10/31/2025
15 au 17 octobre 2025 – Jours 116 à 118
Un long retour et des larmes
Le 15 octobre, nous quittons Yogyakarta en train pour nous rendre à Jakarta, la capitale du pays et de loin la plus grande ville, avec ses 11 millions d’habitants (34 millions si on compte l’agglomération complète). Le voyage dure un peu plus de sept heures, mais au moins nous sommes dans une section plus luxueuse du train, donc très confortable. Seul bémol ; l’air climatisé dans «le tapis». Heureusement que nous avons nos vestes avec capuchon! Après le train, nous prenons un taxi pendant 1h30. En effet, notre hôtel est près de l’aéroport, donc vraiment loin du centre-ville. C’est vers 21 heures que nous déposons enfin nos bagages dans nos chambres.
Le 16, nous nous réveillons avec un sentiment d'excitation intense. Nous avons tous très hâte de revenir à la maison. On mange une dernière fois un déjeuner typique asiatique, soit du riz frit, des nouilles frites, des légumes vapeur, etc. À l’aéroport, après un dîner à la hâte au Burger King, nous apprenons une fois la sécurité passée que notre vol est re**rdé. M***e, j’aurais bien aimé manger plus lentement au lieu d’engloutir le repas! À la porte d’embarquement, je questionne un employé de Xiamen Air. La raison du re**rd; tous les membres de l’équipage de l’avion sont pris dans le trafic de Jakarta! Et l’avion est là, juste devant nous, connecté au tunnel d’embarquement. Mais personne ne peut y accéder. On commence à stresser, car nous avons une escale de seulement 2h30 en Chine avant de repartir vers Vancouver.
Le temps passe… Finalement, nous partons avec plus d’une heure de re**rd. À Xiamen en Chine, je fais part à l’agent de bord de notre connexion serrée pour Vancouver. Lors du débarquement, il faut prendre un autobus pour aller au terminal. Le trajet semble interminable. Une fois arrivés, nous et un couple de Chinois allant aussi à Vancouver sommes accueillis par des employés qui nous font passer par des raccourcis afin d’accélérer le processus d’enregistrement. De toute évidence, l’appel fait par l’agent de bord a porté fruit. Pour la sécurité, on nous fait passer devant tout le monde. Le garde à l’endroit où on fait scanner nos sacs nous fait bien rire avec son ton fâché : «You have computer? TAKE IT OUT! Camera? TAKE IT OUT! » Puis ouf, nous arrivons dans la salle d’attente 15 minutes seulement avant le début de l’embarquement.
S’ensuivent un long vol de 10h (ça devait être 11h, mais les vents sont du bon côté, j’imagine!), puis une longue escale de 13 heures à Vancouver. Il nous restait quelques points sur notre carte de crédit, que nous utilisons pour prendre une chambre d’hôtel. Tôt le 17 au matin, à l’aéroport, pas le choix de manger du Tim Hortons pour déjeuner! Puis un dernier vol de cinq heures nous amène à Montréal, d’où nous sommes partis il y a exactement 118 jours! Automne oblige, dehors il fait frais, une situation rare que nous avons vécue seulement 48 heures dans les quatre derniers mois!
Lorsque le taxi nous dépose chez nous, vers 18h, celles que nous avons affectueusement appelées les «mamies inquiètes» durant ce voyage nous attendent dans notre stationnement, les larmes aux yeux. Quel beau moment de se retrouver enfin, et quel plaisir de voir les filles courir et se jeter dans leur bras et ceux de leur papi ! Pour couronner le tout, du bon pâté chinois nous attend dans le four (merci maman!)!
C’est ainsi que se termine ce magnifique voyage. Nos têtes sont remplies de superbes souvenirs et de belles histoires à raconter. Merci à tous ceux qui nous ont suivis, malgré mes longs textes et l’énorme quantité de photos que j’ai publiées (un calcul rapide me donne environ 2500!). Merci à Eli d’avoir accepté une troisième fois de plonger dans ce genre d’aventure qui dure plusieurs mois et merci à mes filles d’avoir suivi sans trop chialer (les temples, c’est fini pour un bout maintenant!). Merci aussi à nos «partners in crime», les -Fecteau à l'aventure, pour leur excellente compagnie durant les deux premiers mois du voyage. Merci aussi aux membres de nos familles qui sont venus nous rejoindre : Anna, Lou, Florence, Sam, Caro, Oli et Caco (le petit nom que je donne à ma sœur!). Maintenant, la grande question est : y aura-t-il d’autres grands voyages dans les prochaines années? Comme la piqure du voyage est très forte, la réponse penche fortement vers le oui, mais les «mamies inquiètes» nous permettent juste deux mois pour les prochains!
P.S. Dans les semaines à venir, je publierai quelques vidéos que j’ai prises durant ce périple, question de donner plus de contexte à certaines photos.