10/08/2026
⚖️🏛️🔻 PRÈS DE 150 FEMMES DÉNONCENT DES AGRESSIONS SE*****ES AU NORDIK SPA : 36 MASSOTHÉRAPEUTES VISÉS PAR DES ALLÉGATIONS
8 octobre 2026 – Chelsea, Outaouais, Québec
date des événements allégués : de 2007 à 2026
Une importante procédure judiciaire met en cause le Nordik Spa Village de Chelsea, en Outaouais, après que près de 150 femmes ont rapporté des agressions se**elles qui seraient survenues pendant des séances de massothérapie.
Au moins 143 personnes se sont manifestées auprès d’un cabinet d’avocats au cours de la dernière année. Leurs dénonciations concernent au moins 36 massothérapeutes différents qui auraient travaillé dans cet établissement.
Le 2 octobre 2026, la Cour supérieure du Québec a autorisé une action collective visant l’entreprise, ouvrant la voie à l’examen judiciaire des responsabilités qui lui sont reprochées.
DES ALLÉGATIONS QUI S’ÉTENDENT SUR PRÈS DE 20 ANS
Les événements dénoncés se seraient produits entre 2007 et 2026, dans un contexte où les clientes recevaient des soins de massothérapie.
Plusieurs femmes affirment avoir subi des gestes se**els non consentis alors qu’elles se trouvaient seules avec leur massothérapeute.
La représentante de l’action collective, identifiée uniquement par les initiales A.B. afin de protéger son identité, soutient avoir elle-même été victime d’une agression en décembre 2024.
La procédure soulève notamment la question des mesures de prévention qui auraient dû être mises en place pour assurer la sécurité des clientes.
DES PLAINTES QUI AURAIENT ÉTÉ MAL GÉRÉES
L’un des principaux aspects du recours concerne la réaction de l’établissement après la réception de signalements.
Selon les allégations contenues dans la procédure, certaines clientes auraient reçu une carte-cadeau après avoir dénoncé des gestes à caractère se**el.
Il est également reproché à l’entreprise de ne pas avoir systématiquement écarté les massothérapeutes visés par des plaintes.
La représentante du groupe estime que des interventions plus rigoureuses auraient potentiellement permis d’éviter d’autres événements.
Ces reproches constituent toutefois des allégations civiles qui devront être examinées par le tribunal.
PLUSIEURS MASSOTHÉRAPEUTES ONT DÉJÀ ÉTÉ CONDAMNÉS
Parallèlement à l’action collective, plusieurs procédures criminelles distinctes ont été engagées contre des hommes ayant exercé au Nordik Spa Village.
MAXIME BÉDARD
Des infractions commises en juin et juillet 2019 ont mené à une déclaration de culpabilité pour agression se**elle en 2021.
L’homme a été condamné à six mois d’emprisonnement.
MARLON FRANCISCO CORDOBA EGUIS
Des événements survenus en novembre et décembre 2022 ont donné lieu à une procédure criminelle.
En janvier 2025, il a reconnu sa culpabilité à une accusation d’agression se**elle.
Il a reçu une peine de 450 jours d’emprisonnement, accompagnée d’une probation de deux ans.
ADAM ALEX LEROUX
En janvier 2026, Adam Alex Leroux a été reconnu coupable d’une agression se**elle commise en juin 2023.
Le tribunal lui a imposé quatre mois de prison et une période de probation de 36 mois.
Une inscription au registre des délinquants se**els pour une durée de 20 ans fait également partie des conséquences judiciaires rapportées.
L’homme a toutefois contesté son verdict de culpabilité en appel.
SEIFALLAH NAOUAR
En mai 2026, Seifallah Naouar a été reconnu coupable d’une agression se**elle commise sur une cliente en août 2023.
Il a également porté son verdict en appel.
Une femme a par ailleurs entrepris une poursuite civile visant à la fois cet homme et le Nordik Spa Village.
HERBY FREMONT
Herby Fremont fait face à une accusation d’agression se**elle relativement à des faits allégués de septembre 2024.
L’accusation a été déposée en juillet 2025 et une nouvelle comparution est prévue en novembre 2026.
Il demeure présumé innocent tant que sa culpabilité n’a pas été établie.
UNE ACTION COLLECTIVE AUTORISÉE PAR LA COUR SUPÉRIEURE
La procédure collective a été entreprise au nom de personnes affirmant avoir subi des agressions se**elles pendant des massages offerts au Nordik Spa Village.
Le dossier judiciaire porte le numéro 500-06-001408-257.
L’autorisation accordée le 2 octobre permet à la procédure de franchir une étape importante.
Elle ne signifie toutefois pas que les allégations ont été prouvées ni que l’établissement a été reconnu civilement responsable.
Le tribunal devra notamment examiner les circonstances des événements dénoncés, les mesures de sécurité appliquées et les interventions effectuées après les plaintes.
L’entreprise rappelle que le fond de l’action collective n’a pas encore été jugé.
L’ENCADREMENT DES MASSOTHÉRAPEUTES REMIS EN QUESTION
Cette affaire soulève également des préoccupations concernant la réglementation de la massothérapie au Québec.
Contrairement aux médecins, aux infirmières et à plusieurs autres professionnels de la santé, les massothérapeutes ne sont pas soumis à la surveillance d’un ordre professionnel propre à leur discipline.
Le secteur repose principalement sur différentes associations professionnelles qui établissent leurs critères d’adhésion et leurs mécanismes disciplinaires.
Cette structure peut compliquer le suivi des personnes faisant l’objet de sanctions professionnelles.
Depuis janvier 2026, six associations ont entrepris de partager leurs listes de membres radiés afin de limiter les possibilités de contourner une exclusion en changeant simplement d’association.
Des représentants du secteur réclament maintenant un encadrement législatif plus strict, notamment en matière de formation et de protection du titre de massothérapeute.
LA RESPONSABILITÉ DE L’ÉTABLISSEMENT AU CENTRE DU DÉBAT JUDICIAIRE
L’action collective devra permettre de déterminer si le Nordik Spa Village a respecté ses obligations envers les personnes qui fréquentaient ses installations.
Les questions entourant le traitement des plaintes, la sélection des employés et les mesures de prévention pourraient occuper une place importante dans les procédures à venir.
Les condamnations criminelles déjà prononcées contre certains massothérapeutes sont distinctes de la responsabilité civile qui pourrait éventuellement être attribuée à l’entreprise.
À ce jour, les 143 dénonciations ne correspondent pas à autant d’agressions judiciairement établies, et les 36 massothérapeutes mentionnés ne font pas tous l’objet de condamnations.
Le dossier devra maintenant suivre son cours devant la Cour supérieure du Québec, où les éléments de preuve permettront de déterminer l’étendue des responsabilités et les éventuelles réparations auxquelles les membres du groupe pourraient avoir droit.