CRADI Il est le porte-parole du milieu associatif montréalais de la déficience intellectuelle et des troubles du spectre de l’autisme.

Regroupement montréalais engagé dans la défense des droits et la promotion des intérêts des personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme. Le CRADI (Comité régional pour l’autisme et la déficience intellectuelle) est un regroupement montréalais d'organismes engagés dans la défense des droits et la promotion des intérêts des personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme ainsi que leur famille.

Un camp d’été qui accueille la différence ☀️"Durant l’été, le camp Garagona, à Frelighsburg, dans les Cantons-de-l’Est, ...
08/20/2026

Un camp d’été qui accueille la différence ☀️

"Durant l’été, le camp Garagona, à Frelighsburg, dans les Cantons-de-l’Est, propose des séjours et des programmes sociorécréatifs bilingues aux adultes qui vivent avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme, ou les deux."

Visitez le camp Garagone grâce au photoreportage paru dans Le Devoir : https://tr.ee/aHOsJa7quF

"La recherche scientifique s’intéresse depuis quelques années déjà aux réalités vécues par les parents d’enfants présent...
08/20/2026

"La recherche scientifique s’intéresse depuis quelques années déjà aux réalités vécues par les parents d’enfants présentant un trouble du développement, comme l’autisme et la déficience intellectuelle. «L’angle mort de ces études, ce sont les fratries, indique Corinne Rochefort (Ph.D. psychologie). Lorsque l’organisation familiale tourne autour des besoins spéciaux et du soutien donné par les parents à l’un des enfants, il y a de fortes chances que les autres membres de la fratrie en soient affectés.»

Réalisée sous la direction des professeures du Département de psychologie Mélina Rivard et Alison Paradis, la thèse de Corinne Rochefort visait à mieux comprendre cette réalité..."

À lire ici :

Corinne Rochefort s'intéresse à la fratrie, peu considérée dans les études scientifiques jusqu'ici.

📹 Caméras en milieu d’hébergement : de nouvelles règles qui concernent directement les personnes vivant avec une déficie...
08/19/2026

📹 Caméras en milieu d’hébergement : de nouvelles règles qui concernent directement les personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou l'autisme.

Article complet : https://cradi.com/nouvelles/cameras-et-mecanismes-de-surveillance-en-milieu-dhebergement/

Depuis le 23 avril 2026, un nouveau règlement encadre l’utilisation de caméras et d’autres mécanismes de surveillance dans certains milieux d’hébergement.

Et ce changement est particulièrement important, notamment pour les personnes que le CRADI représente et accompagne.

Auparavant, les règles concernaient principalement les CHSLD. Le nouveau règlement élargit maintenant leur portée à plusieurs milieux d’hébergement pour adultes vivant notamment avec une déficience intellectuelle, un TSA ou une déficience physique, comme les ressources à assistance continue (RAC), les foyers de groupe et certains internats.

Concrètement, une personne hébergée ou la personne qui la représente peut, sous certaines conditions, installer une caméra dans sa chambre, notamment pour :

• Assurer sa sécurité ou celle de ses biens;
• S’assurer de la qualité des soins et des services;
• Contribuer à repérer une situation de maltraitance.

Mais cette possibilité vient aussi avec des règles importantes concernant le consentement, les chambres partagées, les limites de captation, la confidentialité, la conservation des enregistrements et leur destruction.

Le règlement impose également de nouvelles obligations aux établissements, notamment d’informer les personnes hébergées et leur représentation, d’afficher clairement la possibilité que des mécanismes de surveillance soient installés et de désigner une personne responsable pour accompagner les démarches.

🔎 Quels sont les droits des personnes hébergées? Quelles sont les responsabilités des familles et de la représentation? Que faire en cas de situation de maltraitance?

Le CRADI a préparé une analyse du nouveau règlement afin d’en présenter les principaux éléments et de faire ressortir les points de vigilance pour les personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un TSA, leurs proches et les organismes qui les accompagnent.

👉 Pour lire l'article au complet ou le décret : https://cradi.com/nouvelles/cameras-et-mecanismes-de-surveillance-en-milieu-dhebergement/

Cet article est présenté à des fins d’information générale et ne constitue pas un avis juridique.

Ce que le nouveau règlement change pour les personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un TSA Analyse du Décret 474-2026 par le CRADI En bref Le 25 mars 2026, le gouvernement du Québec a édicté le Règlement concernant les modalités d’utilisation de mécanismes de surveillance p...

Des règlements simplifiés pour la création de logements adaptés"Le gouvernement du Québec a annoncé lundi un nouveau cad...
08/19/2026

Des règlements simplifiés pour la création de logements adaptés

"Le gouvernement du Québec a annoncé lundi un nouveau cadre réglementaire visant à faciliter les demandes pour la création de logements adaptés. Une modification qui plaît à un organisme de la Mauricie, qui pourrait en profiter pour créer plus de places dans ses bâtiments.

Avec le nouveau cadre réglementaire, les projets de logements qui offrent des services spécialisés, que ce soit en santé mentale, en toxicomanie ou en violence conjugale, s’effectueront à la fois aux deux ministères concernés, soit la Santé et l’Habitation, qui communiqueront ensemble à partir d’une seule demande.

Ce changement permet de mettre fin à un dédoublement pour les organismes qui font des demandes, ceux-ci devaient auparavant aller demander aux deux ministères, qui ne communiquaient pas ensemble, afin de réaliser leur projet.

Le gouvernement espère que ce changement raccourcira les délais, simplifiera le processus et offrira des balises claires aux organismes pour leur donner une planification du projet sur trois ans.

Bientôt la création d’autres J’ai mon appart'?

Depuis 2018, Michelle Lafontaine se bat pour créer des logements adaptés pour des personnes comme son fils Félix, qui vivent avec une déficience intellectuelle.

Son parcours a été long, elle a dû effectuer de nombreuses demandes de subventions, faire des collectes de fonds et aller cogner à la porte du gouvernement de nombreuses fois pour réaliser ce projet d’appartement adapté aux besoins de ces personnes.

J'ai mon appart' a été mis en fonction en 2022.

Mme Lafontaine espère que ces allégements réglementaires vont faciliter la vie aux personnes comme elle, qui souhaitent créer ce type de projet.

C'est le gouvernement qui reconnaît le modèle d'habitation. C'est très émouvant d'arriver à une journée comme celle-là, parce que c'est des initiatives qui étaient prises un peu partout au Québec par des parents, souvent des parents qui sont membres de conseil d'administration, qui ont investi du temps, beaucoup beaucoup de temps, puis qui ont eu de l'espoir pour leur enfant qui était devenu adulte, explique-t-elle.

Les organismes comme le sien demandent cependant davantage de financement du gouvernement pour concrétiser leurs projets. Une demande qui n'a, pour le moment, pas trouvé sa place dans l'annonce du nouveau cadre réglementaire."

Pour lire l'article : https://tr.ee/gQb1H0vBnX

Pour voir le reportage : https://www.youtube.com/watch?v=TRz_7r5MZXg

Un nouveau cadre réglementaire unifie enfin les demandes de logemen...

Des initiatives comme celle-ci montrent qu’une société plus inclusive peut aussi prendre des formes très concrètes. En o...
08/17/2026

Des initiatives comme celle-ci montrent qu’une société plus inclusive peut aussi prendre des formes très concrètes. En offrant à des personnes ayant une déficience intellectuelle l’occasion de travailler, de développer leurs compétences et de participer pleinement à la vie de leur communauté, on va bien au-delà de la simple création d’emplois. On favorise l’autonomie, la confiance en soi, le sentiment d’utilité et les liens sociaux, tout en permettant à la collectivité de découvrir les talents et les contributions de personnes trop souvent mises à l’écart. Des projets comme cette ferme démontrent ainsi que l’inclusion profite à tout le monde : aux personnes concernées, à leurs familles et à l’ensemble de la communauté.

Un article à lire ici : https://tr.ee/PedCGkAgAD

"Le premier camp de jour du fils de Vanessa Jourdain a été une expérience positive non seulement pour lui, mais aussi po...
08/14/2026

"Le premier camp de jour du fils de Vanessa Jourdain a été une expérience positive non seulement pour lui, mais aussi pour toute une collectivité, a-t-elle constaté.

Je suis la mère d’un adolescent et d’un petit bonhomme de 6 ans. Un enfant curieux, lumineux, atteint d’un re**rd global de développement lié à une malformation cérébrale et qui se déplace avec l’appui d’une marchette. Cette année, il vivait une première importante : son tout premier camp de jour.

Quiconque a déjà navigué dans le monde des camps de jour le sait : entre les listes d’attente, les préinscriptions, les choix de parcours thématiques et les coûts en constante hausse, l’exercice est complexe. Il se transforme vite en véritable parcours à obstacles lorsqu’on est parent d’un enfant « différent ».

C’est ce que j’ai vécu.

Après plusieurs refus et blocages liés à des critères que mon plus jeune cochait trop ou pas assez, j’ai finalement trouvé une place. Il a fallu expliquer, répéter, remplir des formulaires supplémentaires, multiplier les appels et déconstruire certaines idées préconçues, notamment parce que mon fils n’est pas tout à fait propre. J’ai aussi dû rappeler que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse interdit de refuser un enfant à un camp de jour pour ce motif. On m’a écoutée et on m’a même remerciée pour cette « sensibilisation ».

Mon insistance calme, mais ferme, a fini par faire basculer les choses positivement pour notre famille, au terme d’un processus amorcé en janvier.

Puis l’été a commencé.

Dans un camp de jour communautaire de quartier, au milieu d’une mer de petits chandails orange, il y a eu « Canicule », l’accompagnatrice de mon fils. Grâce à elle et à l’ouverture du milieu, mon garçon a vécu plusieurs semaines de rêve. Il a participé à des activités auxquelles j’aurais moi-même hésité à l’inscrire. Il a suivi son groupe, comme n’importe quel autre enfant de son âge, avec sa marchette pour l’aider à avancer.
Une collectivité qui gagne

Ce qui m’a bouleversée, ce n’est pas seulement que ça ait été possible : c’est ce que ça a révélé autour de lui.

J’ai vu des enfants du quartier crier son nom à son arrivée. D’autres lui faire l’accolade au départ. Un copain lui a demandé son numéro pour l’inviter à jouer chez lui : une première. Une mère m’a aussi prise à part pour me remercier d’avoir inscrit mon fils au camp, parce que ses propres enfants parlent à la maison de leur joie de l’aider. Ce que j’ai vu, c’est une collectivité qui gagnait à accueillir la différence au lieu de l’éviter.

Et c’est là que se trouve le cœur du sujet.

La présence d’un enfant comme le mien ne crée pas un problème. Elle oblige simplement un milieu à voir plus large, à s’ajuster, à faire preuve d’imagination et de souplesse. Ça apprend aux autres, jeunes comme adultes, à attendre, à observer, à s’adapter, à coopérer. Un enfant qui participe avec les autres n’est pas un problème à résoudre, mais un membre de plus dans un groupe qui apprend à vivre ensemble.

Rendre sa différence visible, c’est accepter que sa présence transforme aussi tous les autres. Et c’est précisément là que commence une société plus juste.

Aux camps de jour, aux municipalités, aux organismes de loisir : votre rôle est immense. Chaque place ouverte, chaque accompagnateur, chaque geste d’accueil change nos milieux. Formez vos équipes. Prévoyez les ressources. La volonté de chercher des solutions plutôt que des raisons d’exclure fait la différence entre une institution qui tolère et une communauté qui accueille vraiment. En disant oui plutôt que « c’est compliqué », vous n’acceptez pas seulement un enfant de plus : vous contribuez à bâtir une société où personne n’est laissé de côté.

L’inclusion n’est pas qu’un principe abstrait.

C’est une main tendue au bon moment.

Un nom qu’on prononce avec joie.

C’est un chandail orange parmi les autres."

À lire dans La Presse : https://tr.ee/KSLE16fFvO

Des compétences à reconnaître, des talents à inclure!En pleine pénurie de main-d’œuvre, des personnes ayant une déficien...
08/14/2026

Des compétences à reconnaître, des talents à inclure!

En pleine pénurie de main-d’œuvre, des personnes ayant une déficience intellectuelle compétentes, qualifiées, aptes à travailler et prêtes à intégrer le marché du travail sont encore trop souvent ignorées ou sous-estimées.

Le 6 août dernier, Kristen Carr, présidente-directrice générale d’Inclusion Canada, signait une tribune dans L’Acadie Nouvelle sur l’inclusion des personnes ayant une déficience intellectuelle au travail.

Le sujet a ensuite été abordé en entrevue par Janic Godin avec Danny Soucy, conseiller principal, leadership et renforcement des capacités chez Inclusion Canada.

« Je pense que souvent, on regarde les défis que les personnes vivent au lieu de regarder les forces que les personnes ont. »

👉 Une entrevue à écouter pour réfléchir autrement à l’inclusion professionnelle des personnes ayant une déficience intellectuelle : https://tr.ee/AWZhEMbPfb

Le défi de la sexualité en DI-TSAUn article de l'Hebdo du St-Maurice consultable ici: https://tr.ee/PpSGoy3qAZ"La sexual...
08/13/2026

Le défi de la sexualité en DI-TSA
Un article de l'Hebdo du St-Maurice consultable ici: https://tr.ee/PpSGoy3qAZ

"La sexualité représente un défi particulier pour cette clientèle. Selon Mme Matteau, la difficulté ne réside pas dans les désirs ou les besoins eux-mêmes, mais dans tout ce qui les entoure. ” La sexualité, c’est du non-dit. On doit décoder les règles; ce qu’on peut dire, ce qu’on ne peut pas faire, ce qui est permis. Une clientèle non autiste ou sans déficience intellectuelle a généralement plus d’aisance à décoder ces choses-là “, croit-elle.".

"Les comportements sexuels jugés inappropriés figurent parmi les demandes fréquentes, tout comme les difficultés relationnelles, les enjeux amoureux, les agressions sexuelles et, de plus en plus, les questions liées à l’identité de genre."

"Suzie Matteau revient souvent sur un même constat : la sexualité arrive encore trop souvent en dernier dans la liste des priorités. Les parents sont débordés, les écoles manquent de ressources, les intervenants sont parfois mal à l’aise. Pendant longtemps, les sexologues ont été rares dans le réseau public. Lorsqu’elle a commencé sa carrière en DI-TSA, ils se comptaient presque sur les doigts d’une main à l’échelle du Québec."

” Le thème de la sexualité, c’est une patate chaude. Les gens sont mal à l’aise. Pourtant, il y a plein de personnes qui seraient habiles pour intervenir, dit-elle, sans toutefois blâmer qui que ce soit. Les parents sont sous-soutenus, tout comme les écoles et les intervenants. “

"Aujourd’hui, on s’intéresse à l’expérience des femmes autistes qui ont reçu un diagnostic tardif.Article paru dans Le D...
08/10/2026

"Aujourd’hui, on s’intéresse à l’expérience des femmes autistes qui ont reçu un diagnostic tardif.

Article paru dans Le Devoir par Gabrielle Gingras
Professeure à l’École d’art‑thérapie de l’UQAT et doctorante en psychologie à l’UQAM.

Imaginez être au monde avec l’impression de venir d’une autre planète. Les codes sociaux, si naturels pour les autres, vous échappent. Les odeurs et la lumière vous agressent. Les 5 à 7 qui enchantent vos collègues sont votre pire cauchemar. Vous vous sentez comme une extraterrestre dans un monde que vous devez constamment décoder, à la recherche d’une communauté qui vous ressemble. À force de vous contraindre à faire comme les autres, vous vous épuisez. Vous consultez : anxiété généralisée, trouble d’adaptation… mais la souffrance persiste. D’autres diagnostics suivent, on ajuste votre médication… mais la souffrance demeure.

Un jour, exaspérée, vous cherchez des réponses en ligne. Vous tombez enfin sur le blogue d’une femme qui décrit exactement ce que vous vivez : il s’agit d’une femme autiste. Le diagnostic arrive enfin. Pourtant, les préjugés sont encore présents, parfois même chez des professionnels de la santé : « Vous avez trop d’amis pour être autiste », « vous me regardez pourtant dans les yeux », ou même « vous êtes trop belle pour être autiste ».

Malheureusement, ce récit n’est pas imaginaire. Il reflète l’expérience d’un nombre croissant de femmes autistes qui ont reçu le diagnostic à l’âge adulte, parfois décrites comme la « génération perdue » ou « l’autisme invisible ». Cette invisibilité se manifeste, entre autres, dans le parcours diagnostique.

Les femmes dont l’autisme a été diagnostiqué tardivement vivent des années d’errance diagnostique durant lesquelles elles se sentent inadéquates, incomprises, sans validation ou soutien adapté. Elles reçoivent des diagnostics erronés, ou un seul au lieu d’un double diagnostic. Dans les doubles diagnostics, une condition peut en masquer une autre, comme l’autisme dissimulé par l’anxiété ou le TDAH. À cela s’ajoutent des biais de genre intégrés aux critères diagnostiques, historiquement fondés sur des profils masculins.

Bien que l’autisme concerne tous les genres, certaines caractéristiques plus fréquentes chez les femmes sont moins visibles. Leurs intérêts spécifiques attirent moins l’attention (psychologie, mode, linguistique, etc.). Leur capacité à imiter les codes sociaux ainsi qu’une sensibilité empathique peuvent aussi brouiller les pistes. Le ratio diagnostique en témoigne : longtemps estimé à quatre garçons pour une fille, il se situerait aujourd’hui autour de trois pour une. Autrement dit, de nombreuses femmes restent sans diagnostic ou ne le reçoivent qu’à la suite d’un épuisement professionnel ou après le diagnostic chez l’un de leurs enfants.

Qui définit l’autisme ?

Face à ce constat, une autre question s’impose : qui définit l’autisme et à partir de quel point de vue ? L’autisme a longtemps été défini par des experts non autistes, mettant en avant-plan les observations comportementales reliées à l’autisme au détriment de l’expérience vécue. Comme chercheuse neurotypique, je me suis demandé comment mieux comprendre et soutenir ces femmes tout en respectant le principe fondamental des mouvements d’autoreprésentation : « Rien sur nous sans nous. »

Dans cet esprit, et dans le cadre de ma thèse doctorale, j’ai cocréé avec des consultantes autistes et une art-thérapeute autiste un programme d’autonomisation sociale en art-thérapie de groupe de dix rencontres, qui se concluait par une exposition publique. L’objectif de recherche, à la suite du programme, était d’écouter les participantes pour mieux comprendre leurs expériences reliées à l’identité sociale, l’agentivité et l’estime de soi, et de formuler des recommandations pour les services en santé mentale. À l’issue de cette expérience, trois constats se sont imposés.

Premièrement, l’importance du sentiment d’appartenance pour développer une identité sociale positive. Toutes les participantes ont témoigné du fait que de se retrouver entre femmes autistes leur avait permis de se sentir comprises et « normales », de trouver leur communauté. « Pour la première fois, je me sentais comprise sans avoir à m’expliquer », résume l’une d’elles. Le groupe est devenu un refuge où elles n’avaient pas à se suradapter aux normes sociales. Cette expérience d’appartenance a favorisé l’émergence de nouveaux repères identitaires positifs, contrebalançant les représentations stéréotypées et stigmatisantes de l’autisme véhiculées par la société.

Deuxièmement, dans ce contexte, le regard porté sur soi s’est transformé. Malgré les défis, l’autisme est progressivement devenu, pour plusieurs, une force et une source d’inspiration plutôt qu’un déficit à corriger. Grâce au groupe et au processus créatif, elles ont pu explorer leur manière singulière et légitime d’habiter le monde. L’art leur a offert un langage pour exprimer des expériences sensorielles et émotionnelles que les mots peinent parfois à traduire. Cela a contribué à nourrir une estime de soi plus positive.

De l’invisibilité à la visibilité

Troisièmement, l’exposition publique a créé un contexte où les femmes sont passées de l’invisibilité à la visibilité en créant des œuvres d’art, des installations artistiques, et en prenant la parole autour de leur propre expérience. Beaucoup ont fait leur « coming out autistique » durant l’exposition. Cette démarche a permis aux visiteurs de découvrir une réalité souvent méconnue. L’exposition est devenue un pont entre leur monde intérieur et le regard de la société, et a ainsi contribué à déconstruire certains stéréotypes entourant l’autisme. L’expérience a été si significative que les participantes ont poursuivi l’aventure en fondant leur propre collectif artistique, la Tribu d’émergentes.

Cette recherche soulève des questions plus larges. Si dix rencontres d’art-thérapie en groupe peuvent aider à transformer leur rapport à elles-mêmes et aux autres, que révèle cette expérience sur les services en santé mentale adaptés au besoin de femmes autistes ? Et pourquoi les personnes autistes doivent-elles encore lutter pour que leur expérience soit reconnue dans les décisions qui les concernent ?

Pour avancer, une approche collaborative s’invite. Sensibiliser les professionnels aux manifestations diversifiées de l’autisme chez les femmes demeure primordial, car elles restent trop souvent méconnues. Dans le même mouvement, inclure les femmes autistes dans la conception et la mise en œuvre des services permet de mieux refléter leur réalité et de répondre à leurs véritables besoins. Par ailleurs, offrir des groupes et des espaces qui favorisent la rencontre, la créativité et le partage d’expériences peut soutenir le bien-être des femmes autistes en renforçant l’appartenance, l’estime de soi et le développement d’une identité positive.

Ensemble, ces gestes permettent de poser les bases de pratiques et une culture qui reconnaît et célèbre la contribution singulière du regard autiste sur le monde."

Pour lire l'Article dans Le Devoir : https://tr.ee/aXCABvSTWr

💜Le CRADI vous invite à participer au Forum montréalais sur la proche aidance de la TCRPAM!  Le 17 septembre prochain, n...
08/07/2026

💜Le CRADI vous invite à participer au Forum montréalais sur la proche aidance de la TCRPAM!

Le 17 septembre prochain, nous vous invitons à prendre part à la 3e édition du Forum montréalais sur la proche aidance sous le thème « Les personnes proches aidantes au cœur du soutien ».

Ce forum sera l'occasion de rassembler des personnes proches aidantes, des organismes communautaires, des partenaires ainsi que des acteurs du réseau de la santé et des services sociaux afin de réfléchir ensemble aux défis de la proche aidance et aux actions à mettre en place pour mieux reconnaître et soutenir celles et ceux qui accompagnent un proche.

✨ Au programme :
• Une présentation de la Loi visant à reconnaître et soutenir les personnes proches aidantes;
• Un panel réunissant des personnes proches aidantes et des experts du milieu;
• Des ateliers participatifs pour faire entendre votre voix;
• Des moments de réseautage, des kiosques et un spectacle de la Gang à Rambrou.

📅 17 septembre 2026
🕘 9 h à 16 h (ouverture des portes à 8 h 30)
📍 Hôtel Universel de Montréal
👉 Les places sont limitées, inscrivez-vous dès maintenant (c'est gratuit!) : https://www.zeffy.com/fr-CA/ticketing/les-personnes-proches-aidantes-au-coeur-du-soutien

Adresse

6365, De Saint-Vallier
Montreal, QC
H2S2P6

Heures d'ouverture

Lundi 9am - 5pm
Mardi 9am - 5pm
Mercredi 9am - 5pm
Jeudi 9am - 5pm
Vendredi 9am - 5pm

Téléphone

514-255-8111

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque CRADI publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager