07/02/2026
Quand une école fonctionne d'abord comme une entreprise, le risque est que les impératifs commerciaux prennent le dessus sur les droits et le bien-être des enfants.
L'éducation n'est pas un marché. Les décisions devraient d'abord être guidées par l'intérêt supérieur de l'enfant, pas par la réputation, la performance ou la rentabilité de l'établissement.
Enquête du Devoir sur le mépris de certaines écoles «privées» envers les demandes du Protecteur national de l'élève.
🚸 Avertissement: la lecture des articles fera dépasser votre apport quotidien maximal d'euphémismes (...on ne dit pas «expulsion» on dit «décision de cesser d’accueillir un élève»...)
Extraits:
❗️«Manque de reddition de comptes, plaintes refusées en plus grand nombre et direction juge de ses propres décisions : les écoles privées tardent à accorder autant d’importance que le réseau public aux drapeaux rouges levés par des parents d’élèves auprès du Protecteur national de l’élève.»
❗️ Le lobby des privées subventionnées «assure poursuivre ses échanges avec le Protecteur national de l’élève "afin d’identifier des solutions qui permettent à la fois de respecter les objectifs de la loi et de tenir compte des particularités du secteur de l’enseignement privé"»
❗️« "C’est comme si on les a dérangés en faisant une plainte au protecteur de l’élève, puis qu’ils ont décidé de juste se débarrasser de nous, au lieu de travailler avec nous", ajoute [une mère d'élève expulsé]. »
❗️ «Certains établissements privés, qui tiennent à leur autonomie, décident ainsi de faire fi des recommandations formulées par cette institution, souligne Shophika Vaithyanathasarma. Elle déplore elle aussi que le Protecteur national de l’élève ne dispose pas du pouvoir requis pour "changer les choses" au sein des établissements récalcitrants. »
🚸 Malgré tout, le Protecteur de l'élève ne demande de pouvoir supplémentaire...
« "Si on changeait la nature de ce qu’on est en ajoutant un pouvoir coercitif, on ne serait plus ce qu’on est, on ne serait plus un ombudsman", répond le principal intéressé, Jean-François Bernier, en entrevue au Devoir. Ce dernier deviendrait alors un "juge", ce qui l’empêcherait d’agir comme facilitateur pour "réunir des gens autour de la table" et "rétablir le lien de confiance" lorsqu’il est rompu entre des parents et leur école, plaide-t-il. »
[lien vers le dossier de Zacharie Goudreault du Devoir en commentaire]
___
Christine Fréchette Parti libéral du Québec Ruba Ghazal Paul St-Pierre Plamondon