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05/20/2026

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✨Un texte à lire absolument 💯 ✨Je veux vous parler de mon grand frère de sang, Mathieu, celui qui m'a taquinée toute mon...
04/14/2026

✨Un texte à lire absolument 💯 ✨

Je veux vous parler de mon grand frère de sang, Mathieu, celui qui m'a taquinée toute mon enfance, il vit dans les méandres de la rue depuis maintenant 35 ans. Je suis allée le voir la semaine dernière avec mes gars. Sur ces photos, il quête à son spot quotidien, la pharmacie coin Ontario et Aylmer à Mtl.

À 12 ans, il a commencé à fumer et vendre du pot, mon père, dans un élan de colère pour le réprimander, l'a fait rentrer en centre d'accueil. Aussitôt rentré, il a réussi à se faufiler pour fuguer et il s'est réfugié dans les bunkers de Punk du centre-ville de Montréal et.... a commencé à se piquer. C'est ainsi que sa descente aux enfers brûlants a commencé.

De 12 à 18 ans, il fuguait et la police le rattrapait et le ramenait au centre d'accueil. Aussitôt qu'il avait commencé à fuguer et avait fait des signes de violence, c'était fait, il était sous l'emprise de la DPJ et mes parents ne pouvaient plus le reprendre.

Dans les moments qu'il était dehors, il me donnait rendez-vous, je prenais soin de lui, m'assurais qu'il mange, qu'il soit ok, je lui trouvais un endroit où dormir, un peu de répit, juste être là parce que je l'aime mon grand frère. Combien de fois j'ai fait des tournées dans les bunkers, remplis de matelas dégueulasses dans des bâtiments abandonnés où je l'ai trouvé à moitié zombie, soit parce qu'il avait sniffé de la colle, du gaz, du crack ou qu'il s'était piqué.

Je ne sais pas si nos larmes sont emmagasinées quelque part par rapport à ce que l'on vit, mais si c'est le cas, on pourrait y voir une rivière dont la moitié de celle-ci sont les larmes de ma mère.

Après 18 ans, c'est la prison qui s'en est suivie, cette dure réalité qui fesse, les durs de durs, je ne dirai pas ici tout ce qu'il y a vécu, surtout parce que je ne veux pas vous lever le cœur, mais je vous garantis que ça fait mal en ta. Alors j'ai passé une bonne partie de ma vie à aller voir mon frère en prison, lui amener des clopes et tout ce qu'il voulait, toujours c'était du cash, juste du cash, pour se geler, toujours se geler et ne pas sentir.

Quand j'avais 22 ans, un jour je suis allée le voir après un voyage, il était dans le fond d'un appart miteux avec des déchets partout, il était assis en bobette sur le bord de la fenêtre, il avait un couteau à la main et il se rentrait le couteau dans la peau de ses cuisses, il me disait j'ai des bébittes, il faut que je les enlève, il avait plein de petits trous faits au couteau. J'ai pris son couteau, je l'ai lancé plus loin, je lui ai dit qu'il n'y avait pas de bébittes, que c'était une hallucination.

Je l'ai pris par les épaules en douceur et je lui ai dit qu'il fallait aller ensemble à l'hôpital, c'est à ce moment-là qu'il m'a frappée avec son poing. Mon frère n'a jamais été violent avec moi, j'étais toujours sa petite sœur qu'il voulait protéger. C'est à ce moment-là qu'il y a eu une rupture, une rupture entre celle qui veut le sauver depuis si longtemps, qui espère, et la dure réalité que si l'autre ne veut pas être sauvé ou faire des actions pour se prendre en main, on ne peut rien faire. Ça a fait crack, un gros crack dans mon cœur de sœur et de mon amour pour lui.

Depuis, j'ai arrêté d'essayer de le sauver, ça fait 8 ans qu'il n'est pas allé en prison, il est là, toujours dans la rue à quêter pour aller fumer son crack ou peu importe ce qui se fume. Il dort dans des entrées de magasin ou sur le sol des guichets quand il fait froid, il est incontinent, il se lave une fois par année, ma sœur et ma mère lui apportent de nouveaux vêtements à chaque mois et des bottes pour qu'au moins il change de linge et souvent il ne les prend pas.

Le plus fou dans tout ça, c'est qu'il dit qu'il est heureux et que c'est lui qui choisit ça et qu'il ne choisirait rien d'autre.

Voilà, alors si jamais vous passez par la pharmacie coin Ontario et Aylmer, qu'il y a quelqu'un qui quête, demandez-lui s'il s'appelle Mathieu et offrez-lui un café, un chocolat chaud, des bas ou quelque chose pour lui apporter un peu d'amour et dites-lui que vous êtes un ou une amie de Myrianne, sa petite soeur ! ❤️



~ Myrianne Parent ~

On ne vit plus.On survit.Si tu as déjà eu l’impression que travailler ne suffit plus pour vivre dignement, lis ceci.Il f...
02/01/2026

On ne vit plus.
On survit.

Si tu as déjà eu l’impression que travailler ne suffit plus pour vivre dignement, lis ceci.

Il fut un temps — pas si lointain — où vivre n’était pas un combat quotidien.
Un temps où l’argent servait à vivre… et non à survivre.

Je me souviens de quand un sous-marin Subway coûtaient cinq dollars et quelques cennes.
Pas dans les années 70.
Pas dans une autre vie.
Il y a à peine dix ans.

Aujourd’hui, ce même sous-marin te regardent de haut derrière une facture de presque vingt dollars.
Rien n’a changé dans le pain.
Rien n’a changé dans la viande.
Sauf le prix.
Multiplié.
Sans gêne.
Sans explication.

Je me souviens de l’épicerie à trente dollars.
Deux sacs pleins.
Une semaine tranquille.
Aujourd’hui, ces mêmes articles te regardent avec arrogance pendant que la caisse affiche cent dollars.
Et encore… quand tu es chanceux.

Le pain qui coûtait deux dollars en vaut six.
Le café que tu payais cinq dollars est rendu à un prix indécent, presque insultant.
Tu regardes l’étiquette, tu fais le saut.
Tu te dis : ça ne se peut pas.
Mais si.
Ça se peut.
Parce que personne ne dit rien.

Les prix montent.
Encore.
Toujours.
Et pendant qu’ils montent, les quantités, elles, rapetissent.
Même emballage.
Même promesse.
Moins de contenu.

Quel culot.

Des compagnies devenues milliardaires grâce à nous,
grâce à chaque facture payée,
chaque panier rempli,
chaque fidélité silencieuse.

Et pour nous remercier, elles grugent encore.
Encore un peu moins.
Encore un peu plus cher.

La qualité baisse.
Les ingrédients se dégradent.
Mais les profits explosent.

Et pendant ce temps-là, les loyers ont perdu la tête.
Un quatre et demi à 500 dollars est devenu un mirage.
Le même logement frôle maintenant les 1500, parfois les 2000 dollars.
Les loyers ont quadruplé.
La bouffe a triplé.

Mais le salaire, lui, avance à pas de tortue.
50 cennes par année.
Et on ose appeler ça une augmentation.

Avant, on travaillait pour se bâtir une vie.
Pour rêver.
Pour se gâter.
Pour respirer.

Aujourd’hui, on travaille pour manger.
Et même pas manger ce qu’on veut.
On court les rabais.
On calcule.
On coupe.
On sacrifie la qualité pour survivre.

La classe moyenne s’efface.
Les riches s’enrichissent.
Les autres s’épuisent.

On nous dit que c’est normal.
Que c’est la vie.
Mais ce n’est pas la vie.
C’est un système qui écrase pendant qu’il engraisse ceux qui ont déjà tout.

Et la question demeure, lourde, inquiétante :
jusqu’où ça va aller?

Quand les gens ne pourront plus se loger.
Quand ils ne pourront plus manger.
Quand survivre coûtera plus cher que vivre.

À force de pousser trop loin, quelque chose finit toujours par casser.

J’aimerais croire qu’un jour, quelqu’un se lèvera.
Qu’un réveil collectif se produira.
Qu’on dira enfin : assez.

Parce que ce qui se passe n’est pas normal.
Ce n’est pas juste.
Et ce n’est certainement pas humain.

Écrit par Jean-Philippe Blais

01/01/2026

Un merci spécial à toi Alain Fayle de nous suivre, d’être présent pour nous mais surtout pour eux ! T’es dons font vraiment une différence !

12/30/2025

Nous tenons à remercier tous les gens de Granby qui ont donné pour Planète en action encore cette année ! Vous êtes nos anges 😇 ! #2025シ

✨ Nous tenons à remercier du fond du cœur, les propriétaires de Microbrasserie Le Grimoire pour les dons de cadeaux de N...
12/25/2025

✨ Nous tenons à remercier du fond du cœur, les propriétaires de Microbrasserie Le Grimoire pour les dons de cadeaux de Noël fait aux enfants de la région ! ✨

Vous êtes des anges ! 😇

12/21/2025

🙏🏼

12/21/2025

HELP PLEASE ! 🙏🏼
Nous cherchons un matelas queen et un poêle à donner pour quelqu’un dans le besoin SVP SVP SVP

MONTRÉAL : À QUEL MOMENT AVONS-NOUS DÉCIDÉ QU'UNE TENTE IMPROVISÉE DÉRANGEAIT PLUS QUE L'INJUSTICE QUI L'A RENDUE NÉCESS...
11/27/2025

MONTRÉAL : À QUEL MOMENT AVONS-NOUS DÉCIDÉ QU'UNE TENTE IMPROVISÉE DÉRANGEAIT PLUS QUE L'INJUSTICE QUI L'A RENDUE NÉCESSAIRE?

Je reviens de quatre jours à Montréal pour le travail. J’aime cette ville. J’y ai habité pendant des années avant de revenir vivre à Québec, ma ville natale, pour un beau mandat à la télévision nationale.

Mais sur le chemin du retour, ce ne sont pas les gratte-ciel, les cafés ou les souvenirs qui m’accompagnent. Ce sont les visages.

Les visages de ces hommes et de ces femmes sans domicile, croisés au hasard des rues, qui hantent ma conscience.

J’ai le privilège de travailler dans plusieurs pays, dans ce qu’on appelle encore le tiers-monde ou le second monde. Et pourtant, la souffrance humaine que je vois de plus en plus à Montréal dépasse parfois ce que j’observe là-bas.

Ici, chez nous, tant d’hommes et de femmes – nos concitoyens – manifestement aux prises avec des troubles de santé mentale ou de consommation, errent seuls, sans ressources, dans une souffrance nue, brute, presque insoutenable à regarder en face.

Comment en sommes-nous arrivés là?
À quel moment avons-nous commencé à trouver « normal » de détourner le regard?

Les inégalités se creusent comme des fissures dans le trottoir.

Les plus riches accumulent à un point tel qu’ils ne savent plus quoi faire de leurs excès, pendant que d’autres ne savent même plus où dormir. Et nous, collectivement, semblons perdre jusque dans nos réflexes la dignité de prendre soin des plus vulnérables d’entre nous.

À défaut de transformer du jour au lendemain ce système capitaliste de performance et de triomphe, qui broie lentement notre humanité, ne pourrions-nous pas au moins retrouver un minimum de compassion?

Un regard qui ne juge pas.
Une main qui ne repousse pas.
Un cœur qui ne se referme pas par fatigue ou par habitude.

Aujourd’hui, j’ai lu dans La Presse que des employés municipaux, au volant de camions et de pelleteuses, ont détruit sans préavis un campement d’itinérants, lundi soir, à Montréal-Nord.
André, un sans-abri, disait : « J’aurais pu être couché dans ma tente quand c’est arrivé. »
L’arrondissement parle d’une « situation malheureuse » et promet d’enquêter. (lien en commentaires)

Mais au-delà des mots officiels, il y a des vies. Il y a des êtres humains.

Détruire le peu que possède quelqu’un qui n’a déjà plus rien, n’est-ce pas nous détruire un peu nous-mêmes?

À quel moment avons-nous décidé qu’une tente improvisée dérangeait plus que l’injustice qui l’a rendue nécessaire?

Chers employés municipaux, chers décideurs, chers concitoyens :
Un jour, lorsque vos propres conditions de travail, de vie, de santé se dégraderont à cause de la situation économique, lorsque vous irez revendiquer plus de respect, plus de dignité, repensez à ces personnes dont vous avez balayé l’existence comme on balaie des débris.

Demandez-vous :
Comment me sentirais-je si l’on traitait mon abri, ma dernière protection, comme un simple obstacle à dégager?
Où se situe la frontière entre « eux » et « nous », entre « les itinérants » et « les citoyens »?
Et surtout : à partir de quel moment cessons-nous de mériter la compassion?

La question que Montréal nous pose aujourd’hui, à tous, est peut-être celle-ci :
Que reste-t-il de notre humanité quand on s’habitue à la souffrance de l’autre au point de la considérer comme un décor de fond?

Ce n’est pas seulement une crise sociale.
C’est une crise de conscience.
La nôtre.













Karina Marceau

✨ Le Michoui des sans-abris ✨Une première édition  #2025 organisé par Les évènements Rider Shake Pat Shamrock Dumont et ...
09/07/2025

✨ Le Michoui des sans-abris ✨

Une première édition #2025 organisé par Les évènements Rider Shake Pat Shamrock Dumont et Stephane Fontaine ainsi que Planète en action et tous les bénévoles ! 😇

Merci aux artistes invités qui sont si généreux d’avoir accepté notre invitation ! Daniel Juste et DALTON ainsi que le DJ 🎤🎼🎧

Merci à stage mobile pour le fabuleux stage/loge, vous êtes incroyable ! Et votre idée de stage et loge construit avec une roulotte … WOW ! 🤟🏼😎

Merci de la part de toute l’équipe ! 💚

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