Action Autonomie

Action Autonomie Action Autonomie est un organisme communautaire autonome qui se consacre depuis plus de 30 ans à la défense des droits en santé mentale à Montréal.

Action Autonomie est l'organisme de défense des droits en santé mentale qui aide les résidents de l'île de Montréal. Les personnes qui résident ailleurs sont invitées à consulter la page suivante pour connaître la ressource disponible près de chez elles:

https://www.quebec.ca/justice-et-etat-civil/droits-et-recours-des-personnes-mises-sous-garde/organismes-communautaires-de-defense-des-droits-en-sante-mentale

Joyeux 35e anniversaire Action Autonomie!!! Longue vie à la défense des droits en santé mentale! Merci à toutes les pers...
04/17/2026

Joyeux 35e anniversaire Action Autonomie!!! Longue vie à la défense des droits en santé mentale! Merci à toutes les personnes qui, de près ou de loin, t’ont construite! En route pour de nouvelles aventures!!! (Et c’est pas l’ouvrage qui manque!!!)

C’est ça, passer du « je » au « nous »! Un beau nous retentissant!
04/02/2026

C’est ça, passer du « je » au « nous »! Un beau nous retentissant!

À boutte, du boutte à boutte!
04/02/2026

À boutte, du boutte à boutte!

Le 12 avril, à Drummondville!!!
04/02/2026

Le 12 avril, à Drummondville!!!

04/02/2026

Et parmi ces milliers de personnes, quelques-unes représentent fièrement Action Autonomie!!!

04/02/2026
Action Autonomie est en route!!!
04/02/2026

Action Autonomie est en route!!!

Ça y est. C’est commencé. 📣

Pendant que nos porte-paroles portent nos voix en entrevue, vous êtes déjà des milliers en route vers le grand rassemblement.

On le sent… la fébrilité monte.
Quelque chose d’important est en train de se passer. Quelque chose qu’on ne pourra pas ignorer.
Aujourd’hui, on se tient debout. Ensemble. Forts. Déterminé·es. ✊

On vous attend.
Pour faire du bruit.
Pour se faire entendre.
Pour marquer l’histoire. 🚩

04/02/2026

Aujourd’hui, 2 avril 2026, le communautaire à boutte, rouge de colère, converge deboutte à Québec. Action Autonomie y sera. Avant que ce gouvernement ne mette la hache dans l’état de droit et dans la capacité du communautaire à soutenir la population.

Les mauvaises nouvelles s'accumulent.
04/01/2026

Les mauvaises nouvelles s'accumulent.

C’est fait ! L’assemblée nationale vient d’adopter le PL7. C’est un recul important pour la DCD et pour l’ACA. Ce sont des luttes historiques qui ont mené à la création du FAACA et le voir être fusionné sans négociation sérieuse aves nos interlocuteurs officiels est une véritable gifle pour la DCD.

L’heure est à la colère, mais le bilan de ce recul doit être fait rapidement parce que ça n’annonce rien de bon pour les groupes de DCD.

Nous dénonçons aussi l’attaque vicieuse contre l’indépendance de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse qui en soit est une attaque envers là démocratie et nos droits.

Honte à la CAQ !

03/31/2026

✍🏽 Lettre ouverte de notre coordonnatrice dans La Presse : La solidarité sociale n’est pas un gala de charité

☝🏾« À celles et ceux qui pensent que l’État finance trop le communautaire autonome, rappelons les faits : en moyenne, l’argent du gouvernement du Québec représente 41 % des revenus des organismes. Et seulement 17 % correspondent à du financement stable et récurrent pour la mission globale : c’est l’Institut de la statistique du Québec qui a fait une enquête auprès de 4860 organismes en 2025. Le reste provient de projets, de contrats, de dons et d’autofinancement. Autrement dit, le communautaire ne vit pas « aux crochets » de l’État : il jongle avec l’instabilité, les redditions de comptes multiples et un sous-investissement qui use les équipes.

👉 Nous rejetons une vision du monde où la solidarité sociale dépend de la charité. »



Texte intégral :
Le communautaire est à boutte. Nous sommes en grève parce que nous n’avons plus de souffle. Chaque jour, nous faisons face à des situations de plus en plus graves, avec de moins en moins de moyens : itinérance, faim, isolement, violence, maltraitance. Ce ne sont pas des statistiques: ce sont des personnes, avec des prénoms, des histoires, de la souffrance. De plus en plus grande. De plus en plus complexe.

Pour mieux soutenir notre travail essentiel, on nous dit d’aller chercher plus de dons auprès des fondations. Comme si nous ne le faisions pas déjà. Et comme si la dignité devait dépendre de la charité ou de la capacité des personnes d’être jugées « méritantes ».

À celles et ceux qui pensent que l’État finance trop le communautaire autonome, rappelons les faits : en moyenne, l’argent du gouvernement du Québec représente 41 % des revenus des organismes. Et seulement 17 % correspondent à du financement stable et récurrent pour la mission globale : c’est l’Institut de la statistique du Québec qui a fait une enquête auprès de 4860 organismes en 2025. Le reste provient de projets, de contrats, de dons et d’autofinancement. Autrement dit, le communautaire ne vit pas « aux crochets » de l’État : il jongle avec l’instabilité, les redditions de comptes multiples et un sous-investissement qui use les équipes.

Nous rejetons une vision du monde où la solidarité sociale dépend de la charité.

Au Québec, l’action communautaire autonome existe depuis des décennies. Elle vient des groupes populaires et de la défense collective des droits. Elle porte des valeurs de justice sociale, de respect des droits et de dignité.

Un droit et non un rapport de pouvoir
La charité, même bien intentionnée, installe un rapport de pouvoir : une personne donne, l’autre reçoit. Trop souvent, la personne aidée doit remercier, se justifier, s’effacer. Un droit, lui, ne dépend de personne. Il ne se mérite pas. Il existe, et c’est la responsabilité de l’État de le faire respecter. Nous payons des impôts, et l’État doit protéger les droits et garantir des conditions de vie dignes.

Le modèle communautaire autonome part d’une idée simple : les besoins essentiels sont des droits. La santé, l’éducation, la protection sociale et le soutien aux personnes en situation de vulnérabilité sont des responsabilités collectives. Les personnes directement concernées doivent être entendues et faire partie des solutions.

Pendant que les besoins augmentent et que le filet social craque, on nous dit que l’État n’a plus les moyens d’honorer son contrat social. Mais qui en paie le prix ? Il y a un million de personnes en situation de pauvreté au Québec, en majorité des femmes. Parmi celles-ci, de plus en plus de travailleuses du communautaire qui s’épuisent à tenir le filet social à bout de bras, sous pression, avec des salaires qui ne suivent pas le coût de la vie.

Nous ne demandons pas la charité.

Nous exigeons un financement stable et récurrent, à la mission, pour des conditions de travail dignes et équitables qui nous permettront de continuer à soutenir les communautés.

Nous exigeons qu’on traite la pauvreté comme une violation des droits de la personne, et non pas comme une cause à « commanditer ». La solidarité sociale, ce n’est pas un gala de charité : c’est une responsabilité. La dignité n’est pas un don : c’est un dû.

Projet de réforme de la loi P-38 : Banaliser la contraintePour informations et entrevues : Jean-François Plouffe, Action...
03/27/2026

Projet de réforme de la loi P-38 : Banaliser la contrainte

Pour informations et entrevues : Jean-François Plouffe, Action Autonomie, 514 525-5060

MONTRÉAL, le 26 mars 2026 /CNW/ - Action Autonomie, le collectif pour la défense des droits en santé mentale de Montréal, tient à manifester sa vive opposition au projet de loi 23 présenté cette semaine par la ministre de la Santé et responsable des Services sociaux, madame Sonia Bélanger. Ce projet de loi vise la réforme de la procédure de garde en établissement, encadrée par le Code civil et la Loi sur la protection des personnes dont l'état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui (RLRQ, ch. P-38.001 ou Loi P-38).

Le projet de loi ne tient pas compte de plusieurs recommandations émanant d'une longue et rigoureuse démarche de consultation menée depuis 2023 par l'Institut québécois de réforme du droit et de la justice (IQRDJ) à la demande de l'ancien ministre responsable, monsieur Lionel Carmant. L'IQRDJ recommandait notamment de maintenir le caractère exceptionnel du recours à la Loi P-38, de maintenir la notion de danger grave et immédiat comme critères privilégiés pour justifier le recours à la garde en établissement, et de maintenir l'autorité des tribunaux civils pour l'autorisation de ces gardes.

« Il est déplorable que le ministère ait consacré un temps et des ressources considérables à cette consultation pour en bout de piste, ne retenir quasiment aucune des recommandations qui en émanent », remarque monsieur Jean-François Plouffe, porte-parole d'Action Autonomie.

Il est important de rappeler que l'article 1 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne reconnait à tout être humain le droit à l'intégrité et à la liberté de sa personne. La mise sous garde en établissement vient entraver l'exercice de ce droit fondamental pour des personnes qui n'ont commis aucun délit. Si cette entrave peut à l'occasion se justifier par la nécessité de protéger le public contre un danger grave et immédiat lié à l'état mental d'une personne, le non-respect d'une disposition de la Charte doit demeurer exceptionnel. Or, une étude récente menée par Action Autonomie1 sur une période de 12 mois (2021-2022) et uniquement sur l'Île de Montréal, a établi que l'une ou l'autre des trois privations de liberté prévue par la Loi P-38 et le Code civil (garde préventive, provisoire ou autorisée) a été appliquée à plus de 12000 reprises. Cela représente une mise sous garde toutes les 40 minutes, 24 heures sur 24, 365 jours par année. 96,8% des requêtes de garde pour lesquelles la Cour du Québec a rendu une décision ont été accueillies intégralement ou partiellement.

« Les psychiatres ont déjà, avec l'actuelle Loi P-38 tous les outils dont ils ont besoin pour contraindre l'hospitalisation de toutes les personnes pour qui ils jugent la mesure nécessaire. Leur compréhension de la garde en établissement est déjà passée d'une mesure exceptionnelle à un acte routinier. Il est inutile de simplifier la procédure pour imposer cette contrainte à encore plus de gens » affirme monsieur Plouffe.

Il existe pourtant des moyens d'encadrer des épisodes psychotiques et d'autres troubles mentaux sans avoir recours à la contrainte. L'approche volontaire développée notamment par plus de 20 centres communautaires d'intervention de crise présents sur tout le territoire québécois devrait inspirer les interventions des établissements de santé.

Par ailleurs, le projet de loi prévoit de retirer la compétence de l'autorisation de garde impartie à la Cour du Québec pour la confier au Tribunal administratif du Québec. La privation de liberté est un geste grave qui peut être lourd de conséquences pour la personne concernée. Dans une société comme la nôtre, seuls les tribunaux judiciaires peuvent assurer le contrepouvoir et protéger adéquatement les droits fondamentaux lorsqu'on tente d'y porter atteinte.

« Une telle façon de faire contribuera à banaliser encore davantage les mesures de contraintes que les hôpitaux québécois déploient déjà quotidiennement à l'encontre de personnes qui vivent déjà des difficultés personnelles importantes que l'hôpital a la mission de soulager » dénonce monsieur Plouffe.

Le gouvernement aurait été mieux avisé d'investir dans l'amélioration des soins et les ressources alternatives à l'hospitalisation plutôt que dans des mesures coercitives qui ne favorisent pas le rétablissement des personnes porteuses de diagnostic, d'autant plus que les procédures de garde ont toujours été appliquées par les établissements de façon excessive et peu rigoureuses.

1 Action Autonomie : J'méritais pas ça : Portrait de l'application de la Loi sur la protection des personnes dont l'état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui par les établissements de santé de l'Île de Montréal, 2024.

https://www.actionautonomie.qc.ca/portrait-de-situation-recherche/jmeritais-pas-ca/

Pour informations et entrevues : Jean-François Plouffe, Action Autonomie, 514 525-5060

J’méritais pas ça Portrait de l’application de la Loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui par les établissements de santé de l’Île de Montréal. Portrait garde 21-22 finalTélécharger Synthèse du portrait de l’appl...

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