03/27/2026
Aujourd’hui, le gouvernement du Québec annonce une nouvelle politique pour renforcer la première ligne. L’intention est la bonne : améliorer l’accès, rapprocher les services des milieux de vie et miser sur des équipes multidisciplinaires.
Mais il faut aller au bout de cette logique.
On ne peut pas vouloir une première ligne plus accessible tout en maintenant des barrières inutiles à l’accès aux professionnels. L’ergothérapie doit être accessible directement, sans détour.
Pourquoi? Parce que les besoins sont là, maintenant. Difficultés à fonctionner au quotidien, perte d’autonomie, enjeux de santé mentale, retour à domicile, maintien en emploi. Chaque délai ajoute de la complexité, chaque étape administrative ralentit des interventions qui devraient être précoces.
L’accès direct à l’ergothérapie, c’est intervenir au bon moment. C’est prévenir plutôt que réparer. C’est soutenir concrètement la capacité des personnes à vivre leur vie.
Si on veut une première ligne efficace, humaine et ancrée dans la réalité des gens, il faut cesser de considérer l’ergothérapie comme un service accessoire.
C’est une porte d’entrée.
La première ligne est au cœur du système de santé et de services sociaux et joue un rôle déterminant dans la santé et le bien-être de la population.