Les Bro / The Bros

Les Bro / The Bros Une page pour partager nos aventures familiales!

15 au 17 octobre 2025 – Jours 116 à 118Un long retour et des larmesLe 15 octobre, nous quittons Yogyakarta en train pour...
10/31/2025

15 au 17 octobre 2025 – Jours 116 à 118
Un long retour et des larmes

Le 15 octobre, nous quittons Yogyakarta en train pour nous rendre à Jakarta, la capitale du pays et de loin la plus grande ville, avec ses 11 millions d’habitants (34 millions si on compte l’agglomération complète). Le voyage dure un peu plus de sept heures, mais au moins nous sommes dans une section plus luxueuse du train, donc très confortable. Seul bémol ; l’air climatisé dans «le tapis». Heureusement que nous avons nos vestes avec capuchon! Après le train, nous prenons un taxi pendant 1h30. En effet, notre hôtel est près de l’aéroport, donc vraiment loin du centre-ville. C’est vers 21 heures que nous déposons enfin nos bagages dans nos chambres.

Le 16, nous nous réveillons avec un sentiment d'excitation intense. Nous avons tous très hâte de revenir à la maison. On mange une dernière fois un déjeuner typique asiatique, soit du riz frit, des nouilles frites, des légumes vapeur, etc. À l’aéroport, après un dîner à la hâte au Burger King, nous apprenons une fois la sécurité passée que notre vol est re**rdé. M***e, j’aurais bien aimé manger plus lentement au lieu d’engloutir le repas! À la porte d’embarquement, je questionne un employé de Xiamen Air. La raison du re**rd; tous les membres de l’équipage de l’avion sont pris dans le trafic de Jakarta! Et l’avion est là, juste devant nous, connecté au tunnel d’embarquement. Mais personne ne peut y accéder. On commence à stresser, car nous avons une escale de seulement 2h30 en Chine avant de repartir vers Vancouver.

Le temps passe… Finalement, nous partons avec plus d’une heure de re**rd. À Xiamen en Chine, je fais part à l’agent de bord de notre connexion serrée pour Vancouver. Lors du débarquement, il faut prendre un autobus pour aller au terminal. Le trajet semble interminable. Une fois arrivés, nous et un couple de Chinois allant aussi à Vancouver sommes accueillis par des employés qui nous font passer par des raccourcis afin d’accélérer le processus d’enregistrement. De toute évidence, l’appel fait par l’agent de bord a porté fruit. Pour la sécurité, on nous fait passer devant tout le monde. Le garde à l’endroit où on fait scanner nos sacs nous fait bien rire avec son ton fâché : «You have computer? TAKE IT OUT! Camera? TAKE IT OUT! » Puis ouf, nous arrivons dans la salle d’attente 15 minutes seulement avant le début de l’embarquement.

S’ensuivent un long vol de 10h (ça devait être 11h, mais les vents sont du bon côté, j’imagine!), puis une longue escale de 13 heures à Vancouver. Il nous restait quelques points sur notre carte de crédit, que nous utilisons pour prendre une chambre d’hôtel. Tôt le 17 au matin, à l’aéroport, pas le choix de manger du Tim Hortons pour déjeuner! Puis un dernier vol de cinq heures nous amène à Montréal, d’où nous sommes partis il y a exactement 118 jours! Automne oblige, dehors il fait frais, une situation rare que nous avons vécue seulement 48 heures dans les quatre derniers mois!

Lorsque le taxi nous dépose chez nous, vers 18h, celles que nous avons affectueusement appelées les «mamies inquiètes» durant ce voyage nous attendent dans notre stationnement, les larmes aux yeux. Quel beau moment de se retrouver enfin, et quel plaisir de voir les filles courir et se jeter dans leur bras et ceux de leur papi ! Pour couronner le tout, du bon pâté chinois nous attend dans le four (merci maman!)!

C’est ainsi que se termine ce magnifique voyage. Nos têtes sont remplies de superbes souvenirs et de belles histoires à raconter. Merci à tous ceux qui nous ont suivis, malgré mes longs textes et l’énorme quantité de photos que j’ai publiées (un calcul rapide me donne environ 2500!). Merci à Eli d’avoir accepté une troisième fois de plonger dans ce genre d’aventure qui dure plusieurs mois et merci à mes filles d’avoir suivi sans trop chialer (les temples, c’est fini pour un bout maintenant!). Merci aussi à nos «partners in crime», les -Fecteau à l'aventure, pour leur excellente compagnie durant les deux premiers mois du voyage. Merci aussi aux membres de nos familles qui sont venus nous rejoindre : Anna, Lou, Florence, Sam, Caro, Oli et Caco (le petit nom que je donne à ma sœur!). Maintenant, la grande question est : y aura-t-il d’autres grands voyages dans les prochaines années? Comme la piqure du voyage est très forte, la réponse penche fortement vers le oui, mais les «mamies inquiètes» nous permettent juste deux mois pour les prochains!

P.S. Dans les semaines à venir, je publierai quelques vidéos que j’ai prises durant ce périple, question de donner plus de contexte à certaines photos.

13 octobre 2025 – Jour 114Mourir dans un four, être trempé «à la lavette» et un lieu troublantPour notre dernière journé...
10/27/2025

13 octobre 2025 – Jour 114
Mourir dans un four, être trempé «à la lavette» et un lieu troublant

Pour notre dernière journée de visites, nous repartons avec notre guide d’hier Wahyu. Nous commençons la journée par aller nous promener avec dans vieux Jeep des années 80 au pied du volcan le plus actif du pays, le mont Merapi. En effet, il a des éruptions régulièrement depuis les années 1500. Par contre, le guide nous rassure; ce volcan est en permanence surveillé par les autorités et le fait que de la lave en coule régulièrement est justement ce qui le rend plus «sécuritaire», en diminuant la pression à l’intérieur de celui-ci.

Le chauffeur du Jeep, Parar, est clairement habitué de prendre des photos et des vidéos de ses clients. Il arrête à tous les bons «spots» avec une vue sur le volcan et prend des tonnes de photos et courtes vidéos avec mon téléphone. Moi qui demande rarement aux filles de prendre la pause pour la caméra, ça fait un peu bizarre. Même qu’à certains moments, nous déclinons ses offres de photos et il a l’air surpris!

Un des arrêts intéressants de notre promenade est sur les lieux d’un ancien bunker construit pour protéger les résidents d’une éruption. Nous commençons par une petite marche pour aller voir la rivière asséchée où la lave coulait lors des éruptions passées. Alors que le Parar est en train de nous filmer (encore!), nous attendons un bruit qui vient de la montagne. On se tourne et nous voyons une trainée de fumée blanche au sommet et quelques roches débouler. C’est une mini coulée de lave! Wow, même le guide en semble émerveillé!

Nous revenons ensuite pour visiter le bunker. Construit à l’origine comme abri pour les villageois et les volcanologues travaillant sur la montagne, il est lié à une tragique histoire. Lors de l’éruption de 2006, deux volontaires qui aidaient les villageois à évacuer se sont réfugiés dans le bunker alors que tous les autres prirent la décision de continuer à s’éloigner le plus loin possible du volcan. Malheureusement pour les deux hommes, la quantité de lave qui s’écoulait était énorme et celle-ci déborda de la rivière où elle coulait habituellement, le surplus se dirigeant vers l’abri (c’est d’ailleurs dans ce chemin de lave que nous marchons lors de notre visite). Le bunker fut rapidement recouvert de ce liquide extrêmement chaud, le transformant en un four géant, tuant les deux occupants. En visitant les lieux, nous contournons un gros monticule de lave séchée, puis nous voyons la petite salle de bain où une des deux victimes a été retrouvée. Elle voulait sans doute se refroidir avec l’eau qui s’y trouvait, mais cette dernière était devenue bouillante… Notre guide nous montre aussi une petite colonie de chauves-souris qui a élu domicile ici, puis nous quittons les lieux.

Nous arrêtons ensuite une trentaine de minutes dans un petit musée, une maison endommagée par l’éruption de 2010. Sur place, on voit plusieurs images des différentes éruptions passées (la dernière datant d’il y a moins d’un an), des ossements de vaches brûlées, mais surtout, plusieurs artéfacts complètement calcinés et fondus. Le plus impressionnant est certainement cette laveuse frontale, dont il ne reste à peu près que le cerceau de la porte. Puis, une rencontre improbable (et avouons-le, vraiment pas rapport!) à la sortie; un homme avec ses deux oiseaux rapaces, avec lesquels Léanne et Estelle font quelques photos. Un des deux s’est un peu excité sur le bras de Léanne, la grafignant au passage. Disons qu’elle n’a pas trop aimé l’expérience! En écrivant ces lignes, je me rends compte que ce n’était sûrement pas une bonne chose d’encourager cela…

Nous terminons ensuite notre matinée au pied du volcan avec une activité hors de l’ordinaire; foncer avec le Jeep à toute vitesse dans une immense flaque d’eau! Cette activité est populaire depuis quelques années durant les tours au pied du volcan, alors on s’est dit pourquoi pas! Estelle est vraiment excitée! Seul désavantage; nous serons mouillés durant le reste des visites de la journée! Car de l’eau, il en rentre beaucoup dans le véhicule! Espérons que la chaleur nous fera sécher rapidement!

Après le lunch, nous visitons le Taman Sari Water Castle, un endroit verdoyant où le sultan de Yogyakarta allait jadis se reposer et… chasser (en quelque sorte) ses concubines. En effet, le site contient plusieurs bassins d’eau où les enfants du sultan ainsi que des femmes (futures concubines) allaient se baigner. Ces dernières se faisaient épier en cachette par le sultan au travers de fenêtres à barreaux, puis il lançait une rose par la fenêtre. La première qui la ramassait avait ensuite le «privilège» d’aller avec lui dans sa piscine privée et peut-être devenir sa reine ou une de ses nombreuses concubines.

Pour retourner à la voiture, le guide nous fait passer devant une mosquée souterraine, malheureusement fermée depuis un des tremblements de terre causés par le volcan Merapi. Puis nous empruntons un long et très photogénique tunnel pour revenir au stationnement. Nous terminons ensuite la journée au marché des oiseaux, un genre de «pet shop» à ciel ouvert. On se rend compte rapidement qu’on n’y vend pas que des oiseaux (les Indonésiens ont vraiment une passion pour ces animaux), mais aussi des poissons, des lézards, des chats, des chiens, des poules, des tortues (parfois énormes), des serpents, des animaux exotiques que je n’avais jamais vus et le plus triste, des singes. Les plus petits portent même des vêtements. Quelle tristesse! À ce moment, nous vivons un gros choc culturel. Nous avons le cœur brisé en regardant tous ces animaux en attente d’un acheteur, qui sont 24h/24h dans leur mini-cage, certains visiblement en mauvaise santé (Eli a même vu une cage avec des chatons vivants et un mort), le tout dans un espace dont la propreté est loin d’être le but recherché. Et je vous épargne l’odeur ambiante… Bref, le guide voit que nous ne sommes vraiment pas à l’aise devant ce spectacle. Après 30-40 minutes à arpenter les allées, nous quittons cet endroit troublant, mais en même intéressant à connaître. Le voyage, c’est aussi voir les différences entre les cultures.

Voilà, notre dernière journée de visites se termine. Merci à notre guide Wahyu pour ces deux belles journées de découvertes! Les prochains jours ne seront qu’une longue suite de déplacements pour tranquillement revenir au Québec!

12 octobre 2025 – Jour 113Une dernière foisHier, avec une recherche rapide sur Google et deux envois de textos par Whats...
10/22/2025

12 octobre 2025 – Jour 113
Une dernière fois

Hier, avec une recherche rapide sur Google et deux envois de textos par WhatsApp, j’ai déniché un guide indonésien qui parle français, Wahyu. Eli et moi nous disions que pour visiter des temples, les filles auraient peut-être plus d’intérêt si les explications leur étaient données directement en français, au lieu de passer par notre traduction. Car aujourd’hui, nous visitons les deux derniers temples de notre voyage. Les enfants ne peuvent pas trop chialer, car ça fait un mois que nous ne sommes pas allés dans ce genre d’endroit!

Wahyu vient donc nous chercher vers 8h30. 1h15 plus t**d, nous arrivons au temple Borobodur, le plus grand temple bouddhiste du monde, faisant partie du patrimoine de l’UNESCO depuis 1991. Avant d’entrer, nous sommes obligés de mettre des sandales fournies sur place, une des façons qu’ils ont de préserver le site après de nombreuses années de restauration. Même que nous nous faisons assigner une guide pour monter dans la structure, une manière de contrôler la quantité de gens qui y accède et de s’assurer qu’ils ne font pas de conneries, comme coller de la gomme sur les murs poreux en roches volcaniques.

Construit au 8e, le site aurait été abandonné au 14e siècle, notamment dû à la montée de l’Islam sur l’île de Java. Puis, l’avancée de la jungle et les cendres volcaniques du volcan Merapi vinrent complètement cacher le bâtiment, qui fut redécouvert en 1814. Nous arpentons donc la structure complexe (de haut, elle ressemble à un mandala!), de bas en haut et de long en large. Il fait très chaud. Au sommet, nous nous amusons à chercher les trois stupas (parmi 72) qui sont ouverts et laissent donc voir le Bouddha qui se trouve à l’intérieur.

Après une heure sur le bâtiment, nous redescendons et faisons quelques photos à l’endroit que nous recommande notre guide. Puis départ vers le deuxième temple de la journée. En chemin, je m’achète un excellent rafraichissement; de l’eau de canne à sucre pure!

Vers 16h30, nous arrivons au temple Prambanan, le plus grand temple hindou d’Indonésie et le deuxième plus grand en Asie du Sud-Est, après le spectaculaire Angkor Wat au Cambodge. Sa construction a débuté au 9e siècle et le complexe était originellement composé de 240 temples, la majorité se retrouvant aujourd’hui en milliers de morceaux, au sol, attendant leur restauration. Les grands bâtiments sont toujours debout par contre, le principal dominant les environs avec ses 47 mètres de haut. Nous entrons d’ailleurs à l’intérieur de celui-ci, où nous trouvons des statues de Dieux hindous importants, tels que Shiva et Ganesh. Tout au long de la visite, le ciel s’assombrit rapidement. À la fin, on se fait prendre par un gros orage qui, malgré nos parapluies, nous rend les jambes et les pieds trempés. Pas grave, de toute façon la journée est terminée et on pourra aller se faire sécher à notre maison louée.

Demain, le troisième volcan de notre voyage nous attend…

10 au 15 octobre 2025 – Jours 111 à 116Yogyakarta1h30 en voiture, puis environ sept heures de train sont nécessaires pou...
10/21/2025

10 au 15 octobre 2025 – Jours 111 à 116
Yogyakarta

1h30 en voiture, puis environ sept heures de train sont nécessaires pour nous rendre à Yogyakarta (ou comme ils l’appellent affectueusement, Jogja). Cette ville universitaire (on en trouve 22) de 375 000 habitants est connue surtout comme étant le point de départ du plus gros temple bouddhiste au monde. Mais ça, je vous en reparle plus t**d.

Grosso modo, pendant ces cinq jours sur place :

- Nous bravons une route hyper achalandée et sans trottoir pour trouver un restaurant. Nous arrêtons nos recherches chez Rocket Chicken, une chaîne indonésienne un peu miteuse chez qui nous achetons presque tout le poulet frit restant dans le présentoir. Le restaurant est ouvert sur la route, donc c’est hyper bruyant. Pas le souper le plus calme que nous ayons eu!
- Nous nous rendons sur la rue Malioboro, la grande rue animée de la ville. Pour nous y rendre, nous passons par ce qui nous apparaît comme un labyrinthe de mini-ruelles où nous sommes les seuls touristes.
- Nous mangeons dans un restaurant de déjeuner où se trouvent de magnifiques portraits de chanteurs connus sur les murs.
- Nous acceptons une des nombreuses offres de passants qui veulent «gentiment» nous amener à l’exposition d’art du coin qui, par chance pour nous, a lieu seulement ces jours-ci… Bon, disons qu’après près de quatre mois de voyage, on finit par les voir venir de loin les gens qui veulent nous vendre quelque chose par la bande! Lors de notre deuxième visite (sans se faire amener par quelqu’un), nous achetons finalement un batik, après avoir négocié le prix exorbitant du départ.
- Nous visitons de petits marchés afin de terminer nos achats de souvenirs. Les tonnes de bibittes qui volent autour des lumières et nous tombent dessus ajoutent une touche exotique à ce magasinage!
- Les filles se font faire une couche de vernis pour leur retour à Montréal.
- Lors de notre dernière soirée, nous sommes comme des superstars au milieu d’un groupe scolaire. C’est fou comment les Indonésiens sont impressionnés par les touristes «blancs», ou bule (boulé) comme ils disent. Nous serons sur les photos de beaucoup de gens depuis notre arrivée dans ce pays!

Le 15 au soir, nous arrivons à Jakarta (après un autre train de 7h), d’où nous partirons pour revenir au Québec!

9 octobre 2025 – Jour 110Seruni Point et Pop-Mie (et encore des photos du parc Bromo-Tengger-Semeru!)Eli, Charlotte et m...
10/20/2025

9 octobre 2025 – Jour 110
Seruni Point et Pop-Mie (et encore des photos du parc Bromo-Tengger-Semeru!)

Eli, Charlotte et moi nous levons à 5h du matin pour monter sur le toit de l’hôtel et regarder le lever du soleil. Nous pourrions aller à d’autres endroits (probablement avec un meilleur angle de vue par rapport au soleil), tels que King Kong Hill ou Penanjakan, mais ces derniers peuvent demander jusqu’à 2 heures de marche et il faut arriver tôt (donc au milieu de la nuit) si on veut avoir sa place parmi les centaines de personnes qui y vont chaque matin. Donc comme le Kawah Ijen, nous préférons aller aux endroits prisés des touristes au moment où ils ne sont plus là, dans le cas présent plus t**d dans la journée lorsque le soleil se couchera.

Après une longue discussion avec un trio de Français rencontrés devant notre hôtel, nous partons en milieu d’après-midi explorer les environs à pied, en nous rendant tranquillement vers Seruni Point, où nous aurons une vue différente sur les cônes volcaniques du parc. La route que nous empruntons est bordée de chaque côté par des terres agricoles. Certaines sont implantées dans des pentes tellement pentues que je suis étonné qu’on arrive à y faire pousser des légumes. En chemin, nous faisons quelques provisions dans une petite boutique tenue par une vieille dame qui jardinait à notre arrivée. À part quelques motos ici et là, nous sommes seuls.

Les quinze dernières minutes de marche sont difficiles, car la route a une forte pente et plusieurs escaliers viennent gruger les forces qui nous restent. Pour convaincre les filles de continuer jusqu’au point où on s’était dit que nous irions, nous leur promettons des Pop-Mie, l’équivalent des ramens «cup-a-soup» chez nous.

À 16h30, soit après 1h30 de marche, nous arrivons au belvédère. La vue est spectaculaire! Attention par contre, car il manque une portion de la rambarde de sécurité et celles qui tiennent encore debout n’offrent que très peu de résistance lorsqu’on pousse dessus. Le soleil est caché derrière les nuages, par contre Bromo produit beaucoup de fumée aujourd’hui, ce qui rend la scène magique. Sans parler des nuages bas qui couvrent une partie du village et qui descendent lentement dans la caldera.

En redescendant, nous trouvons une petite échoppe sur le bord de la rue déserte où nous arrêtons pour manger les fameux Pop-Mie. Ensuite, nous revenons à l’hôtel à la noirceur. Léanne, revigorée par sa soupe, s’amuse avec sa propre ombre projetée au sol grâce aux quelques lampadaires sur le chemin. Notre visite de ce lieu emblématique de l’Indonésie se termine donc ainsi, car demain matin nous quittons pour Yogyakarta, la dernière ville que nous visiterons avant de revenir au Canada!

8 octobre 2025 – Jour 109BromoÀ 7h du matin, nous voici à la gare de Banyuwangi pour nous rendre à Probolinggo. Dans le ...
10/19/2025

8 octobre 2025 – Jour 109
Bromo

À 7h du matin, nous voici à la gare de Banyuwangi pour nous rendre à Probolinggo. Dans le train de presque quatre heures, nous découvrons que les Indonésiens, surtout les plus âgés, n’ont aucune gêne à mettre leurs pieds sur le banc des gens en face d’eux! Et comme j’ai pris la classe économique, il y a vraiment très peu de place entre nous! Pour les prochains achats, je me jure de prendre une classe supérieure, surtout que nous devrons faire des déplacements de plus de sept heures à deux reprises.

À Probolinggo, dans un petit restaurant miteux, nous trouvons facilement un taxi pour nous amener à 1h30 de là, à Cemorolawang, porte d’entrée du Parc national de Bromo-Tengger-Semeru. Ce lieu, tout comme les Batu Caves en Malaisie, nous l’avons découvert en regardant l’émission Pékin Express.

On s’installe dans nos chambres puis nous allons sur le toit de l’hôtel. Wow! Le volcan et ses deux comparses éteints sont juste devant nous! Impossible de trouver un hébergement plus proche ni avec une meilleure vue sur ce site. J’avais lu dans les commentaires que la proximité avec le volcan était un point fort, mais je ne m’attendais vraiment pas à être aussi près! Excité, je propose au reste de la famille de descendre dès maintenant dans la caldera et aller voir le cratère qui fume. Comme nous sommes en altitude, il fait frais ici. C’est donc équipé de pantalons, de nos vestes et de nos imperméables que nous attaquons la longue marche de 90 minutes qui nous attend pour atteindre le cratère fumant. Le sol est recouvert d’une poussière très fine qui se soulève en nuage au moindre pas. La même chose se passe pour les motos et les 4x4 qu’on voit se déplacer au loin. Ça ajoute un bel élément à l’ambiance martienne dans laquelle nous nous trouvons! En chemin, nous croisons des chevaux (ils transportent les touristes sur le site pour ceux qui veulent une expérience plus authentique) et même, à ma grande surprise, un temple hindou.

Il nous reste maintenant un long escalier de 250 marches à monter avant de voir la source de cette colonne de fumée. Après toute cette marche, la montée n’est pas facile. En haut, la même odeur de soufre qu’au Kawah Ijen nous accueille. Puis le voilà, ce fameux cratère. Ce qui frappe ici, à part l’immensité du lieu, c’est le grondement incessant qui provient des entrailles de la montagne. C’est étonnant comment c’est fort. Nous avons de la difficulté à nous entendre! Il faut être prudent, car le chemin où nous marchons n’est pas très large et la clôture en béton qui nous empêche de tomber dans le cratère est en état de décrépitude avancée. Avant de redescendre, j’en profite pour me faire photographier par Eli avec le soleil et les montagnes derrière moi.
Lorsqu’on retourne vers l’hôtel, le soleil est couché donc il fait plus froid. On croise seulement une demi-douzaine de personnes dans la «sea of sand», cette plaine recouverte de poussière fine et de quelques massifs d’herbes ici et là. Surprenamment, les filles ont encore beaucoup d’énergie et s’amusent à courir, à chanter, à sauter, etc. Nous arrivons juste à temps à l’hôtel avant que notre lampe frontale ne devienne indispensable.

Dans nos chambres, il n’y a pas de chauffage (comme dans tout le village d’ailleurs). Espérons que la nuit sera bonne, car demain on va essayer de se réveiller tôt pour voir le lever du soleil sur le toit, au lieu de se rendre aux très populaires points de vue à 1h30-2h de marche d’ici, où des milliers de touristes se rendent pendant qu’il fait encore nuit.

6 octobre 2025 – Jour 107Savane africaineAprès la montée jusqu’au cratère du Kawah Ijen, nous arrêtons pour manger dans ...
10/18/2025

6 octobre 2025 – Jour 107
Savane africaine

Après la montée jusqu’au cratère du Kawah Ijen, nous arrêtons pour manger dans un resto ouvert sur l’extérieur, comme tous les restaurants ici. Manger dans une pièce fermée et climatisée est une denrée rare en Indonésie! Malheureusement, notre lunch sera gâché non pas par des mouches ou des moustiques, mais bien par des abeilles! Je ne sais pas d’où elles viennent, mais il y en a des dizaines qui tournent autour de nous subitement. Nous changeons de place, mais sans succès. Nous finissons prématurément le repas et allons nous réfugier dans la Jeep pour partir vers le parc national de Baluran.

Ce parc est connu surtout pour ses paysages qui ressemblent à la savane africaine. Il est possible d’y observer des buffles, des chevreuils, des léopards (rarement), des singes et plusieurs sortent d’oiseaux. Le site me rappelle notre arrivée à l’accueil du parc Serengeti en Tanzanie, en 2009.

Durant notre promenade, nous voyons un troupeau de buffles, des paons, un chevreuil qui se fond presque parfaitement dans les herbes hautes et surtout beaucoup de singes. Nous en voyons même un voler une bouteille de Coke à un touriste, l’ouvrir puis le boire! Et quand ils ne volent pas les boissons, ils font peur aux gens en allant sur leurs motos! À deux reprises, notre chauffeur, de toute évidence habitué à ces scènes, doit aller les repousser pour permettre aux gens de rembarquer sur leur moto et quitter les lieux.

Nous visitons aussi une plage qui n’a rien d’extraordinaire mis à part tous les singes qui s’y trouvent, mais le point fort de cet après-midi est sans aucun doute la portion de promenade faite sur le toit du véhicule! Je ne savais pas qu’on allait faire ça donc c’est une belle surprise. Les enfants capotent! Le tout est accompagné de la belle lumière de fin de journée. Ça termine en force cette longue journée de visite!

6 octobre 2025 – Jour 107Kawah IjenUn guide anglophone (Hardi) et un chauffeur (Lukman) viennent nous chercher à 6h du m...
10/17/2025

6 octobre 2025 – Jour 107
Kawah Ijen

Un guide anglophone (Hardi) et un chauffeur (Lukman) viennent nous chercher à 6h du matin. Direction le volcan Kawah Ijen, où nous pourrons notamment voir le lac le plus acide au monde, avec un pH oscillant entre 0 et 0,5. En chemin, nous arrêtons d’abord dans une clinique ouverte 24h/24h. Depuis quelques années, il faut une autorisation d’un médecin pour faire l’ascension du volcan. Je demande au guide s’il arrive que des touristes ne reçoivent pas le certificat et il me répond que non, il n’a jamais vu quelqu’un se faire refuser l’accès. En gros, ils mesurent notre taux d’oxygène dans le sang et prennent notre pression. Avec l’autorisation médicale en main, on peut maintenant aller au volcan.

La très grande majorité des touristes vont au Kawah Ijen la nuit, pour voir des flammes bleues qui sortent du sol (elles sont aussi présentes le jour, mais elles sont invisibles à la lumière), puis pour regarder le lever du soleil sur le cratère et le lac. À cause de la difficulté d’accès au lieu où se trouvent les flammes et, avouons-le, parce que nous n’avons pas le goût de nous lever à 1h du matin, nous décidons d’aller au volcan plus t**d, soit vers 7h30-8h. En arrivant, nous voyons la grande quantité de jeeps qui attendent les touristes toujours sur la montagne. C’est effectivement ce qu’on voit sur le chemin, qui est utilisé majoritairement par ceux et celles qui sont allés voir les flammes bleues et qui redescendent. Nous sommes presque les seuls qui montent!

«Lamborghini! You want Lamborghini?». Nous entendons ces mots régulièrement pendant la montée de deux heures. Les mineurs qui travaillent dans le cratère à remonter le soufre ont trouvé une autre utilité à leurs chariots de transport de minerai : transporter les touristes qui ne veulent pas marcher ou qui sont trop fatigués. Durant notre montée, plusieurs redescendent confortablement, tout en regardant leur téléphone, en mangeant ou même en dormant pendant que quelqu’un derrière eux s’occupe de les faire rouler. Pour une raison que j’ignore, et notre guide nous le confirme, ce sont presque seulement les touristes chinois qui prennent ce moyen de transport. Et ceux qui le prennent le moins? Les «bule» (ça se prononce «boulé»), les touristes blancs comme nous. Voilà une différence culturelle vraiment intéressante! Certains ont même l’air étonnés de voir nos enfants faire le tout à pied!

Après environ 1h45 de marche, notre guide nous demande de mettre des masques pour nous protéger des gaz toxiques provenant du cratère et diminuer la forte odeur de soufre. Ça tombe bien, car on commençait un peu à tousser et à avoir la gorge qui pique.

Le lac nous est pour l’instant caché, car les vents poussent la fumée du volcan vers nous. Un vingt minutes de marche supplémentaire le long du cratère nous offre finalement un dégagement. La vue est magnifique! Enfin, nous voyons l’eau de couleur émeraude du lac 300 mètres plus bas. Le ciel bleu, les arbres au tronc noirci et la fumée qui se dégage de l’endroit jaunâtre où les mineurs vont chercher le soufre solide viennent compléter ce paysage plus grand que nature. À l’endroit où se trouve un arbre mort, mais très photogénique, il ne faut pas trop s’approcher du bord, car une touriste chinoise y est tombée l’année dernière. Elle se serait apparemment enfargée dans sa longue robe en prenant un selfie… La chute fut mortelle.

On reste une trentaine de minutes au sommet pour grignoter et admirer la vue. Nous sommes complètement seuls. Même le guide en a l’air ravi, lui qui est habitué à amener ses clients parmi des centaines, voire des milliers de touristes durant la nuit. En redescendant, un panier plein de soufre déposé sur le sol attire notre attention. Nous essayons de le soulever et sommes abasourdis par son poids! Dire que quelqu’un a monté 800 mètres de dénivelé avec ça sur l’épaule! C’est presque incroyable! Hardi nous dit qu’un mineur peut faire le trajet quatre à cinq fois par jour! Plus loin nous croisons un groupe de vingt Québécois faisant un voyage organisé de trois semaines en Indonésie. Puis ce sont des singes noirs qui amusent les filles durant une petite pause. Le sol poussiéreux est ultra-glissant sous nos semelles usées par les derniers mois du voyage. Charlotte tombe, mais heureusement pas de mal. En bas, nous passons devant le stationnement de «lamborghinis» et c’est là que nous comprenons la popularité de ce moyen de transport. Puis un vendeur de fruits nous laisse essayer gratuitement le mangosteen. La texture de ce fruit est un peu étrange, mais que c’est bon!

Vers 12h15, nous quittons la base du volcan pour aller vers un autre parc national. Suite du récit dans ma prochaine publication!

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Montreal, QC

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