Collectif pour l'équité scolaire

Collectif pour l'équité scolaire Mouvement citoyen visant à informer et sensibiliser le public aux impacts sociaux de la ségrégation scolaire.

05/09/2026
Notre collectif a été créé pour défendre le droit de tous les enfants à une éducation équitable. Voici pourquoi: "Les él...
05/05/2026

Notre collectif a été créé pour défendre le droit de tous les enfants à une éducation équitable. Voici pourquoi: "Les élèves des classes ordinaires, discriminés tels des citoyens de seconde classe, se voient interdire l’accès à des cours et à des activités scolaires qui les ouvriraient, entre autres, à l’univers des arts."

💛❤️ Lettre cosignée par une soixantaine d’artistes et professionnels de la culture au Québec, dont la comédienne Julie Le Breton, l’auteur Michel Rabagliati, le metteur en scène Olivier Choinière, l’écrivain Yvon Rivard et le cinéaste Bernard Émond.

« Refonder une école commune n’est pas un luxe idéologique, c’est une condition essentielle pour une nation qui souhaite préserver sa culture et sa langue. »

[lien vers la lettre dans les commentaires]

05/01/2026

𝗮̀ 𝗹𝗶𝗿𝗲 ! Une directrice d'école écrit à la ministre Sonia LeBel, députée de Champlain à l'Assemblée nationale pour lui parler de son travail dans notre marché scolaire.

👉 « Saviez-vous, Sonia, que pendant longtemps, lorsque j’étais adjointe dans une belle école secondaire publique, j’observais un étrange phénomène chaque mois d’octobre ? À la fin de l’automne, aussi prévisible que le rougissement et la valse des feuilles, nous recevions à notre école tous les élèves qui avaient eu des problèmes de comportement importants dans leurs écoles privées et qui avaient été exclus de leur chic collège. C’était la rentrée scolaire automnale des élèves qui n’avaient pas réussi leur test de passage comportemental au privé.

Cette influence du privé, je la ressentais aussi comme directrice d’école au primaire, puisque je devais gérer le stress de plusieurs élèves qui avaient peur de décevoir leurs parents lors des remises des bulletins. Mes jeunes élèves ne voulaient pas se faire gronder, car, pour certains parents, il ne fallait surtout pas aller au secondaire dans une école publique, et de bons résultats scolaires permettaient d’atteindre le saint Graal, soit une admission au privé sélectif.

Chaque année, des élèves m’ont dit candidement qu’ils étaient stressés, car ils ne voulaient pas aller à l’école pour les « deuxièmes choix ». À ce moment-là, je discutais avec eux pour comprendre d’où venaient cette peur et cette méconnaissance. Ils me disaient qu’ils avaient vu à la télévision que ce n’était que des écoles violentes, avec des élèves qui n’ont pas de bonnes notes, etc. Des interrogations et un stress intense concernant leur avenir, et ce… dès la 4e année, donc à 10 ans. À 10 ans, Sonia ! »

[lien vers la lettre dans les commentaires]
Madwa-Nika Cadet, députée de Bourassa-Sauvé Gabriel Nadeau-Dubois Pascal Bérubé
AMDES Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement (FQDE) Association québécoise du personnel de direction des écoles

04/28/2026

🎉 Les 5 et 6 juin 2026, Debout pour l'école rassemblera celles et ceux qui refusent de laisser l’école publique se dégrader et qui veulent faire entendre leur voix. L'éducation doit être autre chose pour le prochain gouvernement qu’une priorité de façade. Conçu comme un véritable car...

«Imaginez, partout, des écoles qui rassemblent au lieu de diviser, qui élèvent au lieu de trier?»
04/23/2026

«Imaginez, partout, des écoles qui rassemblent au lieu de diviser, qui élèvent au lieu de trier?»

L’école qui refusait l’élitisme.

Elle est flambant neuve, presque rutilante, mais c’est peut-être l’école la moins élitiste au Québec. Au cœur d’un des quartiers les plus pauvres de Laval, l’école secondaire La Croisée mène depuis son ouverture une expérience révolutionnaire : le refus systématique de la ségrégation scolaire.

Ici, aucune concentration sélective ou programme « d’élite » payant. Ici, tout le monde peut choisir (gratuitement!) un des 10 cheminements offerts, qui vont de l’art dramatique au plein air, en passant par le multimédia, le sport, la musique, les langues, la danse ou les technologies.

Personne n’est laissé derrière : dans le cadre de ces « blocs passion », qui ont lieu huit jours sur dix, tout le monde est réuni. Les enfants performants, les jeunes en difficulté d’apprentissage, ceux des classes d’accueil… et même les élèves autistes! Ça crée de l’entraide (les plus forts aident les plus faibles), ça diminue les préjugés et ça créé un formidable nivellement vers le haut. Le sentiment d’appartenance se développe, sans rabaisser personne ni enfler la tête de quiconque.

Cette mixité exceptionnelle ne se fait jamais au détriment des besoins particuliers de chaque élève. Lorsque vient le temps d’apprendre le français, il est normal que les élèves en classes d’accueil ou ceux présentant de graves troubles d’apprentissage bénéficient de classes adaptées. L’inclusion ça ne veut pas dire l’uniformisation, ça veut dire valoriser tout le monde et ne laisser personne derrière.

Bien sûr, ce n’est pas un conte de fées. Gérer une classe aussi hétérogène, dans laquelle se côtoient des jeunes de tous les niveaux académiques, ce n’est pas toujours facile. Pour y arriver, l’école mise sur la collaboration : plus il y a des difficultés dans une matière, plus les profs ont accès à des périodes de collaboration, pour s’entraider et se donner des trucs. « Au quotidien, ça fait toute la différence. Ça fait en sorte qu’on n’arrête jamais de s’améliorer » m’a confié un prof de math.

Avec l’aide de leur Centre de services scolaire, Stéphane (l’inspirant directeur) et son équipe font un travail extraordinaire. En s’inspirant de ce qui se fait le mieux au public et au privé, ils ont construit un modèle qui réinvente complètement la fameuse « composition de la classe ». Au lieu de s’enfoncer dans la logique de la surspécialisation et de la performance précoce, ils ont choisi le chemin de l’inclusion et de la collaboration. Je trouve ça extrêmement prometteur.

Bien sûr, ce n’est qu’une école parmi d’autres, situé sur un territoire ou près d’un élève sur trois quitte pour le privé ou le « public sélectif ». Mais en sortant de l’école, je me suis mis à rêver : imaginez si on s’inspirait de ce modèle un peu partout au Québec? Imaginez, si on changeait notre système?

Imaginez, partout, des écoles qui rassemblent au lieu de diviser, qui élèvent au lieu de trier?

04/22/2026

APPEL À TÉMOIGNAGE
Léon, 12 ans, refusé au programme sport-études.
Pas par manque de motivation ou de potentiel.
Léon est dyslexique et dysorthographique.
Malgré une recommandation d’un neuropsychologue, Léon n’a pas atteint le 74 % exigé en français.
Aucune mesure compensatoire ne lui a été accordée.
Des enfants sont exclus de programmes publics à cause de leurs difficultés d’apprentissage, sans adaptation, sans nuance, sans égard à leur estime personnel.
Si vous avez vécu ou été témoin d’un refus dans un programme pédagogique particulier, on veut vous entendre.
[email protected]

Adresse

Montreal, QC
H2L4H8

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