Société d'horticulture et d'écologie de Laval

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La SHE de Laval offre des conférences et des ateliers sur divers sujets horticoles présentés par des gens dynamiques et passionnés, ainsi que des sorties horticoles de groupe.

Originaire des régions tropicales d'Amérique du Sud où elle est considérée comme une indigène adventice au Brésil et en ...
06/18/2026

Originaire des régions tropicales d'Amérique du Sud où elle est considérée comme une indigène adventice au Brésil et en Argentine, la verveine de Buenos Aires (Verbena bonariensis) est une grande herbacée qui attire, assurément, les pollinisateurs par sa jolie floraison.

Au printemps, dans son aire de répartition naturelle, une rosette de feuilles basales, longues et très étroites, rugueuses, fait son apparition; les tiges carrées se développent et atteindront entre 1 à 2 mètres de hauteur, de préférence, dans un sol pauvre et sec. Les feuilles sont disposées de façon opposée sur les longues tiges grêles et séparées par des entre-noeuds où les ramifications symétriques seront bien visibles à l'aisselle des feuilles.

Au soleil, la période de floraison est longue, de juillet à novembre; en petites grappes d'épis très denses, couleur lilas violacé, avec des bractées pourpres.

Dans l'ouest canadien, la verveine de Buenos Aires résistera au climat plus doux que dans l'est; au Québec, cette plante est une annuelle que l'on peut semer ou se procurer en centre-jardin.

La verveine de Buenos Aires se ressème allègrement, mais, au Québec, puisqu'elle est annuelle, cela ne s'avère pas un gros problème. Cette grande plante, légère et délicate, est, tout de même robuste et résiste bien au vent; on peut la cultiver dans une grande plate-bande avec des graminées, avec lesquelles elle s'entend très bien.
Johanne Lauzon

Indigène dans l'est de l'Amérique du Nord, le bourreau-des-arbres (Celastrus scandens) est une plante grimpante arbustiv...
06/17/2026

Indigène dans l'est de l'Amérique du Nord, le bourreau-des-arbres (Celastrus scandens) est une plante grimpante arbustive à croissance très rapide.

Son nom, "bourreau-des-arbres", est lié au fait que cette plante peut faire mourir de jeunes arbres; en effet, elle s'enroule autour d'eux et son feuillage dense les empêche d'accéder à la lumière, les tuant, de cette façon, à petit feu.

Le bourreau-des-arbres ou Célastrus possède un beau feuillage vert foncé luisant, ovale à elliptique, disposé en alternance sur les tiges volubiles. La floraison s'effectue au cours de l'été, mais elle est plutôt discrète.

Fin août, le feuillage de cette grimpante vigoureuse devient jaune doré; les fruits font alors leur apparition et c'est le spectacle! Ils se développent en capsules jaunes ou orangées, puis, en s'ouvrant, celles-ci révèlent les arilles rouge vif, appréciés de certains oiseaux, mais toxiques pour les humains. Ces arilles (membranes entourant les graines) demeurent sur les plants même pendant l'hiver, jusqu'à ce que les oiseaux les aient mangés.

Le bourreau-des-arbres peut atteindre en 5 et 10 m H et 1,5 à 3 m L; il est rustique en zone 3, préfère le soleil et la mi-ombre dans un sol frais à sec, qui se draine bien.

L'espèce indigène, Celastrus scandens, est dioïque: cela signifie que les fleurs mâles et les fleurs femelles sont situées sur des plants différents. Il faut donc s'assurer, à l'achat, d'obtenir deux plants de sexe différent; toutefois, il existe, sur le marché, des cultivars autofertiles, de telle sorte qu'on peut se procurer qu'un seul plant.

Enfin, notez qu'il n'est vraiment pas recommandé de planter le bourreau-des-arbres près d'arbre immatures; il est préférable de le cultiver sur un treillis, une pergola ou une clôture, en vous assurant que le support choisi soit très solide. La taille de cette grimpante peut être effectuée régulièrement, au printemps ou à l'automne.

Une belle indigène offrant un spectacle automnal coloré, mais à contrôler absolument!
Johanne Lauzon

Originaire des régions montagneuses d'Italie, naturalisée ailleurs en Europe, le céraiste cotonneux ou corbeille d'argen...
06/16/2026

Originaire des régions montagneuses d'Italie, naturalisée ailleurs en Europe, le céraiste cotonneux ou corbeille d'argent (Cerastium tomentosum) est une herbacée vivace, bien adaptée au climat québécois.

Le feuillage du céraiste cotonneux est tout petit, très allongé, de couleur grise, disposé en alternance sur des tiges grêles. Ces tiges sont dressées ou légèrement retombantes et portent de très jolies fleurs blanc pur à 5 pétales, très abondantes en juin.

Le céraiste cotonneux est une plante résistante en zones 3 et 4 et ne fera pas plus de 15 cm de hauteur; facile à entretenir, il n'y a qu'à tailler les fleurs fanées pour que la plante en produise d'autres. L'arrosage se fera régulièrement pendant la première année suivant la plantation, mais une fois bien installée, le céraiste cotonneux ne sera pas très sensible à la sécheresse, à moins que celle-ci ne se prolonge pendant des semaines... Très esthétique, cette plante n'a pas, non plus, besoin d'être taillée à l'automne, son feuillage étant persistant toute l'année.

Couvre-sol, rocaille, jardins à peu d'entretien ou de sécheresse, le céraiste cotonneux peut aussi contribuer, par son tapis dense de feuilles, mais surtout de racines, à prévenir l'érosion des sols. Par contre, s'il est planté dans un endroit où l'eau s'accumule, cela fera pourrir ses racines.

Très robuste, mais pas envahissant, le céraiste cotonneux est peu enclin aux maladies et aux ravageurs... Bref, une plante dont un jardinier pressé ne peut se passer!
Johanne Lauzon

L'arisème petit prêcheur (Arisaema triphyllum) est une petite vivace, originaire de l'est de l'Amérique du Nord, faisant...
06/15/2026

L'arisème petit prêcheur (Arisaema triphyllum) est une petite vivace, originaire de l'est de l'Amérique du Nord, faisant partie de la famille des Aracées, vous savez, celle dont les plantes portent des "spathes" et des "spadices" (Spathyphyllum, Anthurium, etc.).

Au Canada, cette petite plante est observée dans l'Est, soit, de l'Ontario aux provinces maritimes; au Québec, il est possible de l'apercevoir dans la vallée du Saint-Laurent, en Montérégie et en Estrie, mais les photos ci-contre furent prises dans la région de Mirabel.

L'arisème petit prêcheur, herbacée à rhizomes, peut mesurer entre 20 et 100 cm de hauteur; la tige porte, généralement, deux longues feuilles, vert tendre à moyen, qui sont divisées en trois folioles.

Cette drôle de plante fleurit très tôt au printemps, en avril et en mai: de minuscules fleurs sont regroupées sur un épi qui porte le nom de "spadice". Ce spadice est entouré d'une bractée, la "spathe" plus voyante, longue et repliée (voir photos), aux rayures verticales blanches et rouge bourgogne. Cette spathe joue un rôle important, car elle protège les toutes jeunes fleurs des intempéries.

L'arisème possède une méthode de reproduction très particulière: en bref, le jeune plant ne produira que des fleurs mâles, puis, en vieillissant, son rhizome (racine souterraine) se développe et cumule assez de réserves pour que des fleurs femelles puissent s'épanouir. Cela signifie qu'il faut souvent attendre quelques années avant de voir la plante fleurir. L'odeur très caractéristique de l'arisème petit prêcheur n'attire pas non plus tous les pollinisateurs: en effet, ce sont les brûlots (petites mouches qui piquent) qui se couvriront de pollen, passant de la spathe mâle à la spathe femelle, mais on ne sait pas encore pourquoi la plante attire tant ces insectes piqueurs.

Et, lorsque le plant parvient à atteindre un âge vénérable où il aura beaucoup d'énergie dans son rhizome, il produira, alors, une très grande tige de plus d'un mètre de hauteur, puis, ayant épuisé les réserves d'énergie de son rhizome, l'année suivante, il reviendra à sa hauteur "normale", soit environ 20 cm.

En août-septembre, les fruits rouge vif apparaissent et sont très visibles, chacun d'entre eux contenant une à trois semences.

Quoiqu'il en soit, l'arisème petit prêcheur est une plante très particulière à observer, et, semble-t-il qu'il soit rare que l'on puisse prendre des photos de sa fleur, tant la plante se fait discrète dans les bois... Merci, Dame Nature, de m'avoir permis de prendre ces photos et de les partager avec vous!
Johanne Lauzon

Le genre Barbarea comporte une vingtaine d’espèces, dont la plupart d’entre elles vivent en Amérique du Nord et en Euras...
06/12/2026

Le genre Barbarea comporte une vingtaine d’espèces, dont la plupart d’entre elles vivent en Amérique du Nord et en Eurasie.

Au Canada, la Barbarea orthoceras est indigène sur notre territoire, mais la barbarée commune (Barbarea vulgaris), ainsi que deux autres présentes en sol canadien, sont d’origine eurasienne et du nord de l’Afrique.

La barbarée commune, dont il est question ici, est une bisannuelle, la plus connue de toutes les plantes de ce genre. La première année, elle produit une rosette de feuilles (jusqu’à 60!), vert foncé luisant, glabres, très découpées, qui persistent pendant tout l’hiver. À la deuxième année, issues de la rosette de l’année précédente, des tiges s'allongent sur lesquelles les feuilles seront plus petites, sessiles (sans pétiole) et engainantes (entourent la tige); plus on monte vers le sommet de la tige et plus le feuillage sera petit, peu divisé et denté de façon très irrégulière.

Début mai, la floraison de longue durée fait son apparition au sommet des tiges : les fleurs, disposées en grappes autour de la tige, portent 4 pétales jaune vif en forme de croix et 4 sépales verts. En fin de saison, ce sont les fruits anguleux et cylindriques qui s’installent sur les plants. La plante possède plusieurs racines secondaires, mais aussi, une racine pivotante qui peut s’installer, dans le sol, à 50 cm de profondeur.

La barbarée commune produit une multitude de semences et peut devenir envahissante, dominant les plantes indigènes; on peut l’observer dans les champs cultivés, près des pâturages, sur les terrains abandonnés et/ou perturbés, ainsi qu’au bord des routes et des rivages, pourvu que le sol soit riche et humide.

Enfin, notons que la barbarée commune peut aussi être vectrice de maladies pour les champs cultivés et les potagers domestiques où l’on cultive des légumes de la famille des Brassicacées (crucifères – choux, brocoli, radis, etc.).

Le cerisier tardif, aussi appelé "cerisier noir" (Prunus serotina), indigène dans l'est de l'Amérique du Nord, est un ar...
06/11/2026

Le cerisier tardif, aussi appelé "cerisier noir" (Prunus serotina), indigène dans l'est de l'Amérique du Nord, est un arbre très rustique (zone 2b), pouvant atteindre 20 m de hauteur et 10 de largeur.

Le cerisier tardif porte son nom en raison de sa floraison abondante qui s'étale de la fin mai jusqu'à la fin du mois de juin: les fleurs blanches à 5 pétales sont réunies en grappes sur des pédoncules d'à peine 5 mm de long. Les grappes de fleurs sont très allongées et peuvent mesurer jusqu'à 15 cm de longueur.

Le feuillage de ce cerisier indigène est lancéolé et ovale, vert foncé luisant et acuminé; la nervure centrale de chaque feuille est verdâtre et un petit duvet brun jaunâtre peut être observé le long de cette nervure, au revers de la feuille, ce qui ajoute aux caractéristiques d'identification. Les feuilles sont dentées très finement, épaisses et rigides, simples et en alternance sur les rameaux; elles prennent une belle teinte de jaune orangé lorsqu'arrive l'automne.

Toujours dans le but d'identifier l'arbre à maturité, notons que son écorce est grise et s'écaille en plaques régulières dont l'extrémité retrousse un peu; jeune, l'arbre possède une écorce mince, brun orangé et qui porte de nombreuses lenticelles pâles de forme horizontale.

Au début de l'automne, le cerisier tardif produit une multitude de fruits qui sont des drupes (fruits à une seule graine), d'un rouge très foncé presque noir. La chair de ces cerises peut être consommée par les humains, mais il ne faut pas avaler le noyau qui contient des substances toxiques si on en ingère beaucoup.

Les petites cerises se développent d'abord vertes; elles passent, ensuite, à une teinte orangée rosée, puis, rouge, et enfin, noire à maturité. On peut les consommer crues, mais elles seront meilleures en gelées ou macérées dans de l'alcool.

Le bois du cerisier tardif est très dur et sa durabilité n'est plus à prouver; d'une belle teinte rosée, ce bois a longtemps et est encore utilisé en ébénisterie.

Le cerisier tardif a une très grande valeur ornementale et environnementale; il apporte une touche toute naturelle, visuelle et olfactive, aux aménagements de nos jardins, au soleil et dans tous types de sols secs ou humides.
Johanne Lauzon

D'origine européenne, l'épiaire de Byzance ou laineuse (Stachys byzantina) est une herbacée vivace très appréciée des in...
06/10/2026

D'origine européenne, l'épiaire de Byzance ou laineuse (Stachys byzantina) est une herbacée vivace très appréciée des insectes pollinisateurs.

L'épiaire de Byzance possède un feuillage gris, parfois presque blanc au soleil, lancéolé, opposé sur les tiges, très doux au toucher, d'où son nom de "laineux". Les feuilles se développent en rosettes basiques à environ 10-15 cm du sol; ensuite, les tiges florales, de 30 cm de hauteur, émergent directement de la terre et produisent plusieurs épis de fleurs mauve violacé, très mellifères, faisant un beau contraste avec le gris pâle du feuillage.

Couvre-sol par excellence, l'épiaire de Byzance vit bien en sol pauvre, caillouteux, sur des pentes ou des talus, de préférence, au plein soleil et dans tous les types de sols secs.

Une fois bien établie, l'épiaire de Byzance sera très tolérante à la sécheresse; plante très lumineuse et ornementale, elle est facile à entretenir, puisqu'il ne faut que couper les tiges florales fanées, aucun autre entretien n'est nécessaire.

Dans une rocaille, une plate-bande ensoleillée ou en massif, l'épiaire de Byzance peut être associée avec d'autres plantes à feuillage vert foncé ou rouge, à fleurs bleues, roses ou blanches. Effet WOW assuré!
Johanne Lauzon

L'une des plus belles fougères indigènes sur notre territoire est, sans nul doute, l'onoclée sensible (Onoclea sensibili...
06/09/2026

L'une des plus belles fougères indigènes sur notre territoire est, sans nul doute, l'onoclée sensible (Onoclea sensibilis); son nom fait référence au fait qu'étant extrêmement sensible au froid, ses frondes flétrissent et se fanent dès les toutes premières gelées du début de l'automne.

L'aire de répartition naturelle de l'onoclée sensible démarre près du golfe du Mexique et s'étend partout sur la zone nord-américaine, jusqu'à la Baie James et au Labrador. Elle forme de grandes colonies dans les milieux ouverts, mais aussi, en forêts riveraines ou constituées d'érables argentées, de peupliers et de saules.

L'onoclée sensible porte des frondes stériles, vert tendre, mesurant entre 30 et 150 cm de hauteur, peu découpées et dont les marges sont dentées mais rondes, ce qui la démarque des autres fougères et rend son identification très facile. Les frondes fertiles, quant à elles, sont brunes, rigides et coriaces, semblant sèches; chacune d'entre elles est munie de très petites boules, un peu comme des perles ou des pois, couleur brun noir. Ces petites perles contiennent une quantité impressionnante de spores qui seront libérées au printemps suivant; les frondes fertiles, bien droites, peuvent être observées, en hiver, lorsque la couverture de neige est mince. La plante se reproduit aussi par ses rhizomes, d'où émergent de nouveaux plants printaniers sur les noeuds racinaires.

L'onoclée sensible se développe, tant en milieux ombragés qu'ensoleillés, pourvu que le sol soit toujours frais à humide. On peut l'observer au bord des cours d'eau, dans les fossés et champs humides, ainsi qu'à l'orée des sentiers et des bois.

NOTE: L'onoclée sensible serait la plus ancienne fougère sur la planète Terre dont l'apparence n'a pas changé depuis plus de 60 millions d'années! Il y a quelques décennies, on a d'ailleurs retrouvé des fossiles de cette fougère datant du Paléocène, soit, après l'extinction des dinosaures...
Johanne Lauzon

Son indique bien l'origine de cet arbuste, le caraganier de Sibérie (Caragana arborescens) fut introduit en Amérique du ...
06/08/2026

Son indique bien l'origine de cet arbuste, le caraganier de Sibérie (Caragana arborescens) fut introduit en Amérique du Nord, il y a plus de 100 ans à titre ornemental; depuis ce temps, il s'est naturalisé à plusieurs endroits sur notre territoire.

Le caraganier de Sibérie peut atteindre 4 m de hauteur; il forme, avec le temps, un grand buisson ligneux, très dense, mais surtout, très épineux.

Les épines se situent à la base des feuilles, vert foncé, qui sont composées de 4 à 6 paires de folioles; la floraison, en mai, est constituée d'une multitude de petites fleurs jaune vif, parfumées et très décoratives. À l'automne, ce sont les fruits qui font leur apparition en minces et longues gousses, laissant échapper les graines à maturité. Cet arbuste se reproduit d'ailleurs par ses semences, mais aussi par ses drageons.

Le caraganier de Sibérie aime que le sol sur lequel repose son système racinaire dense et compact, soit sec ou humide, peu importe, mais peu fertile; faisant partie de la famille des Fabacées, il s'agit d'une plante qui est capable d'absorber et de fixer l'azote atmosphérique dans ses racines, produisant ainsi son propre engrais (comme toutes les plantes de cette famille).

Les gousses du caraganier de Sibérie contiennent des pois, riches en matières grasses, en protéines et en sucres, que les humains peuvent consommer, cuits ou grillés. Séchés, ces pois peuvent être plantés, à l'intérieur et être dégustés en pousses nutritives.

Venant d'une région à la météo extrême, il va sans dire que le caraganier de Sibérie est très résistant au froid, donc, très rustique au Québec. Il pousse en colonies dans les lieux dégagés, les clairières et en lisière des forêts; au port très dense, l'ombre qu'il projette empêche les autres végétaux de croître correctement.

Très apprécié des oiseaux, en particulier, des colibris, le caraganier de Sibérie peut facilement être utilisé à titre de haie brise-vent ou défensive (épines), ou encore, dans les talus secs. Son système racinaire contribue à stabiliser les sols qui ont tendance à l'érosion.
Johanne Lauzon

L'élyme des sables ou seigle de mer (Leymus mollis) est une graminée vivace, d'origine sibérienne et nord-américaine.Pou...
06/04/2026

L'élyme des sables ou seigle de mer (Leymus mollis) est une graminée vivace, d'origine sibérienne et nord-américaine.

Pouvant atteindre entre 1 et 1,5 m de hauteur, l'élyme des sables est une très belle graminée au feuillage vert bleuté, en forme de ruban dressé; en été, la plante produit plusieurs épis floraux, longs et très élégants, non ramifiés sur la tige et poussant aux extrémités de celle-ci, couleur jaune pâle.

Très résistante, son nom l'indique, l'élyme des sables ou seigle de mer assure son développement sur le sable, dans le gravier au bord de l'eau salée et même dans les fissures de roches. Elle est constituée d'un long système racinaire, profond et vigoureux, qui va contribuer à stabiliser les berges contre l'érosion, dans les Maritimes, le long du fleuve Saint-Laurent et en Gaspésie.

On ne la verra que très rarement à l'intérieur des terres, cette graminée préfère nettement les rivages salés, froids à très froids de l'Hémisphère Nord de la planète; c'est ce qu'on appelle une plante "circumpolaire".

Quoiqu'il en soit, l'élyme des sables est une plante indigène au Canada, mais elle est surtout une graminée très utile, car, en plus de protéger le sol de l'érosion, elle assure un abri pour les petits mammifères et de la nourriture aux oiseaux.

À découvrir au bord de l'eau salée du Québec cet été!
Johanne Lauzon

Adresse

3235 BoUlica St-Martin Est 009-A
Laval, QC
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