06/21/2026
L'adoption : une aventure du cœur
À l’occasion de la fête des Pères, le producteur et auteur Josélito Michaud, lui-même adopté et fier papa par adoption, livre un témoignage touchant destiné à ses enfants. Ses mots nous rappellent la beauté de créer une famille par le cœur.
Un immense merci, Josélito, pour votre générosité et ce partage si lumineux, qui fait écho au parcours de tant de familles. 💙
👉 Découvrez sa lettre touchante ci-dessous
LETTRE À MES ENFANTS POUR LA FÊTE DES PÈRES.
Mes amours,
Il y a presque vingt-cinq ans, votre mère et moi sommes allés vous chercher au bout du monde.
Antoine, je me souviens encore de la première fois où je t’ai vu. Tu étais là, dans ton petit hamac fait de presque rien, à balancer ton pied comme pour faire passer le temps et comme si tu attendais tout bonnement notre arrivée. Tu n’avais que sept mois. Pourtant, au moment où nos regards se sont croisés, quelque chose de puissant s’est produit. Une évidence. Comme si mon cœur t’avait reconnu avant même que je te prenne dans mes bras.
Quatorze mois plus t**d, nous sommes retournés au Vietnam. Et c’est toi, Yasmeena, que nous attendions.
Tu étais si petite. Si fragile. La malnutrition avait marqué ton jeune corps et nous avions peur de te casser tant tu semblais délicate. Tu étais mal point. Tu étais comme un morceau de cristal que nous avons serré contre nous avec tout l’amour du monde. Tes jolies petits yeux bridés ont croisé les miens. L’amour instantané.
Puis les années ont passé.
Vous avez grandi.
Et moi, j’ai appris à devenir père.
J’ai toujours essayé d’honorer ce rôle du mieux que je pouvais. Au meilleur de mes compétences et de mes connaissances.
Parmi tous les titres que la vie m’a donnés, aucun ne m’a rendu plus fier que celui de PAPA.
Ces quatre lettres ont toujours eu le pouvoir de faire fondre mon cœur.
Comme tous les pères, j’aurais voulu vous protéger de tout. Des déceptions. Des blessures. Des peines. Et j’aurais aussi voulu vous épargner ce que vous voyez parfois de moi depuis que les troubles neurologiques fonctionnels (TNF) sont entrés dans ma vie.
Si vous saviez à quel point je me bats pour que mes souffrances demeurent invisibles.
Mais parfois, le corps décide autrement.
Il se dérègle devant vous.
Il me trahit.
Et chaque fois que cela arrive, je suis désolé que vous ayez à en être témoins. Pour moi, un père doit être toujours fort. Celui qui demeure solide en toutes circonstances.
Mais la vie m’apprend aujourd’hui qu’aimer, c’est aussi accepter d’être vu dans sa vulnérabilité.
Vous êtes ma plus grande réussite, ma plus belle aventure et mon plus grand privilège.
Je vous aime depuis le premier regard.
Et je vous aimerai jusqu’à mon dernier souffle.
Plus gros que le ciel.
Plus gros que la vie.
Plus gros que l’univers.
PAPA