Société d'histoire d'Ahuntsic-Cartierville

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Société d'histoire d'Ahuntsic-Cartierville Nous sommes un groupe citoyen et bénévole dont la mission se décline en 3 volets : patrimoine, recherche et documentation.

Nous venons de recevoir un très bel envoi de M. Pierre Dauphinais.Cette photo, prise par son père Roland vers la fin des...
10/22/2026

Nous venons de recevoir un très bel envoi de M. Pierre Dauphinais.

Cette photo, prise par son père Roland vers la fin des années 1930 ou le début des années 1940, montre son grand-père, Pierre-Damien, faisant la livraison du courrier à Cartierville.

Roland et son frère Lucien ont grandi à Cartierville.

Le père du facteur Pierre Damien Dauphinais se prénommait lui aussi Pierre.

Selon M. Gérald Senécal :
« La photo a été prise environ là où est situé le 6011 Gouin Ouest, un peu à l'est de Laurentien.

L'édifice qui est perpendiculaire en arrière-plan (la Banque Provinciale) est à l’angle de Gouin et Lachapelle ».

Photo de Roland Dauphinais : Collection Pierre Dauphinais, RDP081

Photo de l'intersection de Gouin et Lachapelle vers 1935, Harry Sutcliffe, Musée McCord - Stewart, M2011.64.2.2.325-P1

Cartes postales brodées sur l’histoire d’Ahuntsic.« Au fil du temps : Broder l'histoire d'Ahuntsic »Avec Yaen Tijerina  ...
10/22/2026

Cartes postales brodées sur l’histoire d’Ahuntsic.

« Au fil du temps : Broder l'histoire d'Ahuntsic »

Avec Yaen Tijerina

Salle d’activités de la bibliothèque Hélène-Charbonneau
Le 19 novembre 2026. Début de l'activité à 18h30
Durée : 90 min

À l’occasion des commémorations 2026 au Sault-au-Récollet, la Société d’histoire d’Ahuntsic-Cartierville vous invite à un atelier de création autour de la mémoire du quartier Ahuntsic qui anciennement faisait partie de cette paroisse.

Guidé·e·s par l’artiste Yaen Tijerina, vous découvrirez son riche passé à travers une sélection de photographies d’archives. En utilisant la technique de la broderie sur papier, vous créerez une carte postale brodée qui tisse un lien entre le passé et le présent.

Activité gratuite tout public. Aucune connaissance en broderie n’est requise. Matériel inclus.

Inscription requise par téléphone au 514-872-0568
ou sur place à la bibliothèque Hélène-Charbonneau
10300, rue Lajeunesse, Montréal, QC, H3L 2E5

Il est beaucoup question de la démolition partielle de la Canada Malting à Saint-Henri ces jours-ci. Ce site industriel ...
10/22/2026

Il est beaucoup question de la démolition partielle de la Canada Malting à Saint-Henri ces jours-ci. Ce site industriel majeur est bien connu pour la petite maison peinte en rose qui trône à son sommet sur une partie du complexe qui n’est pas immédiatement menacée de démolition.

C’est un triste événement pour ce qui est du patrimoine industriel de Montréal.
Nous vous invitons à lire l’article d’Émilie Côté « C’est allé trop vite » publié dans La Presse ce 22 octobre 2026.

Nous aimerions y souligner les propos de Taïka Baillargeon, directrice adjointe aux politiques d’Héritage Montréal, recueillis par Émilie Côté.

« Il y a une incapacité institutionnelle à veiller sur des actifs immobiliers en carence d’entretien depuis 10 ou 20 ans. Il faut faire des choix, mais on n’a pas de plan pour les justifier.

Mme Baillargeon ajoute qu’il y a des mécanismes pour « protéger » des immeubles patrimoniaux, mais pas pour « les développer ». « Il faut passer à une autre étape », dit-elle.

L’ancienne usine de la Canada Malting est abandonnée depuis 30 ans, mais elle brille encore bien fort dans le paysage montréalais, expose Taïka Baillargeon.

Il ne faut pas sous-estimer le lien émotif que des citoyens ont envers des lieux emblématiques de leur quartier. « Trente ans, c’est une génération. Pour nous, la ruine de la Malting a presque plus d’importance que le bâtiment d’origine, soutient-elle. Pendant qu’il ne s’y passait rien, il s’y passait en fait beaucoup de choses. »

Même problématqiue dans Ahuntsic-Cartierville.
Ces propos de Mme Baillargeon pourraient s’appliquer à quelques immeubles institutionnels d’Ahuntsic-Cartierville présentement placardés tels que la Maison Mary-Dorothy-Molson (9095, boulevard Gouin ouest), la Maison Persillier-Lachapelle (790, boulevard Gouin ouest) ainsi qu’au site historique industriel des Moulins de l’Île-de-la-Visitation qui est partiellement barricadé depuis 2008.

Nous rediscuterons au cours de la fin de semaine de l’avenir de ces lieux patrimoniaux locaux et de cette idée de les développer.

Photos: captures d'écran du site de La Presse.

« Des résidents de Cartierville viennent de faire dérailler la transformation d’un monastère désaffecté en maison de ret...
10/19/2026

« Des résidents de Cartierville viennent de faire dérailler la transformation d’un monastère désaffecté en maison de retraite, de crainte de voir la circulation automobile augmenter dans leur quartier ».

C’est ainsi que le journaliste de La Presse présente le fait que 192 citoyens du secteur se sont prévalus de leur droit et ont signé le registre le 13 octobre. Ces résidents de la zone riveraine de l'ancienne maison mère des Soeurs de Miséricorde ont ainsi obtenu la tenue d’un référendum sur les modifications aux règles de zonage qui permettrait la conversion de l’ancien couvent en maison pour personnes âgées. Celui-ci devrait normalement avoir lieu dans les 120 jours suivant la fermeture du registre.

La Société d’histoire d’Ahuntsic-Cartierville est attristée de cette situation qui risque de faire que l’ensemble conventuel des Sœurs de Miséricorde sera laissé dans une situation de quasi abandon vu la fin de non-recevoir des résidents riverains. Nous vous rappelons que nous en avons fait une de nos priorités de vigilance patrimoniale dans Ahuntsic-Cartierville.

Nous vous invitons d'ailleurs à consulter la fiche de cet ensemble sur la plateforme Memento d'Héritage Montréal https://memento.heritagemontreal.org/site/ensemble-conventuel-des-soeurs-de-la-misericorde/

À ce stade-ci, il est difficile de prédire la suite des choses, le promoteur n’ayant pas annoncé s’il maintenait son projet face à la perspective de devoir le défendre dans le cadre d’un référendum. Il faut préciser qu’il a failli à la tâche de bien communiquer ses intentions et de faire connaitre adéquatement aux résidents riverains la nature de son projet immobilier.

Nous ignorons aussi si l’arrondissement ne va pas tout simplement retirer le projet de modifications au règlements de zonage qui en permettrait la réalisation, ce qui mettrait un terme immédiatement aux discussions.

Nous savons cependant que d’autres citoyens, qui ont à cœur de sauvegarder cet ensemble et de le voir destiné à un usage d’intérêt communautaire digne de la mission sociale des Sœurs de Miséricorde, ont pourtant trouvé de la valeur au projet de conversion de l’immeuble principal en résidence pour personnes âgées. Ils ont même décidé de produire un dépliant qui tentait de remédier aux défaillances dans les communications du promoteur.

Afin que vous puissiez vous faire une meilleure idée de ce projet qui est maintenant en péril, nous vous partageons donc la publication du comité citoyen RPA-Miséricorde. Nous devons cependant préciser qu’il est prématuré d’affirmer comme ils le font que l’arrondissement a approuvé le projet pour lequel aucun permis de construction n’a été émis à ce jour.

Il est évidemment tentant de faire un parallèle avec le scrutin référendaire de triste mémoire du 10 juin 2012 relatif au projet de construction de la Maison des arts et des lettres sur le site de l’école Sophie-Barat. Le vote de moins d’une centaine de riverains avait alors suffi à détruire des mois de travaux destinés à offrir un équipement culturel dont la construction était souhaitée par des centaines de citoyens et que rien n’a pu remplacer à ce jour.

Le cas présent diffère cependant par le manque de discussions publiques préalables dans la communauté et la faiblesse de la présentation du promoteur.

Nous ne pouvons qu’espérer que des discussions plus sereines aient lieu avant la tenue d’un éventuel référendum et qu’elles ne se limitent pas qu’aux seuls résidents riverains mais prennent bien en compte les besoins de la communauté élargie de Cartierville.

10/18/2026

La Société d’histoire d’Ahuntsic-Cartierville (SHAC) est heureuse des conclusions de la Commission d’enquête du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Son Rapport d’enquête et d’audience publique publié le 14 octobre 2026 sur le Projet de réfection du mur de soutènement en amont du barrage Simon-Sicard – Phase 2 rend une juste place aux démarches citoyennes du Sault-au-Récollet, à commencer par celles du Comité citoyen de la promenade du Sault.

Voici un extrait des faits saillants du rapport.

Les préoccupations et les opinions des
participantes et participants

Les travaux de la commission d’enquête ont permis aux participantes et participants de partager leurs points de vue sur différents sujets, dont voici un aperçu :
− L’insertion du projet dans le paysage riverain;
− L’accès public à la rivière des Prairies;
− L’aménagement d’une promenade riveraine;
− Les interventions prévues dans le parc Louis-Hébert;
− La démarche d’information et de consultation du public;
− Le milieu aquatique.

Nous constatons que le 14 octobre 2026 représente le début d’une mobilisation renouvelée en vue d’une démarche à long terme afin que les travaux sur les berges du Sault-au-Récollet soient menés de manière exemplaire pour que soit possible la réalisation, lors d’une étape ultérieure, la réalisation d’accès publics à la rivière et la promenade des berges du Sault.

À ce sujet, citons le rapport :

La commission constate que l’aménagement d’une promenade riveraine continue, allant du parc Louis-Hébert au barrage Simon-Sicard, est souhaité par plusieurs participants et participantes à ses travaux. Bien qu’Hydro-Québec ait écarté cette possibilité pour plusieurs raisons, elle indique qu’un tel aménagement pourrait être envisagé sous certaines conditions si la Ville de Montréal ou l’Arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville voulait, dans l’avenir, le prendre en charge. Ainsi, la commission considère que ces entités municipales devraient évaluer avec Hydro-Québec, en concertation avec les propriétaires riverains, la possibilité que les remblais projetés et les lots riverains appartenant à cette dernière puissent accueillir ultérieurement une telle promenade et ce, dans le respect des exigences techniques requises pour le projet.

Concernant l’accès à la rivière des Prairies et ses berges, le projet présente une occasion de favoriser la pratique d’activités nautiques par la population. Pour la commission, malgré le fait que l’Arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville n’envisage pas cette option pour le moment, il devrait, en collaboration avec Hydro-Québec, évaluer la possibilité d’adapter la conception des remblais pour prévoir un accès à la rivière en terres publiques. Dans le même ordre d’idées, afin d’atténuer l’effet d’éloignement de la rivière qui serait ressenti dans le parc Louis-Hébert à la suite de la mise en place des remblais, l’Arrondissement devrait explorer avec la société d’État la possibilité d’aménager des points d’accès aux berges en s’inspirant notamment de la placette du Fort-Lorette.

La SHAC et plusieurs de ses membres ont participé activement aux dépôts de requête pour la tenue des audiences publiques du BAPE. Le soutien au Comité citoyen de la promenade du Sault est d’ailleurs inscrit aux plans d’action annuels de notre société depuis quelques années.

Dans ce contexte, nous souhaitons ce matin rendre hommage ce matin à la vision et aux efforts persistants d’André Gravel. La SHAC lui avait consacré dès 2020 sa seconde vidéo : André Gravel - citoyen du Sault au Récollet.

Cette entrevue est divisée en trois parties. Dans Rivages, qui commence vers 3 minutes 3 secondes, il présente sa vision de la promenade des berges du Sault.

1 : Rivages
2 : Solidarité
3 : Éducation

Bonne écoute!

COMMISSION DE TRANSPORT DE MONTRÉAL (CTM)RÉSEAU DE TRANSPORT EN COMMUN AU 30 NOVEMBRE 1957.Détail d’un plan contenu dans...
10/14/2026

COMMISSION DE TRANSPORT DE MONTRÉAL (CTM)
RÉSEAU DE TRANSPORT EN COMMUN AU 30 NOVEMBRE 1957.

Détail d’un plan contenu dans le rapport annuel de 1958 de la CTM. Les voies de tramway restantes qui en sont à leurs derniers mois de services sont représentées par des lignes pointillés.

On y voit les lignes 24 Millen-Sault, la ligne 40 dans Montréal-Nord et la ligne 17 entre Cartierville et le terminus Garland dans Côte-des-Neiges.

Voici une nouvelle photo prise par Roland Dauphinais que nous a fait parvenir son fils, Pierre Dauphinais. Elle a été pr...
10/14/2026

Voici une nouvelle photo prise par Roland Dauphinais que nous a fait parvenir son fils, Pierre Dauphinais.

Elle a été prise le long de l'emprise des tramways sur Millen à un point entre la rue Chabanel et la rue de Louvain.

Le photographe regardait vers le nord comme en témoignent les pylônes de l'ancienne ligne 120 kv d'Hydro-Québec qui passait au sud de la voie ferrée du Canadien National.

Avis aux amateurs de tramways: un détail nous intrigue. Le photographe semble être dans un wagon ouvert avec un habitacle seulement pour le conducteur. Est-ce que quelqu'un pourrait nous renseigner sur ce véhicule?

Cote de la photo: RDP055

Normand Bibeau

En 1956, lorsque cette photo aérienne a été prise, le service de tramway en était à ses dernières années à Montréal. Dès...
10/14/2026

En 1956, lorsque cette photo aérienne a été prise, le service de tramway en était à ses dernières années à Montréal.

Dès 1953, il avait été éliminé et remplacé par des bus entre le bas de la ville et la rue Émile-Journault.

Il ne subsistait alors plus que le tronçon entre le terminus Émile-Journault et le Sault-au-Récollet, la fameuse ligne 24 Millen qui n'a été en opération que de 1953 à 1959. Ce qui a permis à ce dernier segment de survivre plus longtemps est le fait qu'il passait sur une emprise hors route qui appartenait à la Compagnie de tramways de Montréal avant son expropriation par la Ville de Montréal.

Le terminus qui était situé à l'intersection de la rue Émile-Journault et de l'avenue Millen est encerclé au haut de l'image.

En pointillés : des voies de tramway existaient toujours sur Crémazie et à l'ouest du futur parc St-Alphonse entre les ateliers Youville et le terminus mais il n'y avait pas de service de passagers entre ces points.

Dans une cercle au bas de l'image: l'église St-Alphonse d'Youville.

Source de l'image : Photothèque de la Ville de Montréal. 1956-3883-1-140-e13200 (détail).

Dans l’histoire d’un quartier il y a toujours des faits marquants bien connus. Il arrive aussi cependant que des événeme...
10/11/2026

Dans l’histoire d’un quartier il y a toujours des faits marquants bien connus. Il arrive aussi cependant que des événements qui n’ont pas lieu aient aussi causé un impact considérable sur ce qu'il est aujourd'hui devenu.

Pour Cartierville, la non-venue de la ligne 3 du métro et l’abandon du service de passagers du CN ont eu des conséquences graves.

Ce qui était le cœur de ce quartier demeure aujourd’hui essentiellement une zone de transit automobile vers Laval.

Un article de Jeanne Corriveau paru dans Le Devoir nous rappelle l’histoire de la ligne 3 (rouge) du métro et d’autres non-réalisations dont la ligne 7 vers Montréal-Nord, quartier qui attends toujours lui aussi un projet de transport collectif structurant.

En voici le texte.

Le métro de Montréal comporte quatre lignes : verte (1), orange (2), jaune (4) et bleue (5). Qu’est donc devenue la ligne portant le numéro 3 ? Prévue dans les plans de l’administration de Jean Drapeau dans les années 1960, cette ligne qui devait relier la rue Saint-Jacques au quartier Cartierville en passant par le tunnel du mont Royal ne s’est jamais concrétisée, comme bien d’autres projets d’extension du réseau abandonnés au fil des ans.

Lorsqu’ils ont dévoilé le projet du métro de Montréal, en octobre 1961, le maire Jean Drapeau et Lucien Saulnier, président du comité exécutif, ont présenté les trois lignes qui devaient voir le jour dans la métropole. Au programme figuraient les lignes 1 et 2, devenues les lignes verte et orange, ainsi que la ligne 3, aussi connue sous le nom de « ligne rouge ».

La ligne 3 devait emprunter les rails du CN, ce qui nécessitait que l’on dote les rames de métro de roues d’acier ; celles des autres lignes devaient rouler sur pneus, comme le souhaitait le maire Drapeau, séduit par le métro parisien, qui utilisait cette technologie.

Les banlieues réfractaires
Dès le départ, le projet de ligne 3 est entouré de flou, la Ville ignorant qui va le réaliser et quand il verra le jour. Au fil des mois, le projet s’enlise dans de laborieuses négociations. Les municipalités d’Outremont, de Mont-Royal et de Saint-Laurent sont bien prêtes à accueillir un métro sur leur territoire — d’autant que c’est la Ville de Montréal qui allait assumer les coûts de construction —, mais elles refusent que Montréal mette la main sur les revenus de taxes des infrastructures et des édifices qui allaient être construits au-dessus des stations ou à proximité afin de financer le projet.

La ligne 3 n’est pas au bout de ses peines. Le projet est complexe, car il utilise les emprises du CN. Faut-il vraiment privilégier les roues d’acier, ou plutôt aménager de nouvelles voies pour un métro sur pneus afin d’assurer la cohésion avec le reste du réseau ? Le différend avec les villes de banlieue et des coûts élevés appréhendés mettent le projet en péril.

« Il y a aussi la posture annexionniste très affirmée à l’époque de l’administration Drapeau-Saulnier », explique Dale Gilbert, historien spécialiste des questions urbaines. « On ne veut pas se bâdrer de négociations qui vont s’étirer en longueur avec des municipalités de banlieue qu’on aimerait mieux voir être annexées au territoire de la Ville de Montréal de toute façon. » Et pour l’administration Drapeau-Saulnier, le métro est avant tout destiné aux Montréalais, pas un projet métropolitain, ajoute l’historien.

Il y aura quand même l’exception Longueuil. Quand, en 1962, Montréal obtient la tenue de l’Exposition universelle de 1967, l’administration Drapeau-Saulnier annonce qu’elle ira de l’avant avec la ligne 4 (jaune), entre Montréal et la Rive-Sud, une option qui n’avait jamais été évoquée auparavant. Le projet de la ligne 3 est relégué sur une tablette où il finira par accumuler la poussière.

La question des roues d’acier n’est pas à négliger, estime Dale Gilbert. « Drapeau avait fait le choix du pneu parce que c’était une technologie inédite en Amérique du Nord. C’était l’occasion de faire du métro quelque chose de séduisant [et] de positionner Montréal comme étant une métropole d’avant-garde à l’affût des nouvelles technologies », soutient l’historien. « On ne veut pas abandonner la force symbolique que peut avoir le pneu. Ça contribue à faire en sorte que la ligne 3 est abandonnée. »
Un train vers Deux-Montagnes roulait déjà sur ces voies et il sera modernisé dans les années 1990. Et depuis l’an dernier, le Réseau express métropolitain (REM) emprunte cet axe. Le numéro 3 ne sera jamais attribué à une autre ligne de métro.

La ligne 6
La ligne 3 ne fut pas la seule à mourir au feuilleton. Au début des années 1970, le Bureau du transport métropolitain de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) prend en charge la construction du réseau de métro, et une quarantaine de nouvelles stations sur les lignes orange, verte et bleue sont construites pendant les décennies 1970 et 1980, malgré le moratoire de Québec sur les prolongements.

La crise pétrolière et les coûteux projets du Stade olympique et de la Baie-James avaient incité le gouvernement à la prudence, rappelle l’historien Benoît Clairoux, conseiller en communications à la Société de transport de Montréal. « En 1976, le gouvernement du Québec a imposé un moratoire et ne voulait plus de prolongements sans son autorisation, souligne-t-il. À l’époque, il disait que le métro souterrain avait atteint ses limites — ce qui est discutable aujourd’hui — et il était arrivé à la conclusion que c’était moins cher de construire un métro de surface qu’un métro souterrain. »

Québec met sur pied un organisme gouvernemental pour la planification des transports dans la région métropolitaine. Le Conseil des transports de la région de Montréal propose le projet de la ligne 6, un circuit dans le nord-est de l’île qui aurait relié la station Du Collège et Pointe-aux-Trembles et qui aurait été emprunté par un métro de surface utilisant l’emprise ferroviaire du CN. « L’ennui pour le gouvernement du Québec, c’est que la CUM n’y était pas très favorable, car elle préférait le métro souterrain sur pneus, tout comme les villes desservies, telles que Saint-Léonard et Montréal-Nord », relate Benoît Clairoux.

Devant le peu d’enthousiasme des municipalités et les doutes sur l’achalandage à espérer, le projet de ligne 6 tombe dans l’oubli jusqu’à ce que le gouvernement décide d’aller de l’avant avec le train de Mascouche, qui utilisera cette emprise ferroviaire.

La ligne 7
La ligne 7, ou « ligne blanche », entre la station Pie-IX (ligne verte) et Montréal-Nord, dans l’axe du boulevard Pie-IX, plaisait davantage à Montréal et aux municipalités desservies parce qu’il s’agissait d’un projet de métro souterrain. « Elle reprenait en partie le plan initial de la ligne bleue, qui devait se rendre à Montréal-Nord », signale Benoît Clairoux.

Le projet ne passe pas comme une lettre à la poste, car le gouvernement du Québec privilégie un métro sur roues d’acier. Les prévisions d’achalandage, plus faibles que pour les autres lignes de métro, soulèvent aussi des interrogations. Avec le changement de gouvernement à Québec en 1985, le projet piétine. La CUM et Laval reviendront à la charge avec l’idée de prolonger la ligne bleue jusqu’à Anjou et la ligne orange vers Laval. « Rien ne va être fait. Au contraire, il y a la réforme Ryan, qui fait en sorte que Québec se retirera du financement du transport collectif pour se rabattre sur le financement des infrastructures », résume Benoît Clairoux.

Dans son schéma d’aménagement publié en 1986, la CUM évoquait aussi les lignes 8, 9, 10 et 11, mais il s’agissait de trains de surface. À ces projets s’ajoute la ligne rose, promise en campagne électorale par l’ex-mairesse Valérie Plante en 2017, mais dont l’avenir demeure incertain

Photo 2 : Archives STM Une carte datant de 1963 sur laquelle on peut voir la ligne 3 (CN) qui n'a jamais vu le jour à Montréal.

Photo 3 : Archives STM Cette carte de l'ex-Communauté urbaine de Montréal (CUM), datant de 1986, montre plusieurs lignes qui n'ont jamais vu le jour (notamment les lignes 6 et 7).

Dans un commentaire reçu à la suite de notre publication à propos aérienne du Domaine de Saint-Sulpice en 1962, M. Pierr...
10/09/2026

Dans un commentaire reçu à la suite de notre publication à propos aérienne du Domaine de Saint-Sulpice en 1962, M. Pierre Cusson demandait qui se souvient du vélodrome ?

Voici le Vélodrome Métropolitain sur un détail d'une vue aérienne de 1956. Il était situé à proximité du Collège André-Grasset et de intersection de la rue St-Hubert et du boulevard Crémazie. Vous remarquerez que l'autoroute Métropolitaine n'est pas encore construite.

Des promoteurs ont présenté à ce vélodrome qui a eu une brève existence des combats de lutte.

Source de l'image : Photothèque de la Ville de Montréal. 1956-3883-1-140-e13200 (détail).

Adresse

10300, Rue Lajeunesse, Local 2. 114
Montreal, QC
H3L2E5

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