08/24/2026
Une rentrée littéraire marquée par les écrivains québécois « Notre littérature est peut-être moins normée et plus libre »,
titre le journal Le Monde, dans Le Mag du 23 août 2026.
Éclairante cette enquête sur nos auteurs, nos maisons d'édition, la reconnaissance de notre littérature qui suscite un engouement croissant sur le marché français.
L’un des principaux enjeux commerciaux de la rentrée littéraire chez Grasset serait « C’était ça ou mourir » de Thélyson Orélien, précise Clémentine Goldszal dans son article.
« En cette rentrée littéraire, le choix sera grand entre romans rural (Lait cru, de Steve Poutré, Les Escales), gothique (La Maison du rang Lynch, d’Alexie Morin, Le Quartanier), tendrement autobiographique (Herbier du souvenir, de Jean-François Beauchemin, Québec Amérique), classique (Ces enfants de ma vie, de Gabrielle Roy, Les Prouesses), d’anticipation (Le Mur, de Christian Guay-Poliquin, La Peuplade), mystérieux (Soleil d’abandon, de Mathieu Rolland, Plon) ; mais aussi essais féministe (Divas, de Martine Delvaux, Héliotrope) ou décolonial (Les fascistes n’ont jamais compté les étoiles, de Yara El-Ghadban et Rodney Saint-Eloi, Mémoire d’encrier), et même un roman graphique (Y a d’la joie, de Michel Rabagliati, La Pastèque) », poursuit-elle.
« ... les succès publics et critiques des romanciers comme Laura-Eve Lambert – qui avait signé ses premiers textes à succès sous les noms de Kevin ou Kev Lambert –, Eric Chacour, Gabrielle Filteau-Chiba, Dominique Fortier ou Sébastien Dulude ont remis à l’honneur la province canadienne francophone ... »
Eric Chacour, 43 ans, travaillait dans la finance jusqu’à ce que le succès de son premier roman, Ce que je sais de toi (Philippe Rey, 2023), écoulé à plus de 130 000 exemplaires en France (et 200 000 en format poche), après avoir fait l’objet d’enchères à cinq chiffres entre quatre éditeurs français, le projette dans une carrière d’écrivain à temps plein.
« Au Québec, nous n’avons pas de grosses entreprises ni d’industries internationales puissantes, donc si des gens savent aujourd’hui qu’il y a un endroit en Amérique du Nord où on parle français, c’est grâce à Céline Dion, Xavier Dolan ou Dany Laferrière. Cette culture est importante pour préserver notre identité, et nous devons continuer à la promouvoir. Pour cela, elle doit être soutenue, parce que notre marché est petit », explique-t-il.
Cette enquête est un beau tour d'horizon de notre marché littéraire avec chiffres à l'appui. Réjouissant !
☝️À lire sur le site du journal Le Monde.
Coop Maisonneuve Collège de Maisonneuve Association des libraires du Québec