06/09/2026
[Témoignages : Les réussites 🩷]
Dans le cadre du mois de l'autisme, nous avons recueillis plusieurs témoignages pour mettre en lumière des moments positifs, des petites victoires du quotidien ou des gestes significatifs vécus par les personnes autistes.
Aujourd'hui, on vous présente le témoignage de William.
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« La première fois que je suis monté sur une scène, c’était dans l’équipe d’improvisation de mon école secondaire. C’était le premier match de l’année, en décembre. J'avais 11 ans et j’étais un jeune adolescent encore très timide. Je ne sais pas si j’ai été plus marqué par l’adrénaline de mon premier match ou par le support de mes coéquipiers, mais l’expérience m’a donné la piqûre de la scène, en plus d’être l’espace dans lequel j’ai pu développer mes compétences sociales. En trois ans d’impro, le garçon gêné avait obtenu, au prix d’efforts constants, les outils de communications qui lui ouvriraient bientôt toutes les portes.
C’est cette piqûre de la scène qui me poussa à m’inscrire au cégep en musique. Je suis monté sur scène, j’y ai pris mon aise, puis j’ai continuellement travaillé à devenir un musicien de talent. De plus, cette aisance me permit d’écrire des chansons entre mes cours. L’année suivante, j’ai commencé à collaborer avec mes collègues de classe afin de créer mon premier groupe sérieux de musique. Nous avons d’abord organisé nos propres spectacles avec un modeste succès.
Parallèlement, l'un de nos enseignants a partagé avec les étudiants du département un appel pour des musiciens, ce qui m'a permis de créer un trio de jazz. Nous avons soutenu un gala orchestré par la Ville, au cours duquel l'organisatrice m'a invité à plusieurs reprises, pour le trio de jazz ainsi que pour des spectacles de chansonnier accompagné de mon premier groupe.
Mon nom circulant d'une ville à l'autre, une école m’invita pour son gala des finissants, où le technicien nous convia à un événement de réseautage, avant d'être sollicité pour un festival et ce cycle se poursuit depuis sans fin à mon grand plaisir.
Aujourd'hui, je poursuis mon rêve à l'université, conscient que rien n'est encore acquis. Cependant, à l'instar des efforts fournis pour me perfectionner en tant que musicien et développer ma confiance sur scène, je suis conscient que rien qui mérite d'être obtenu ne se conquiert en une semaine. Je m'appuie sur l'élan que j'ai obtenu de mes premiers matchs d'improvisation pour pratiquer quotidiennement et concrétiser mes aspirations. »
William