06/29/2026
Depuis toujours, les peuples chantent pour résister. Ils chantent contre l'injustice, contre l'oppression, contre la guerre et l'exclusion. Les chants que le public a entendu ce week-end portaient les voix de femmes et d'hommes qui, à différentes époques et sur différents continents, ont refusé de se taire. Ils nous rappellent que la liberté, la dignité et l'égalité ne sont jamais acquises définitivement ; elles se construisent et se défendent chaque jour.
Ce week-end au temple de Bordeaux puis à Port Sainte Marie dans le Lot et Garonne, nous étions debout pour la mémoire, debout pour entendre les voix de celles et ceux qui ont lutté avant nous. Nous étions debout face à l'injustice, comme l'ont été tant de résistants, de syndicalistes, de militants des droits civiques, de femmes et d'hommes qui ont refusé la résignation. Et nous sommes restés debout malgré les obstacles, parce que l'espoir est plus fort lorsqu'il est partagé.
Mais ces chants ne parlaient pas seulement du passé. Ils ont resonné aussi avec les combats d'aujourd'hui. Parmi eux, celui pour le respect des personnes LGBT+, qui, dans de nombreux pays encore, subissent discriminations, violences ou rejet. Comme tant d'autres mouvements pour les droits humains, la lutte pour l'égalité des personnes lesbiennes, g**s, bisexuelles, transgenres et q***r s'inscrit dans une longue histoire de résistance face à l'exclusion.
Être debout, c'est refuser que certaines vies valent moins que d'autres. C'est défendre le droit de chacun et chacune à vivre librement, à aimer librement, à être soi-même sans peur. C'est être debout pour l'égalité, debout pour la diversité, debout contre les discriminations. C'est reconnaître que nos différences ne nous divisent pas : elles enrichissent nos sociétés et notre humanité commune.
Alors, soyons debout dans nos convictions, debout dans notre solidarité, debout dans notre fraternité. Que ces chants venus de divers horizons nous rappellent que l'on peut tomber, certes, mais qu'il est toujours possible de se relever. Car résister, c'est souvent cela : rester debout quand d'autres voudraient nous voir à genoux.
À travers ces voix qui traversent les frontières et les générations, nous avons célébré celles et ceux qui ont résisté, qui résistent encore, et qui continuent d'espérer. Que leur courage nous inspire et que leur chant nous accompagne longtemps après ces concerts.
Un grand merci à nos soutiens institutionnels, à la Mission Égalité, diversité, citoyenneté - Mairie de Bordeaux, à l’Eglise protestante unie de Bordeaux-ville et pour la journée de dimanche, à la municipalité de Port-Sainte-Marie, au Centresocial Vivre Mieux Ensemble, au Coin des Poètes, à la guide touristique pour sa découverte patrimoniale et historique de la ville médiévale, pleine d’érudition.