06/22/2025
📢 « Pourquoi protéger la confidentialité d’un danger, mais pas d’un parent? »
En 2022, la CAQ a adopté la loi 15, modifiant la Loi sur la protection de la jeunesse.
Dans cette réforme, l’article 35.4 donne à la DPJ le droit d’obtenir, sans le consentement de la personne, l’accès aux dossiers médicaux et psychiatriques d’un parent ou de toute personne concernée par un signalement.
Pourquoi?
Pour protéger un enfant.
Donc, dans ce Québec-là :
✅ Si tu es un parent instable ou dangereux : la DPJ peut voir ton dossier médical pour protéger ton enfant.
❌ Mais si tu es un voisin instable, délirant, menaçant, armé : ni la police, ni les juges, ni les médecins ne peuvent voir ton dossier, même si tout le monde craint que tu passes à l’acte.
Voilà la logique actuelle.
Ma petite sœur Amélie n’a jamais eu affaire à la DPJ.
Elle vivait dans une famille aimante, stable, respectueuse.
C’est le voisin, Guy Durocher, qui posait problème.
Un homme instable, désorganisé, menaçant.
Un homme que tout le quartier craignait.
Un homme qui a tué son père, Patrick, après 21 appels à la police.
Et pourquoi personne n’a pu intervenir à temps?
Parce que son dossier médical était confidentiel.
Même si tout pointait vers un risque grave.
Même si sa dangerosité était évidente.
Alors voici la vraie question :
👉 Pourquoi réserver ce pouvoir (accéder aux dossiers) uniquement à la DPJ?
👉 Pourquoi les policiers, les juges, les médecins n’ont-ils pas ce même droit quand une vie est en danger?
On protège la confidentialité parce que c’est une maladie mentale?
Mais quand cette maladie mène à l’agression, à l’intimidation, à la peur, à la mort…
Ce n’est plus une affaire privée.
C’est une question de sécurité publique.
Le gouvernement de la CAQ le savait :
On peut lever la confidentialité médicale pour prévenir un drame.
Ils l’ont fait… mais seulement dans les cas qui touchent la DPJ.
Donc oui, ils avaient la preuve que c’était possible.
Mais ils ont choisi de ne pas l’appliquer ailleurs, même quand des adultes sont en danger.
Même quand des quartiers entiers sont terrorisés.
Et pendant ce temps, des familles se font détruire.
Des enfants perdent leur père.
Des vies sont brisées.
Mais la confidentialité, elle, reste protégée.
À quoi bon avoir des lois si c’est pour les appliquer en silo?
Pourquoi protéger la confidentialité de quelqu’un… qui détruit la vie des autres?
Ce n’est pas un oubli.
C’est un choix politique.
Et c’est la CAQ qui l’a fait.
📣 Questions pour un gouvernement qui protège la confidentialité… mais pas les vies
Pourquoi la DPJ a le droit d’accéder au dossier médical d’un parent…
mais la police non, même quand quelqu’un menace de tuer?
Pourquoi on peut lever la confidentialité pour protéger un enfant…
mais pas quand un adulte vit dans la peur dans son propre logement?
Pourquoi le gouvernement Legault donne ce pouvoir à la DPJ…
mais refuse de le donner aux juges, aux policiers, aux médecins de première ligne?
Pourquoi on accepte de violer la confidentialité médicale quand il y a un enfant en jeu,
mais on protège farouchement celle d’un homme dérangé, armé, et dangereux?
Pourquoi on protège mieux les droits du gars qui délire que ceux qu’il terrorise?
Pourquoi Amélie, une enfant sans aucun dossier à la DPJ, a perdu son père sans que personne ne fasse le lien entre danger psychiatrique et risque criminel?
Pourquoi, malgré 21 appels à la police,
malgré des comportements délirants,
malgré des armes,
malgré des intrusions,
malgré des pneus crevés…
personne n’a pu voir le dossier de Guy Durocher?
Pourquoi est-ce qu’on attend le meurtre pour enfin se dire qu’il y avait un problème?
Et surtout…
👉 Pourquoi la CAQ a prouvé qu’on pouvait lever le secret médical…
mais refuse de le faire dans les cas où ça pourrait vraiment sauver des vies?
C’est quoi la logique?
C’est quoi l’excuse?
C’est quoi le plan?
Parce que si la confidentialité médicale passe avant la sécurité publique,
alors c’est plus une faille.
C’est un choix.
Et c’est la CAQ qui l’a fait.
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