08/27/2026
La CDCHY déplore le manque de planification avec le remplacement du porteur de projet de la Halte-répit à Granby.
Nous travaillons avec le milieu pour palier au manque de planification et le bris de service prévu de 2 à 3 mois. Le tout découlant d’une décision précipitée et incomprise des organismes locaux. Nous travaillerons en collaboration avec le Partage St-François dans le redéploiement du service.
Le Partage St-François obtient le contrat de la halte-répit à Granby
Santé Québec Estrie a annoncé mercredi soir que l’organisme Partage St-François, établi à Sherbrooke, a été retenu au terme de l’appel d’offres lancé en juillet. Les services offerts aux itinérants se poursuivront temporairement dans les locaux du centre communautaire Richard-Goulet.
Les services avaient été lancés en urgence en septembre 2024 par le Partage Notre-Dame. L’organisme de Granby poursuivra les activités sur le site jusqu’au 4 septembre.
L’équipe du Partage St-François, qui offre une panoplie de services à la clientèle sans domicile fixe depuis des années à Sherbrooke, doit prendre la relève pour offrir une halte de nuit de 18 h à 6 h le matin, sept jours sur sept, idéalement dès la mi-octobre, a indiqué en entrevue le directeur général de l’organisme, Sébastien Laberge.
Il y aura donc une brève coupure de services avant la reprise des activités par Partage St-François.
Jusqu’ici, Partage Notre-Dame offrait une vingtaine de places dans la halte-répit. Son successeur n’a pas encore établi si on maintiendra un nombre de places similaire.
On a mentionné mercredi que deux organismes ont répondu à l’appel d’offres. Un comité formé, entre autres, de représentants de la Municipalité de Granby (DGA), de la Corporation de développement communautaire (CDC), de la Santé publique en Estrie et d’une organisatrice communautaire pour les réseaux locaux de services (RLS) de la région a participé au processus de sélection du nouveau mandataire.
«Un travail extraordinaire»
Partage Notre-Dame a appris tout récemment que Santé Québec Estrie ne renouvelle pas son contrat pour la halte-répit.
Les commentaires, plutôt restreints, lancés lors de la rencontre laissent toutefois planer plusieurs zones grises.
«Partage Notre-Dame a fait un travail extraordinaire avec les conditions qu’on leur a donné», a indiqué d’entrée de jeu aux gens réunis Gaby Farand, de la Direction des programmes santé mentale et dépendance chez Santé Québec Estrie.
Cette dernière est toutefois demeurée évasive concernant les points qui ont mené à la décision de ne pas reconduire l’entente avec l’organisme.
Temporaire
Plusieurs citoyens du voisinage du centre communautaire étaient présents lors de la rencontre, tenue en soirée au CHSLD Leclerc. Plusieurs d’entre eux ont poussé un soupir de soulagement en apprenant que la halte-répit sera maintenue temporairement dans les locaux actuels.
«Ça, c’est une excellente nouvelle», a lancé un homme dans l’assistance.
En effet, une dérogation aurait été accordée jusqu’au 31 mars au Partage St-François, après quoi les services devront être offerts dans un nouvel emplacement, a fait valoir le DG, qui décrit son organisation comme étant «solide» et «en bonne santé».
Pour le moment, cet endroit n’a pas été identifié, a spécifié Sébastien Laberge.
Selon nos informations, une enveloppe de 1,4 million de dollars, échelonnée sur deux ans, est prévue pour assurer les services de halte-répit jusqu’en 2028 sur le territoire de Granby.
L’équipe de la halte-répit devrait être constituée de six à dix intervenants, qui seront préalablement formés sur le terrain à Sherbrooke. On compte maintenir un minimum de deux intervenants en tout temps à Granby durant l’offre de services.
Et il n’est pas question pour le Pasrtage St-François de prendre toute la place en matière de services aux itinérants, a assuré Sébastien Laberge.
À ce chapitre, ce dernier dit vouloir travailler de concert avec tous les organismes locaux, notamment en hébergement et services connexes aux itinérants. Idem en ce qui concerne l’écoute des revendications des gens du quartier autour de la halte-répit.
Certains citoyens ont par ailleurs évoqué leurs craintes de voir des usagers de la halte-répit consommer des drogues sur place. Le DG du Partage St-François s’est fait rassurant, affirmant que ce ne sera pas toléré sur le terrain de l’immeuble qui l’abrite.
«Ce que tu dis, a lancé un homme dans la foule, ça sonne bien à mes oreilles.»
source: La Voix de l'Est 27 août 2026
Lire l'article de la Voix de l'Est en lien dans ce PDF:https://3087b39d-49c7-4a13-8b64-c417008f160a.usrfiles.com/ugd/3087b3_cf90fe0bfd09461b83b816b30a38d313.pdf