10/02/2026
Ne minimisons pas le problème de la violence dans nos écoles!
Dans son émission de radio au 98.5 à Montréal, Luc Ferrandez a affirmé que les syndicats avaient « sauté là-dessus comme la petite vérole sur le bas clergé » lorsqu’il est question de violence dans les écoles. Pourtant, cette violence est bien réelle : elle est vécue, signalée et documentée sur le terrain.
Des éducatrices spécialisées, des surveillantes d’élèves, des préposées aux élèves handicapés et d’autres membres du personnel de soutien sont frappés, mordus, menacés ou confrontés à des situations qui peuvent laisser des séquelles physiques et psychologiques. Derrière les rapports d’accident, les déclarations à la CNESST et les arrêts de travail, il y a des travailleuses et des travailleurs.
« Les syndicats n’ont pas découvert cet enjeu avec une manchette. Depuis des années, nous réclamons davantage de ressources, de formation, de soutien clinique et de mesures de prévention. On peut discuter des différentes causes de l’absentéisme, mais on ne devrait jamais ridiculiser ou banaliser la violence réellement vécue dans nos écoles », rappelle Michelle Poulin, vice-présidente du secteur de l’éducation du SCFP-Québec.
Prendre cette violence au sérieux, ce n’est pas présenter nos écoles comme des zones de guerre. C’est protéger celles et ceux qui accompagnent les élèves chaque jour et leur donner les ressources nécessaires pour faire leur travail en toute sécurité.