08/20/2026
Une famille ontarienne a déposé une plainte pour l'euthanasie d'un de ses membres, Brigitte Stegemann (dite "GG"), mère et grand-mère.
Selon sa famille, Brigitte Stegemann, avait déjà confirmé aux siens que l'euthanasie était contre ses convictions chrétiennes.
Âgée de 83 ans, quasi sourde et affectée de troubles cognitifs, "GG" avait été admise dans une maison de soins de longue durée.
GG recevait fréquemment la visite de ses proches, mais le personnel médical a entrepris de proposer l'euthanasie dans le dos de la famille, ce que la famille a appris par une infirmière quand elle a été invitée à une réunion le 7 juillet pour l'évaluation du consentement de GG à sa propre euthanasie.
Lors de cette réunion, Mme Stegemann avait beaucoup de difficulté à répondre aux questions du médecin, manifestant des troubles de mémoire, notamment en répondant qu'elle n'avait aucun frère ou sœur (alors qu'elle en avait 13 !). À la fin de cet interrogatoire, elle éclata en sanglots, disant : "J’ai oublié les petits-enfants !"
Le médecin continua en décrivant la procédure d'euthanasie. Selon la famille, le médecin dit à Mme Stegemann que la procédure consisterait à recevoir un "médicament", qu'elle ressentirait un état de "paix" et qu'elle s'endormirait "sans perdre le contrôle de ses intestins" — une description plutôt partielle et partiale de l'acte en question...
Puis, la famille se fit demander de sortir de la pièce pour que le médecin recueille de consentement de GG, sous prétexte de la protéger de l'"influence" de ses proches (qui allait la protéger de l'influence du personnel soignant ?). L'euthanasie fut planifiée le 10 juillet. Le 8 juillet, la famille reçut la nouvelle que la procédure aurait plutôt lieu le 9 juillet parce que le médecin avait tout d'un coup un créneau de libre dans son horaire. GG aurait également accepté cette nouvelle date. Le même jour, Brigette, petite-fille de Brigitte Stegemann, a fait part de son indignation à la direction de la maison de soin, dénonçant le fait que ce changement de date n'avait été fait que pour la convenance du médecin et non du patient. L'euthanasie fut remise au 10 juillet.
Le même jour (8 juillet), Brigette raconte que GG lui a dit : "Je vais mourir vendredi". Brigette lui répondit : "Ils vont te tuer vendredi." GG demanda alors : "Ils vont me tuer vendredi ?", avant d'éclater en sanglots et de répéter qu'elle s'était trompée. Brigette la réconforta en lui disant qu'elle pouvait refuser, même à la dernière minute.
Le 9 juillet, ayant passé toute la journée avec sa famille, GG dit qu'elle aimait beaucoup la chambre où elle était et qu'elle souhaitait en avoir une semblable quand elle déménagerait...
Le 10 juillet, toute la famille était présente dès 9 h et elle emmena GG sur la terrasse où elle dégusta une glace à la fraise en attendant l'arrivée de son pasteur. L'équipe médicale était pressée et voulait abréger les adieux. Quand le médecin dit à GG qu'il allait procéder, "Ok, Brigitte, je vais te donner ton médicament", celle-ci ne lui répondit rien. Malgré ce silence, le médecin dit "Ok, je vais commencer alors" et administra l'euthanasie. L'équipe médicale avait pourtant dit à la famille qu'il faudrait le consentement explicite verbal de GG au moment de l'euthanasie.
La famille est convaincue que Mme Stegemann, atteinte de troubles cognitifs, a été amenée à accepter l'euthanasie sous l'influence de l'équipe médicale.