pas la dernière visite de Babe Ruth à Montréal qui reviendra à Montréal deux ans plus t**d pour une joute hors concours qui aura lieu au stade De Lorimier.

📍 Notre-Dame Est et Dickson
🖊 Olivier Dufresne

10/26/2026

Avant les messages textes et appels vidéo, il fallait bien communiquer! Au début du 20ème siècle, à Montréal, c'est souvent par (beaucoup) de lettres que ça se faisait, et le bureau de poste jouait un rôle central pour que ça fonctionne.

3042 étudiants. C’est cette foule que devait accueillir l’école Édouard-Montpetit, à son ouverture en 1969. Située dans ...
10/21/2026

3042 étudiants. C’est cette foule que devait accueillir l’école Édouard-Montpetit, à son ouverture en 1969. Située dans Mercier-Ouest, c’est l’une des deux premières polyvalentes de Montréal, avec Calixa-Lavallée, à Montréal-Nord.

Ce nouveau genre d’établissement scolaire voit le jour à la suite d’une recommandation du Rapport Parent sur l’éducation au Québec. La polyvalente a comme objectif de réunir les différentes écoles de métier et le parcours vers les études supérieures, tout en assurant une formation générale commune aux élèves. Pour permettre plusieurs types de formations, ces écoles doivent accueillir beaucoup d’élèves, afin de servir des cohortes raisonnables. Cette large population permet aussi de mettre en commun des infrastructures comme les bibliothèques, gymnases et auditoriums.

On recommande alors des écoles servant 1000 à 1200 élèves, mais, dans le cadre de l’explosion démographique du Baby Boom, le gouvernement du Québec dote certaines écoles d’une plus grande capacité, comme en témoigne Édouard-Montpetit. Toutefois, il semble que «Édouard» n’atteint jamais les 3000 étudiants. Il n’y a que 2600 étudiants en 1972 et seulement 2000 en 1979.

L’école est construite à partir de 1968, entre Hochelaga et Pierre-de-Coubertin, devant la garnison de Longue-Pointe. Finie en 1969, sa première rentrée est marquée par une certaine désorganisation car on manque d’enseignants pour débuter l’année. Autre élément notable, les élèves doivent porter un sarrau blanc comme uniforme. La deuxième rentrée est marquée par les nombreux mouvements à la base militaire voisine lors de la Crise d’Octobre, les hélicoptères faisant du va-et-vient lors des opérations.

Dès ses débuts, Édouard-Montpetit fait face à des critiques. En 1972, les enseignants consignent dans un dossier les revendications de leur assemblée générale. On y dénonce un milieu impersonnel et beaucoup trop grand, qui empêche la communication et la collaboration entre les professeurs. L’école est «terne, étouffante, ne donnant pas le goût d’y vivre» et empêche les étudiants, trop nombreux, de s’épanouir. Guy Rocher, un membre de la Commission Parent, soutient en 1990 que la polyvalente n’a rien de ce qui a été proposé lors de la Commission. Elles ne sont que des «grosses écoles secondaires».

Des réformes quant à l'enseignement professionnel et la transformation des cinq années du secondaire en tronc commun mènent à la mise de côté du terme «polyvalente» à partir de 2001. Aujourd’hui, l’école secondaire Édouard-Montpetit accueille 1400 élèves et offre des programmes d’arts plastiques, de danse et de sport.

📍6200 Av. Pierre-de Coubertin
🖊️Matthieu Mazeau

10/19/2026

C'est dans Louis-Riel, un secteur maintenant complètement urbanisé, que Montréal installe en sa pépinière municipale pour tous ses besoins d'arbres et d'arbustes. 🌲🌳☘️

Avant d’être un semi-détaché, ce bungalow était une école!Ouverte en 1954, cette annexe de l’école Saint-François-d’Assi...
10/14/2026

Avant d’être un semi-détaché, ce bungalow était une école!

Ouverte en 1954, cette annexe de l’école Saint-François-d’Assise doit servir les habitants du secteur Haig-Beauclerk qui augmente considérablement avec la construction des maisons des vétérans dans les rues avoisinantes. Plus généralement, elle est aussi une réponse au baby-boom qui entraîne une explosion du nombre d’enfants à scolariser. Entre 1945 et 1960, le nombre d’élèves sur le territoire de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) passe de 99 000 à 173 000.

Le 545-555 rue Lyall accueille donc les enfants de première et deuxième année du secteur, mais elle sert d’autres paroisses qui font face à un trop plein d’enfants. En 1961, par exemple, un article rapporte que 109 enfants de l’école Saint-Fabien, à plus de 2,5 km, sont envoyés sur Lyall. Cette décision entraîne la colère des parents d’autant plus que l’autobus fourni par la Commission ne peut transporter que 38 personnes à la fois. L’année 1961 marque également l’ouverture de l’école Georges-Lepailleur au coin de Lyall et Notre-Dame est. Toutefois, les besoins sont tellement grands que le jumelé continue d’être utilisé comme école, et ce, jusqu’en 1968.

La décision de fermer l’Annexe Lyall provoque la colère des parents qui vont recueillir 250 signatures et l’appuie du député Paul-Émile Sauvageau pour leur pétition qui s’oppose à la décision de la CECM. Pour ces derniers, la nouvelle école Saint-François-d’Assise ( La Fontaine/Tellier) finalement inaugurée en 1969 rend caduque le 545-555 Lyall. Pour les parents, envoyer les enfants en autobus qui n’est pas encore la norme est une solution peu intéressante. Finalement, le 545-555 sera mis en vente par la CECM en 1969.

📍 545-555 rue Lyall
🖊 Olivier Dufresne
📷 Google Street View, juin 2015

10/12/2026

Derrière les commerces actuels se cachent souvent une histoire riche! C'est le cas pour le Bièrologue, au coin d'Ontario et Letourneux. Dans ce bâtiment plus que centenaire, on a vu passer une épicerie, une pharmacie, une boucherie et un magasin de disque!

Habituellement, on nomme un bâtiment à titre posthume, mais, en 1959, pour leur nouvel aréna dans l’est de Montréal, le ...
10/07/2026

Habituellement, on nomme un bâtiment à titre posthume, mais, en 1959, pour leur nouvel aréna dans l’est de Montréal, le maire Sarto Fournier et le Comité exécutif ne peuvent s’empêcher de choisir Maurice Richard… bien qu’il soit encore bien vivant et toujours un joueur du Canadien de Montréal !

L'histoire de cet aréna situé au coin des rues Pierre-de-Coubertin et Viau débute officiellement le 5 septembre 1958, lorsque la Ville de Montréal retient les services de l’architecte Jean-Julien Perrault pour lancer la construction d’un aréna « conformément aux exigences du plan général d’aménagement du Centre Sportif de Maisonneuve». Depuis les années 1930, différents aménagements sportifs sont envisagés pour le quadrilatère situé entre Pie-IX, Boyce (Pierre-de-Coubertin), Sherbrooke et Viau . En 1956, un plan de la firme états-unienne Clarke & Rapuano oriente les constructions. Bien que jamais complété, il motive tout de même la mise sur pied du centre Pierre-Charbonneau et de l’aréna Maurice-Richard.

La construction de l’aréna débute à la fin du mois d’août 1959. Le bâtiment se démarque par son immense dôme autoporteur en béton armé de 275 pieds, ce qui en fait alors l’un des plus grands en Amérique du Nord. D’ailleurs, le bétonnage du dôme qui mesure 65,000 pieds carrés requiert trois jours de travail ininterrompu et 10 000 sacs de ciment. Le dôme repose sur 36 colonnes placées autour du bâtiment, ce qui assure une vue dégagée pour le 5 300 places.

Le dimanche 10 décembre 1961, une première partie de hockey qui oppose le club Montréal Olympique au Rockets de Drummondville de la ligue des Cantons de l’Est se tient à l’aréna Maurice-Richard. Évidemment, la légende du Canadien est présente pour la mise au jeu protocolaire. Avec ses nombreuses places et son architecture, l’aréna ne sert pas qu’à recevoir du hockey. En 1965, par exemple, les Rolling Stones et les Beach Boys y sont en spectacle. D’ailleurs, en juillet 1983, des estrades installées pour la tenue des concerts prennent feu et endommagent gravement l’aréna.

En 1994, on procède à des rénovations importantes pour doter l’aréna Maurice-Richard d’une glace de taille internationale, ce qui est une première au Québec.Une partie des coûts est défrayée par la Fondation Maurice Richard qui amasse près de 2 des 4 millions nécessaires pour les rénovations. Au mois d’octobre, les travaux sont terminés et à la fin du mois se tient le « Défi canadien international », une compétition qui rassemble les meilleurs patineurs de vitesse courte piste. Aujourd’hui, encore, l’aréna est le lieu d'entraînement de l’équipe nationale courte piste.

📍 2800 Rue Viau
🖊 Olivier Dufresne

10/05/2026

Au début du 20e siècle, la construction de logement à Montréal est intense! Plusieurs promoteurs se font compétition pour attirer familles et usines sur les terrains qu'ils développent. Malheureusement pour eux, il y a certain projet, comme Connaught (Haig-Beauclerk) qui n'auront jamais le succès des Tétreaultville de ce monde.
---
La production de cette capsule est soutenue par le Fonds d’initiatives locales Guybourg-Haig-Beauclerk

Un nouveau fonds de 112 photos qui représente surtout Maisonneuve dans la première moitié du 20e siècle. Disponible dès ...
10/01/2026

Un nouveau fonds de 112 photos qui représente surtout Maisonneuve dans la première moitié du 20e siècle. Disponible dès maintenant dans notre catalogue!

Adresse

1875 Avenue Morgan
Montreal, QC
H1V2R1

Heures d'ouverture

Lundi 9:30am - 4pm
Mardi 9:30am - 4pm
Mercredi 9:30am - 4pm

Téléphone

+15148999979

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Atelier d'histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à Atelier d'histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve:

Raccourcis

Partager