Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance-OIDG

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L'Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance (OIDG) est une organisation non gouvernementale (ONG) à but non lucratif dédiée à la surveillance et à la promotion de la démocratie et de la gouvernance à travers le monde.

06/02/2026

COMMUNIQUÉ DE PRESSE # 1

Date de publication : 2 juin 2026

L’Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance (OIDG) prend acte du désaccord exprimé par les membres du Conseil électoral provisoire (CEP) à l’égard du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé concernant le projet de décret électoral.

Dans une note publiée le 2 juin 2026, le CEP affirme que le document qui lui a été présenté est totalement différent de celui qu’il avait soumis à l’Exécutif le 24 avril 2026. Cette situation soulève de sérieuses préoccupations quant au respect de l’indépendance du CEP et des principes constitutionnels encadrant le processus électoral.

L’OIDG rappelle que l’élaboration du projet de décret électoral relève de la compétence exclusive du CEP. Toute modification substantielle apportée à ce document sans l’accord de l’institution concernée risque d’affaiblir davantage la confiance de la population dans le processus électoral.

Alors que des incertitudes persistent déjà autour du calendrier électoral, du budget des élections et des conditions de sécurité, cette nouvelle controverse rend le processus électoral de plus en plus hypothétique.

L’OIDG appelle le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et son gouvernement à faire preuve de responsabilité politique, à prendre en considération le désaccord exprimé par le CEP et à poursuivre les discussions avec les conseillers électoraux afin d’éviter une nouvelle crise politique susceptible de compromettre davantage le processus électoral.

L’Observatoire estime qu’un dialogue franc et transparent entre l’Exécutif et le CEP constitue désormais une condition essentielle pour rétablir la confiance et préserver la crédibilité du processus électoral.

Ambroise Guillaume, Ph.D.
Président

05/26/2026

Note de conjoncture

Date de publication: 25 mai 2026

L’Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance (OIDG) est très préoccupé par les modifications apportées par le gouvernement du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé au projet de décret électoral que lui avait soumis le Conseil électoral provisoire (CEP). Si le contenu de ce document, en circulation depuis le week-end dernier, s’avère exact dans sa totalité, il pourrait déjà constituer le point de départ d’une nouvelle crise électorale en Haïti.

En effet, l’article 130 prévoit que, pour être habilité à présenter des candidatures aux élections, tout parti politique, groupement ou regroupement de partis politiques agréé par le CEP devra soumettre une liste de cent mille (100 000) membres, adhérents ou sympathisants jouissant de leurs droits civils et politiques, contre 30 000 membres initialement prévus par le CEP. Cette nouvelle disposition comporte à la fois des avantages et des inconvénients.

Parmi les avantages sur le plan administratif, on peut considérer une réduction du nombre de partis politiques pouvant participer aux élections, ce qui pourrait éventuellement favoriser une offre politique plus claire et encourager une meilleure adhésion aux partis politiques dans le cadre d’une véritable culture partisane, encore peu développée en Haïti.

Cependant, le principal inconvénient de cette mesure est qu’elle risque d’alimenter une lutte politique susceptible de compromettre davantage le processus électoral. Déjà, la crise de gouvernance actuelle ne permet pas d’envisager sereinement la tenue des élections cette année. Les confusions autour du budget et du calendrier électoral, l’insécurité qui règne dans le pays montraient auparavant que le processus électoral était hypothétique. Cette nouvelle disposition ne fait qu’amplifier la situation.

Dans un autre registre, la mise en place d’un poste de directeur général nommé par l’exécutif, avec d’importants pouvoirs administratifs, compromettrait l’indépendance du CEP et réduirait considérablement le pouvoir des conseillers électoraux.

Par ailleurs, certaines balises prévues dans les articles relatifs aux conditions d’éligibilité des candidats semblent davantage s’apparenter à des mécanismes d’exclusion de citoyens souhaitant participer aux élections.

L’OIDG appelle le gouvernement à la raison et l’exhorte à ouvrir des discussions autour de ce document afin d’éviter une nouvelle crise politique dans le pays.

Ambroise Guillaume, Ph.D.
Président

05/03/2026

Note de conjoncture

Date de publication : 3 mai 2026

L’Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance (OIDG) prend acte de la transmission d’un budget électoral révisé au gouvernement haïtien le 28 avril 2026, à la suite du refus catégorique du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, d’accepter le budget de 250 millions de dollars qui lui avait été soumis par le Conseil électoral provisoire (CEP). L’OIDG exhorte le gouvernement Fils-Aimé à réagir dans les plus brefs délais afin de donner suite à cette nouvelle proposition, ainsi qu’à publier le décret électoral nécessaire à la finalisation du calendrier électoral.

L’OIDG estime qu’il est légitime pour le gouvernement de demander une révision du budget s’il le juge trop élevé. Toutefois, l’Observatoire s’interroge sur le rôle des entités chargées d’assurer le relais entre le CEP et le gouvernement, afin d’anticiper ces questions en amont. Cette situation de va-et-vient entre les deux institutions constitue une perte de temps pour une population qui ne peut plus attendre un retour à l’ordre constitutionnel, dans une transition qui s’éternise.

Rappelons que, dans une interview accordée au journal Le Nouvelliste, le Premier ministre Fils-Aimé avait qualifié d’« inacceptable et absurde » le budget électoral de 250 millions de dollars. Il avait clairement indiqué qu’il ne comptait pas autoriser le décaissement d’une telle somme pour l’organisation des élections.

Par ailleurs, l’OIDG alerte sur la situation de certaines grandes entreprises confrontées à l’insécurité, notamment dans le nord de la capitale. Cette situation risque d’entraîner des fermetures et de provoquer des pertes d’emplois pour des milliers de personnes, dans un contexte où le chômage est déjà très élevé.

L’OIDG exprime également sa vive inquiétude face aux tensions observées dans la ville du Cap-Haïtien, marquées par des mobilisations dans plusieurs quartiers, notamment à l’entrée sud de la deuxième ville du pays. Si cette situation n’est pas maîtrisée, elle pourrait également perturber, voire paralyser, les activités à l’aéroport du Cap-Haïtien.

Le gouvernement, déjà incapable ou manquant de volonté pour résoudre la situation à l’aéroport Toussaint Louverture, doit prendre ses responsabilités. L’Observatoire réitère sa demande auprès de l’État haïtien afin d’assurer la réouverture du principal aéroport du pays, en prenant les mesures nécessaires pour faire face à l’insécurité.

Ambroise Guillaume, Ph.D.
Président

L’Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance (OIDG) vous invite à une conférence intitulée « AYITI ...
04/18/2026

L’Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance (OIDG) vous invite à une conférence intitulée « AYITI REVOLISYON », avec Dumervil Jean Ronald.

📅 Date : Vendredi 24 avril 2026
🕔 Heure : 17 h 00 à 21 h 00
📍 Lieu : 3737, boulevard Crémazie Est, 3e étage, Montréal
🎟 Entrée : Gratuite

👉 Inscription :

Konferans “Ayiti Revolisyon” ak Jean-Ronald Dumervil: analiz, diskisyon, rezo, siyati liv. 24 Avril 2026, Monreyal. Enskri kounye a!

04/07/2026

Dans sa note du 6 avril 2026, l’OIDG dénonce la recrudescence des violences des gangs en Haïti, notamment dans l’Artibonite, et le silence des autorités, tout en appelant le gouvernement à protéger la population, améliorer la sécurité et organiser des élections avant la fin de l’année, avec le soutien concret de la communauté internationale.

04/06/2026

Note de conjoncture

Date de publication : 6 avril 2026

L’Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance (OIDG) est consterné par la poursuite des exactions des gangs armés contre la population haïtienne, notamment dans le département de l’Artibonite, où des attaques menées la semaine dernière par le gang Gran Grif ont causé des dizaines de morts, de nombreux blessés et l’incendie de centaines de maisons. L’Organisation exprime sa vive inquiétude face au silence des autorités gouvernementales à la suite de ces actes barbares.

Dans ce contexte sécuritaire critique, l’OIDG note l’arrivée, le 1er avril 2026, du représentant spécial de la Force de répression des gangs (FRG), ainsi que l’avancée constituée par l’arrivée de 50 policiers et militaires tchadiens pour préparer le déploiement prochain de 750 soldats tchadiens en Haïti, dans le cadre de cette force autorisée par les Nations Unies.

L’Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance rappelle au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui dirige seul l’exécutif à travers le Conseil des ministres depuis le départ du Conseil présidentiel de transition (CPT), qu’il ne bénéficie pas d’un chèque en blanc. Elle exhorte le gouvernement Fils-Aimé à prendre toutes les dispositions nécessaires pour protéger la population contre les actes barbares des groupes criminels, améliorer la situation sécuritaire du pays et créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections générales en Haïti avant la fin de l’année, afin de mettre un terme à une transition qui a déjà trop duré.

L’Organisation encourage la communauté internationale à continuer de soutenir le pays et à matérialiser les engagements pris pour l’aider à sortir de l’impasse actuelle.

Par ailleurs, l’OIDG demande au gouvernement haïtien de prendre des mesures pour atténuer les effets de la récente décision d’augmenter les prix des produits pétroliers, une mesure aux conséquences potentiellement dévastatrices pour une population haïtienne dont les conditions socioéconomiques étaient déjà très précaires.

Enfin, l’Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance réitère son engagement à suivre de près l’évolution de la situation, à jouer pleinement son rôle de vigie et à poursuivre ses initiatives afin de contribuer au retour durable à l’ordre démocratique et à la stabilité du pays.

Ambroise Guillaume, Ph.D.
Président

03/12/2026
02/07/2026

Note de conjoncture

Date de publication : 7 février 2026

L’Observatoire international pour la démocratie et la gouvernance (OIDG) prend acte de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) en Haïti ce 7 février 2026, en vertu de l’accord du 3 avril 2024. L’OIDG prend également acte de la prise en charge du pays par le Conseil des ministres, dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

L’OIDG note également les différentes initiatives ayant précédé ce terme. La CARICOM a, d’une part, identifié les parties prenantes et les a conviées à une rencontre visant à établir un cadre politique pour la poursuite de la transition. D’autre part, le Congrès patriotique a convoqué une réunion avec les acteurs incluant les mêmes parties prenantes rencontrées par la CARICOM afin d’harmoniser leurs points de vue et de dégager un mécanisme de gouvernance majoritairement accepté pour cette nouvelle phase. Lors de celle-ci, une écrasante majorité s’est prononcée pour un exécutif bicéphale, sans parvenir à un consensus sur la désignation du Président et du Premier ministre.

L’OIDG prend aussi acte qu’à l’issue de la rencontre des parties prenantes avec le Congrès patriotique, une réunion s’est tenue avec la CARICOM. Au cours de celle-ci, il a été clairement précisé que, dans cette phase de la transition, la gouvernance exécutive doit être confiée à des technocrates n’ayant aucun penchant politique, étant donné que l’objectif ultime sera d’arriver à la réalisation des élections et à la passation du pouvoir à des élus le 7 février 2027.

L’OIDG a aussi pris acte des assises menées par des membres de l’ancien Conseil présidentiel de transition avec des parties prenantes, du 1er au mardi 3 février 2026, où il était question d’établir les mécanismes de la gouvernance et du choix des personnalités qui devaient mener à terme cette énième transition. Ce qui était, de leur point de vue, une étape obligatoire à la passation du pouvoir à la nouvelle équipe gouvernementale le 7 février 2026.

L’OIDG constate que ces différentes initiatives n’ont pas abouti au terme du mandat du CPT. Par conséquent, l’Observatoire exhorte le Conseil des ministres sortant, dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, à convoquer sans délai toutes les forces vives de la nation en vue de trouver un accord politique pour doter le pays d’un exécutif bicéphale chargé de conduire le pays vers les élections.

L’OIDG rappelle la nécessité d’instaurer un dialogue sincère avec la participation de toutes les composantes de la nation en vue de doter le pays d’un pacte de gouvernabilité sur 25 ans. Les actes du Forum de l’OIDG sur la crise haïtienne proposent déjà une bonne base. En outre, une étude couvrant plus de deux siècles d’histoire politique haïtienne jette un éclairage inédit sur la qualité de la gouvernance exercée par les chefs d’État du pays depuis l’indépendance. Intitulée « Évaluation de la qualité de la gouvernance politique en Haïti de 1804 à 2025 », cette recherche a été réalisée sous la direction du professeur Jean-Antoine Mathias Lauréus, enseignant-chercheur universitaire, à la demande de l’Observatoire international pour la démocratie et la gouvernance (OIDG).

Ambroise Guillaume, Ph.D.
Président

01/25/2026

Note de conjoncture

Date de publication : 24 janvier 2026

L’Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance (OIDG) est très préoccupé par le comportement des deux branches de l’exécutif qui s’entre-déchirent pour la conservation du pouvoir. Dans cette situation, c’est la population haïtienne qui paie les frais de ces querelles intestines. Pourtant, dans l’Accord du 3 avril 2024, qui constitue la seule base de légitimité du Conseil présidentiel de transition et de son gouvernement, il est clairement indiqué, dans la section 1, à l’article 1er, que : « La vision de la transition est la réconciliation de l’État Nation, le retour à l’ordre constitutionnel et la défense des intérêts d’Haïti dans le nouvel ordre mondial. »

L’OIDG constate avec préoccupation que la première République noire indépendante, par ses dirigeants, s’offre encore une fois en spectacle à la face du monde. L’Observatoire demande à ces derniers une halte afin de se concentrer sur les véritables enjeux qui prennent en compte l’intérêt national et le bien commun du peuple haïtien.

L’article 17 de l’Accord du 3 avril 2024, qui définit les fonctions principales du Conseil présidentiel de transition, stipule qu’il doit :
S’assurer, de concert avec le gouvernement, du développement et de la mise en œuvre des grandes orientations énoncées dans le présent Accord, autour de cinq grands axes ou chantiers, à savoir :
a) la sécurité publique et nationale ;
b) le redressement économique, la réhabilitation des infrastructures, la sécurité alimentaire et sanitaire ;
c) la conférence nationale et la question constitutionnelle ;
d) l’État de droit et la justice ;
e) les élections pour le renouvellement du personnel politique.

À quelques jours du 7 février 2026, date qui marque la fin du mandat de ce pouvoir de transition, et au regard de ces cinq grands axes définis dans ledit Accord, le constat d’échec du CPT et du gouvernement est sans appel. Afin de définir les mécanismes appelés à remplacer cette équipe, il est impératif d’opérer un sursaut patriotique et de mener de véritables consultations sur des bases objectives, reflétant la vision générale de tous les acteurs et de toutes les forces vives de la nation, notamment la société civile et la diaspora haïtienne.

Ambroise Guillaume, Ph.D.
Président

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