09/23/2026
Lors d’une récente publication, il a été question du chiffre noir de la criminalité, c’est‑à‑dire l’ensemble des crimes qui ne sont pas comptabilisés dans les données officielles - la partie invisible de l’iceberg.
Ce chiffre noir peut être expliqué par plusieurs facteurs :
- La nature de l’infraction (certains crimes sont très peu dénoncés, alors que d’autres, comme l’homicide ou les vols de grande valeur, sont presque toujours signalés) ;
- La gravité perçue de l’événement ;
- Le lien entre la victime et l’agresseur ;
- L’âge, le genre et le statut socioéconomique de la victime ;
- Le manque de confiance envers le système de justice ;
- La peur des représailles ou la honte ;
- Etc.
Pour mieux comprendre cette partie cachée de la criminalité, les chercheurs utilisent des enquêtes de victimisation, qui recueillent directement les expériences des personnes, qu’elles aient ou non signalé l’incident à la police.
🔍 L’Enquête sociale générale (ESG), menée auprès des personnes de 15 ans et plus, est la seule enquête nationale de victimisation autodéclarée. Elle documente huit types d’incidents : agression se****le, vol qualifié, voies de fait, vol de biens personnels, introduction par effraction, vol de véhicules ou de pièces, vol de biens du ménage et vandalisme.
Au Québec, l’Enquête québécoise sur la violence commise par des partenaires intimes a révélé qu'environ 74 % des femmes et 83 % des hommes victimes de violence conjugale ne signalent pas les gestes à la police. 👉 Ces données illustrent parfaitement l’ampleur du chiffre noir dans certains types de violence, où les dynamiques relationnelles, la peur et la honte jouent un rôle majeur.