Mémorial de Lévis

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Mémorial de Lévis Préserver, mettre en valeur, promouvoir le patrimoine militaire et la paix. Preserve, develop, promote military heritage and peace.

La Fondation du Mémorial est un organisme à but non lucratif dont l’objectif est la préservation et la mise en valeur du patrimoine militaire. De plus, nous voulons commémorer les sacrifices accomplis pour protéger la paix; saluer le courage, le dévouement et les sacrifices des soldats, des policiers et des travailleurs humanitaires, qui œuvrent à construire la paix et à maintenir la sécurité, ainsi que souligner le rôle primordial de leurs parents et proches; recueillir le témoignage et la mémoire de ceux qui ont œuvré pour la paix et faire connaître au grand public une page d’histoire méconnue. En devenant membre, votre cotisation permet le développement et la mise en valeur de nos deux sites, le Parc de la Paix (site mondial de l’UNESCO) et le Fort de la Martinière. Apposer une « médaille de verdure » sur un site militaire historique et inscrire, à jamais, l’histoire de ceux et de celle qui ont écrit les chapitres de la glorieuse histoire militaire canadienne, Projet unique au Canada, le Mémorial des Militaires sera non seulement une oasis de paix où seront mises en valeur les richesse du milieu naturel, mais surtout un immense livre d’histoire où seront consignés les noms de ceux et de celle qui sont les véritables auteurs des chapitres de l’histoire militaire canadienne. The Memorial Foundation is a non-profit organization whose goal is the preservation and enhancement of military heritage. In addition, we commemorate the sacrifices made to protect the peace; salute the courage, dedication and sacrifice of soldiers, police and humanitarian workers, working to build peace and maintain security, and highlight the important role of their parents and families; collect evidence and memory of those who have worked for peace and to inform the general public about untold stories. By becoming a member, your contribution enables the development and enhancement of our two sites, the Peace Park (World UNESCO site) and Fort de la Martinière. Affix a "green medal" on a historic military site and register, forever, history and those who wrote the chapters of the glorious Canadian military history, unique project in Canada, the Military Memorial will not only be an oasis of peace where its natural environment will be valued, but also a great history book which will record the names of those who are the real authors of the chapters in Canadian military history

25 octobre 1918 – La grippe espagnole frappe les militaires à LévisIl y a 108 ans aujourd'hui, le 25 octobre 1918, le so...
10/25/2026

25 octobre 1918 – La grippe espagnole frappe les militaires à Lévis

Il y a 108 ans aujourd'hui, le 25 octobre 1918, le soldat Eugène Beaupré, âgé de seulement 21 ans, décède alors que la pandémie de grippe espagnole frappe durement le Québec.

Originaire de la région de Saint-Gérard-Majella (près de L’Ancienne-Lorette, Québec), Eugène Beaupré sert dans l'infanterie canadienne, au sein du 2nd Quebec Regiment, sous le numéro matricule 3284926. Selon les renseignements de son dossier militaire, il aurait été admis le 9 octobre dans un établissement hospitalier militaire de Lévis, où il succombe à la maladie seize jours plus t**d.
À cette époque, Lévis possède une présence militaire beaucoup plus importante qu'on pourrait aujourd'hui l'imaginer. Le camp militaire de Lauzon, aménagé au XIXe siècle dans le secteur de l'actuel parc de la Paix, constitue depuis plusieurs décennies un important lieu d'entraînement pour les unités de milice de la région. Pendant la Première Guerre mondiale, il accueille notamment le Princess Patricia's Canadian Light Infantry ainsi que des volontaires serbes, tout en poursuivant ses activités militaires.

La région dispose également d'infrastructures médicales militaires, notamment l'hôpital militaire de Lauzon. Parmi les médecins militaires mobilisés pendant cette période figure le capitaine Ludovic Lavallée, originaire de Sainte-Louise, dans la Côte-du-Sud, et pratiquant la médecine à La Pocatière. Enrôlé le 2 septembre 1918 dans le Corps médical de l'Armée canadienne, il sert à l'hôpital militaire de Québec durant la pandémie de grippe espagnole. Son parcours témoigne de la contribution des professionnels de la santé de notre région à l'effort de guerre canadien.

À l'automne 1918, la grippe espagnole bouleverse profondément la vie des communautés québécoises. À Lévis, la situation devient particulièrement préoccupante. Le Collège de Lévis doit fermer temporairement ses portes, tandis que les ambulances transportent quotidiennement des malades vers l'Hôtel-Dieu. Les familles sont durement touchées et les décès se multiplient.

Les militaires ne sont pas épargnés. La promiscuité des camps d'entraînement, des casernes et des transports de troupes favorise la propagation rapide de la maladie.
Eugène Beaupré meurt le 25 octobre 1918, seulement 17 jours avant l'Armistice du 11 novembre. Il repose aujourd'hui au cimetière catholique de Saint-Gérard.

Son histoire nous rappelle que les sacrifices de la Première Guerre mondiale ne se limitent pas aux champs de bataille européens. Des militaires canadiens ont également perdu la vie au pays, victimes de maladies ou d'accidents pendant leur service.
Elle nous permet aussi de redécouvrir une page méconnue de notre histoire régionale : celle du camp militaire de Lauzon et des installations militaires qui ont contribué à l'effort de guerre canadien.

Aujourd'hui, nous rendons hommage au soldat Eugène Beaupré et à tous ceux qui ont perdu la vie au service de leur pays.

Nous nous souviendrons d'eux.
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October 25, 1918 – The Spanish Flu Strikes Military Personnel in Lévis

108 years ago today, on October 25, 1918, Private Eugène Beaupré, just 21 years old, died as the Spanish flu pandemic was sweeping across Quebec.

Originally from the Saint-Gérard-Majella area (near L’Ancienne-Lorette, Quebec), Eugène Beaupré served in the Canadian Infantry with the 2nd Quebec Regiment, under service number 3284926. According to information in his military records, he was reportedly admitted to a military medical facility in Lévis on October 9, where he succumbed to the illness sixteen days later.

At the time, Lévis had a much greater military presence than many people might imagine today. Lauzon Military Camp, established in the nineteenth century in the area of what is now Parc de la Paix, had served for decades as an important training ground for militia units from the region. During the First World War, it hosted the Princess Patricia's Canadian Light Infantry as well as Serbian volunteers, while continuing its military training activities.

The region also had military medical facilities, including Lauzon Military Hospital. Among the military physicians mobilized during this period was Captain Ludovic Lavallée, originally from Sainte-Louise in the Côte-du-Sud region, who practised medicine in La Pocatière. Enlisting in the Canadian Army Medical Corps on September 2, 1918, he served at the Military Hospital in Quebec City during the Spanish flu pandemic. His service illustrates the contribution of healthcare professionals from our region to Canada's war effort.

In the autumn of 1918, the Spanish flu profoundly disrupted life in communities throughout Quebec. In Lévis, the situation became particularly concerning. The Collège de Lévis was forced to close temporarily, while ambulances transported patients to the Hôtel-Dieu hospital on a daily basis. Families were severely affected, and the death toll continued to rise.

Military personnel were not spared. Crowded conditions in training camps, barracks, and troop transports contributed to the rapid spread of the disease.

Eugène Beaupré died on October 25, 1918, just 17 days before the Armistice of November 11. He is buried today in the Saint-Gérard Roman Catholic Cemetery.

His story reminds us that the sacrifices of the First World War were not confined to European battlefields. Canadian military personnel also lost their lives at home, victims of illness or accidents while serving their country.

It also allows us to rediscover a lesser-known chapter of our regional history: the story of Lauzon Military Camp and the military facilities that contributed to Canada's war effort.

Today, we honour Private Eugène Beaupré and all those who lost their lives in the service of their country.

We Will Remember Them.

10/25/2026
23 octobre 1847 – La tragédie irlandaise aux portes de la Côte-du-SudIl y a 179 ans, à l'automne 1847, la station de qua...
10/23/2026

23 octobre 1847 – La tragédie irlandaise aux portes de la Côte-du-Sud

Il y a 179 ans, à l'automne 1847, la station de quarantaine de Grosse-Île, située dans le fleuve Saint-Laurent, au large de Montmagny, achève l'une des années les plus tragiques de l'histoire de l'immigration au Canada.

Depuis le printemps, des dizaines de milliers d'Irlandais fuient la Grande Famine qui ravage leur pays. Affaiblis par la malnutrition, ils traversent l'Atlantique à bord de navires surpeuplés et insalubres, où le typhus, surnommé la fièvre des navires, se propage rapidement.

En 1847, près de 100 000 immigrants, en très grande majorité irlandais, arrivent au port de Québec. La station de quarantaine de Grosse-Île, aménagée en 1832, est complètement débordée. Les malades s'entassent dans les installations médicales, tandis que des navires attendent pendant des jours, parfois des semaines, leur autorisation de poursuivre leur voyage.

Le bilan est effroyable : plus de 5 000 personnes meurent pendant la traversée de l'Atlantique et jusqu'à 5 424 immigrants sont inhumés à Grosse-Île. Des milliers d'autres succombent à la maladie après leur arrivée dans les villes canadiennes, notamment à Québec, Montréal et Kingston.

Pour les habitants de la Côte-du-Sud, cette tragédie se déroule littéralement à leurs portes. Située dans l'archipel de L'Isle-aux-Grues, à proximité de Montmagny et des paroisses riveraines du Saint-Laurent, Grosse-Île devient le théâtre d'une catastrophe humanitaire d'une ampleur sans précédent dans la région. Le fleuve, qui constitue depuis des générations une voie de communication et de commerce essentielle, devient également le
passage de milliers de familles fuyant la famine et la misère.

Malgré les risques de contagion, des médecins, des infirmières, des membres du clergé catholique et protestant ainsi que d'autres employés de la station se dévouent pour soigner les malades, accompagner les mourants et assurer une sépulture digne aux victimes. Plusieurs contractent eux-mêmes la maladie.

À la fin d'octobre 1847, la saison de navigation touche à sa fin et la station de quarantaine se vide progressivement. Derrière les statistiques demeurent des milliers de destins brisés, mais également l'histoire de survivants qui contribueront à façonner la société québécoise et canadienne.

Aujourd'hui, Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais constitue un lieu historique national du Canada. Son cimetière et sa grande croix celtique rappellent le sacrifice des victimes et l'héritage des immigrants irlandais.

Cette tragédie nous rappelle que l'histoire de la Côte-du-Sud et du Saint-Laurent est aussi celle de l'immigration, de la solidarité et de l'accueil de populations confrontées aux plus grandes épreuves.

Nous nous souvenons.
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October 23, 1847 – The Irish Tragedy on the Doorstep of Quebec's South Shore

179 years ago, in the autumn of 1847, the quarantine station at Grosse Île, located in the St. Lawrence River off Montmagny, was approaching the end of one of the most tragic years in Canadian immigration history.

Since the spring, tens of thousands of Irish people had been fleeing the Great Famine devastating their homeland. Weakened by malnutrition, they crossed the Atlantic aboard overcrowded and unsanitary ships, where typhus, commonly known as ship fever, spread rapidly.

In 1847, nearly 100,000 immigrants, the vast majority of them Irish, arrived at the Port of Quebec. The Grosse Île quarantine station, established in 1832, was completely overwhelmed. Sick passengers crowded the medical facilities, while ships waited for days, sometimes weeks, for permission to continue their journey.

The death toll was staggering: more than 5,000 people died during the Atlantic crossing, and as many as 5,424 immigrants were buried at Grosse Île. Thousands more succumbed to disease after reaching Canadian cities, including Quebec City, Montreal, and Kingston.
For the inhabitants of Quebec's South Shore, this tragedy unfolded literally on their doorstep. Located in the Isle-aux-Grues archipelago, near Montmagny and the communities along the St. Lawrence River, Grosse Île became the scene of a humanitarian disaster of unprecedented proportions in the region. The river, which had served for generations as an essential transportation and trade route, also became the passageway for thousands of families fleeing famine and poverty.

Despite the risk of infection, doctors, nurses, members of the Catholic and Protestant clergy, and other quarantine station employees devoted themselves to caring for the sick, comforting the dying, and ensuring that victims received a dignified burial. Many contracted the disease themselves.

By late October 1847, the navigation season was drawing to a close, and the quarantine station was gradually emptying. Behind the statistics were thousands of shattered lives, but also the stories of survivors who would help shape Quebec and Canadian society.
Today, Grosse Île and the Irish Memorial National Historic Site preserves the memory of this tragedy. Its cemetery and imposing Celtic cross commemorate the victims and the enduring legacy of Irish immigration.

This tragedy reminds us that the history of Quebec's South Shore and the St. Lawrence River is also a history of immigration, solidarity, and welcoming people facing extraordinary hardship.

We Remember.
https://parcs.canada.ca/lhn-nhs/qc/grosseile

10/23/2026
22 octobre 1916 – À la mémoire du soldat Ferdinand Bégin, originaire de LévisIl y a 110 ans aujourd'hui, le 22 octobre 1...
10/22/2026

22 octobre 1916 – À la mémoire du soldat Ferdinand Bégin, originaire de Lévis

Il y a 110 ans aujourd'hui, le 22 octobre 1916, le soldat Ferdinand Bégin, originaire de Bienville, aujourd'hui un secteur de Lévis, perd la vie en France des suites de blessures reçues au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Fils de Charles-François (Frank) Bégin et de Marie-Léda Allard, Ferdinand grandit dans la région de Lévis avant de devenir électricien et de s'établir à Howick, en Montérégie.

Le 17 novembre 1915, il s'enrôle volontairement à Montréal au sein du 87e Bataillon du Corps expéditionnaire canadien, connu sous le nom des Canadian Grenadier Guards. Comme des milliers d'autres Canadiens, il quitte sa famille, son métier et sa communauté pour participer à un conflit qui fait alors rage en Europe.

Le 23 avril 1916, il s'embarque à Halifax à bord du SS Empress of Britain, à destination de l'Angleterre. Il arrive à Liverpool le 5 mai suivant et poursuit sa préparation militaire avant d'être envoyé en France, le 17 août 1916.

À cette époque, les forces canadiennes participent aux violents combats de la bataille de la Somme. Les affrontements sont particulièrement meurtriers et les pertes humaines considérables.
Ferdinand Bégin est blessé au combat et succombe à ses blessures le 22 octobre 1916, à Rouen, en France, loin de sa famille et de sa terre natale.

Son parcours rappelle celui de milliers de jeunes Canadiens qui ont volontairement quitté leur vie civile pour servir leur pays. Derrière les grandes batailles et les statistiques militaires se trouvent des hommes, des familles et des communautés profondément marqués par la guerre.

Aujourd'hui, nous rendons hommage au soldat Ferdinand Bégin, un homme de chez nous dont le service et le sacrifice méritent de ne pas être oubliés.

Nous nous souvenons.
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October 22, 1916 – Remembering Private Ferdinand Bégin of Lévis

110 years ago today, on October 22, 1916, Private Ferdinand Bégin, originally from Bienville, now part of Lévis, Quebec, died in France from wounds sustained in combat during the First World War.

The son of Charles-François (Frank) Bégin and Marie-Léda Allard, Ferdinand grew up in the Lévis area before becoming an electrician and settling in Howick, in the Montérégie region of Quebec.

On November 17, 1915, he voluntarily enlisted in Montreal with the 87th Battalion of the Canadian Expeditionary Force, known as the Canadian Grenadier Guards. Like thousands of other Canadians, he left behind his family, his profession, and his community to take part in a war raging across Europe.

On April 23, 1916, he departed Halifax aboard the SS Empress of Britain, bound for England. He arrived in Liverpool on May 5 and continued his military training before being sent to France on August 17, 1916.

At that time, Canadian forces were engaged in the fierce fighting of the Battle of the Somme. The battles were particularly brutal, resulting in devastating casualties.

Ferdinand Bégin was wounded in action and succumbed to his injuries on October 22, 1916, in Rouen, France, far from his family and his homeland.

His story reflects that of thousands of young Canadians who voluntarily left civilian life to serve their country. Behind the great battles and military statistics were individuals, families, and communities profoundly affected by the war.

Today, we honour Private Ferdinand Bégin, a man from our own community whose service and sacrifice deserve to be remembered.

We Remember.

10/22/2026
21 octobre 1690 – Les miliciens canadiens repoussent l'invasion de QuébecIl y a 336 ans aujourd'hui, le 21 octobre 1690,...
10/21/2026

21 octobre 1690 – Les miliciens canadiens repoussent l'invasion de Québec

Il y a 336 ans aujourd'hui, le 21 octobre 1690, les forces anglaises qui tentent de s'emparer de Québec commencent leur retraite après plusieurs jours de combats contre les défenseurs de la Nouvelle-France. Cette victoire, remportée principalement grâce à l'action des miliciens canadiens, constitue l'un des épisodes marquants de notre histoire militaire.

Depuis 1689, la France et l'Angleterre s'affrontent dans le cadre de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, un conflit européen qui s'étend rapidement à leurs colonies nord-américaines. Après avoir capturé Port-Royal, en Acadie, au printemps 1690, les autorités du Massachusetts organisent une nouvelle expédition destinée à conquérir Québec et à affaiblir la présence française en Amérique du Nord.

Sous le commandement de William Phips, une flotte d'environ 34 navires transportant 2 300 hommes remonte le Saint-Laurent. Le 16 octobre, les bâtiments anglais jettent l'ancre devant Québec. Le gouverneur Louis de Buade, comte de Frontenac, qui a rapidement organisé la défense de la ville, dispose d'environ 3 000 hommes, principalement des miliciens canadiens et des soldats des troupes de la Marine.

Phips fait parvenir un ultimatum exigeant la reddition de Québec. Frontenac lui oppose une réponse devenue célèbre : « Je n'ai point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons et à coups de f***l. »

Le 18 octobre, les Anglais débarquent leurs troupes à Beauport, avec l'intention de traverser la rivière Saint-Charles et d'attaquer Québec par voie terrestre, pendant que leur flotte bombarde les fortifications. Cependant, les miliciens canadiens, habitués au terrain et aux tactiques d'embuscade, harcèlent continuellement les envahisseurs et les empêchent de progresser.

Parmi les défenseurs se distingue Jacques Le Moyne de Sainte-Hélène, officier canadien qui dirige les opérations contre les troupes débarquées. Il est mortellement blessé lors des combats du 20 octobre. Pendant ce temps, les batteries d'artillerie de Québec ripostent aux bombardements anglais et endommagent plusieurs navires ennemis.

La défense de Québec repose largement sur la mobilisation des habitants de la colonie. Les miliciens venus de Québec, de Montréal et des paroisses environnantes combattent aux côtés des troupes régulières. Leur connaissance du territoire et leur capacité à mener une guerre d'escarmouches contribuent directement à l'échec de l'invasion.

Dans la nuit du 21 au 22 octobre, les troupes anglaises évacuent leurs positions de Beauport, abandonnant plusieurs pièces d'artillerie. Après un échange de prisonniers, Phips quitte définitivement Québec le 24 octobre, mettant fin à une expédition coûteuse et infructueuse.

Cette victoire démontre que la défense de la Nouvelle-France ne repose pas uniquement sur les soldats professionnels et les fortifications, mais également sur la participation active de sa population.

Le siège de Québec de 1690 demeure ainsi un exemple remarquable du rôle des citoyens-soldats dans notre histoire : une communauté qui se mobilise pour défendre son territoire, ses institutions et son avenir.
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October 21, 1690 – Canadian Militiamen Repel the Invasion of Quebec

336 years ago today, on October 21, 1690, English forces attempting to capture Quebec began their retreat after several days of fighting against the defenders of New France. This victory, achieved largely through the efforts of Canadian militiamen, remains one of the defining episodes in our military history.

Since 1689, France and England had been engaged in the Nine Years' War, a European conflict that quickly spread to their North American colonies. After capturing Port Royal in Acadia in the spring of 1690, the authorities in Massachusetts organized another expedition aimed at conquering Quebec and weakening the French presence in North America.

Under the command of William Phips, a fleet of approximately 34 ships carrying 2,300 men sailed up the St. Lawrence River. On October 16, the English vessels anchored off Quebec. Governor Louis de Buade, Comte de Frontenac, who had rapidly organized the city's defences, commanded approximately 3,000 men, primarily Canadian militiamen and soldiers of the Troupes de la Marine.

Phips sent an ultimatum demanding Quebec's surrender. Frontenac responded with words that would become famous: “I have no reply to make to your general other than from the mouths of my cannons and with musket fire.”

On October 18, English troops landed at Beauport, intending to cross the Saint-Charles River and attack Quebec by land while their fleet bombarded the fortifications. However, Canadian militiamen, familiar with the terrain and skilled in ambush tactics, continuously harassed the invaders and prevented them from advancing.

Among the defenders was Jacques Le Moyne de Sainte-Hélène, a Canadian officer who led operations against the landing forces. He was mortally wounded during the fighting on October 20. Meanwhile, Quebec's artillery batteries returned fire against the English bombardment, damaging several enemy vessels.

The defence of Quebec depended heavily on the mobilization of the colony's inhabitants. Militiamen from Quebec, Montreal, and surrounding parishes fought alongside regular troops. Their knowledge of the terrain and ability to conduct skirmishing operations contributed directly to the failure of the invasion.

During the night of October 21–22, English troops evacuated their positions at Beauport, abandoning several artillery pieces. Following an exchange of prisoners, Phips finally departed Quebec on October 24, bringing an expensive and unsuccessful expedition to an end.

This victory demonstrated that the defence of New France depended not only on professional soldiers and fortifications, but also on the active participation of its population.

The Siege of Quebec in 1690 therefore remains a remarkable example of the role of citizen-soldiers in our history: a community mobilizing to defend its territory, its institutions, and its future.

La bataille de Québec est un affrontement important entre Français et Anglais en Nouvelle-France. Elle intervient le 16 octobre 1690 pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg en Europe (où se produisent les affrontements principaux) et la première guerre intercoloniale en Amérique du Nord (où ...

20 octobre 1871 – La Force permanente canadienne naît de la miliceIl y a 155 ans aujourd'hui, le 20 octobre 1871, le gou...
10/20/2026

20 octobre 1871 – La Force permanente canadienne naît de la milice

Il y a 155 ans aujourd'hui, le 20 octobre 1871, le gouvernement canadien autorise la création des batteries A et B de l'artillerie canadienne, respectivement établies à Kingston, en Ontario, et à Québec. Cette décision marque la naissance de la Force permanente canadienne, ancêtre de l'actuelle Force régulière des Forces armées canadiennes.

Depuis la Confédération de 1867, le jeune Dominion du Canada doit progressivement assumer la responsabilité de sa propre défense. En 1871, la Grande-Bretagne retire la presque totalité de ses troupes du territoire canadien, à l'exception notamment des garnisons d'Halifax et d'Esquimalt. Le gouvernement canadien doit désormais assurer la protection de ses fortifications, de son ar****nt et de ses installations militaires stratégiques.

Pour relever ce défi, les autorités canadiennes ne partent toutefois pas de zéro. Depuis plusieurs décennies, des unités de milice volontaire assurent déjà une partie de la défense du territoire et possèdent une expertise militaire considérable. Dans la région de Québec, des unités d'artillerie de milice existent depuis les années 1820, notamment la Royal Quebec Volunteer Artillery et la 1st Quebec Field Battery, créée en 1855.

C'est précisément dans ces unités de milice que la nouvelle batterie B recrute une grande partie de ses officiers et de ses artilleurs. La plupart des militaires de cette batterie proviennent de la région de Québec et possèdent déjà une expérience acquise au sein de la milice ou de l'armée britannique. Parmi les premiers officiers figurent notamment Charles-Edward Boucher de Montizambert, George Ross White et Joseph-Ernest de Montarville Taschereau, issus des formations militaires locales.

Sous le commandement du lieutenant-colonel Thomas Bland Strange, officier de l'Artillerie royale britannique, la batterie B s'établit à la Citadelle de Québec. Elle doit assurer la garde et l'entretien des installations militaires et de l'ar****nt, notamment dans les fortifications de Québec, aux forts de Lévis et à l'île Sainte-Hélène, à Montréal.

La batterie B assume également une mission essentielle : former les officiers, les sous-officiers et les artilleurs de la milice canadienne. L'École d'artillerie de Québec accueille des militaires provenant des unités non permanentes afin de leur permettre d'acquérir de nouvelles qualifications. La Force permanente et la milice deviennent ainsi deux composantes complémentaires d'un même système de défense.

Cette relation se manifeste également sur la rive sud du Saint-Laurent. Les artilleurs de la batterie B participent à l'entretien des forts de Lévis et soutiennent l'entraînement de la milice régionale, notamment au camp militaire de Lauzon, situé à proximité des fortifications.

En 1883, les batteries A et B sont intégrées au nouveau Régiment de l'Artillerie canadienne. Leur héritage se poursuit aujourd'hui au sein de l'Artillerie royale canadienne, tandis que les unités de réserve de Québec et de Lévis perpétuent leur propre tradition d'artillerie citoyenne.

La création de la Force permanente canadienne en 1871 ne représente donc pas une rupture avec la milice, mais plutôt une nouvelle étape de son évolution. Les premières unités régulières canadiennes se sont largement construites à partir de citoyens-soldats qui possédaient déjà l'expérience, les compétences et la volonté de servir leur pays.

Cette histoire nous rappelle que la Force régulière et la Réserve partagent des origines communes et que leur complémentarité est inscrite dans les fondements mêmes de notre organisation militaire.
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October 20, 1871 – Canada's Permanent Force Is Born from the Militia

155 years ago today, on October 20, 1871, the Canadian government authorized the formation of A and B Batteries of Canadian Artillery, stationed at Kingston, Ontario, and Quebec City, respectively. This decision marked the birth of Canada's Permanent Force, the predecessor of today's Regular Force of the Canadian Armed Forces.

Since Confederation in 1867, the young Dominion of Canada had been gradually assuming responsibility for its own defence. In 1871, Great Britain withdrew nearly all its troops from Canadian territory, with the notable exceptions of the garrisons at Halifax and Esquimalt. The Canadian government now had to assume responsibility for protecting its fortifications, weapons, and strategic military installations.

However, Canadian authorities were not starting from scratch. For several decades, volunteer militia units had already played an important role in defending the country and had developed considerable military expertise. In the Quebec City region, militia artillery units had existed since the 1820s, including the Royal Quebec Volunteer Artillery and the 1st Quebec Field Battery, established in 1855.

It was precisely from these militia units that the newly established B Battery recruited a large proportion of its officers and gunners. Most of the battery's personnel came from the Quebec City region and already possessed military experience acquired through service in the militia or the British Army. Among its first officers were Charles-Edward Boucher de Montizambert, George Ross White, and Joseph-Ernest de Montarville Taschereau, all drawn from local military formations.

Under the command of Lieutenant-Colonel Thomas Bland Strange, an officer of the British Royal Artillery, B Battery was stationed at the Citadelle of Quebec. Its responsibilities included guarding and maintaining military installations and artillery equipment, particularly at the fortifications of Quebec City, the Lévis Forts, and Saint Helen's Island in Montreal.

B Battery was also entrusted with another essential mission: training the officers, non-commissioned officers, and gunners of the Canadian militia. The Quebec School of Gunnery welcomed members of non-permanent militia units, allowing them to acquire new military qualifications. The Permanent Force and the militia thus became two complementary components of the same national defence system.

This relationship was also evident on the south shore of the St. Lawrence River. B Battery's gunners helped maintain the Lévis Forts and supported the training of regional militia units, particularly at the Lauzon military camp, located near the fortifications.

In 1883, A and B Batteries became part of the newly established Regiment of Canadian Artillery. Their legacy continues today within the Royal Regiment of Canadian Artillery, while reserve artillery units in Quebec City and Lévis carry on their own traditions of citizen-soldier service.

The establishment of Canada's Permanent Force in 1871 therefore represented not a break with the militia, but rather a new stage in its evolution. Canada's first regular military units were built largely upon the experience, skills, and commitment of citizen-soldiers who were already serving their country.

This history reminds us that the Regular Force and the Reserve share common origins, and that their complementary roles have been embedded in the very foundations of Canada's military organization.

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Lévis, QC
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