08/24/2026
Le goû de l'eau.
Il est question de l’accès par les citoyens à la rivière des Prairies depuis des décennies.
Au cours des dernières années, il en a été question dans diverses propositions aux budgets participatifs de l’arrondissement. Cet enjeu a aussi été soumis à la discussion lors des consultations publiques du BAPE dans le cadre du projet d’Hydro-Québec de réfection des murs de soutènement du barrage Simon-Sicard.
Il en était déjà question au début des années 1960 alors que l’administration Drapeau-Saulnier envisageait la création d’une promenade automobile riveraine selon le modèle américain des « parkways ».
Ce projet avec une vision bien motorisée comportait deux marinas : une au site de l’actuel parc de Beauséjour à Cartierville et une seconde au parc Louis-Hébert. Celle-ci se serait retrouvée face à la marina Commodore à Pont-Viau.
On trouve une autre information intéressante dans un article du quotidien Le Devoir du 5 mai 1961 : la ville projetait la construction d’une usine d’épuration des eaux usées « au pied de la rue Brosseau » face à l’île de la Visitation. Il faut dire que les rives montréalaises sur la rivière des Prairies s’arrêtaient à la limite de Montréal-Nord à l’époque.
Avant le 20 juillet 1963, jour de son annexion à Montréal, Rivière-des-Prairies était une municipalité autonome. C’est sur son territoire que sera finalement qu’entrera finalement en service en 1984 l’usine d’épuration Jean-R. Marcotte.
À Toronto, la ville traitait déjà ses eaux usées depuis une quarantaine d’années.
Source de l’article paru dans Le Devoir : Archives de Montréal, Parc Louis-Hébert, VM166-D01901-36_op
Source de l’article « Le goût de l’eau » de Jacques Lebleu : Au fil d’Ahuntsic, Bordeaux et Cartierville, bulletin no. 3, mai 2018
https://www.lashac.com/uploads/4/8/6/9/48698095/bulletin__3_shac_2018-05-30_r1_2018-10-04.pdf