07/03/2026
Alors qu'on entend souvent la statistique que 20% des jeunes qui ont été placés en institution ou en famille d’accueil se retrouvent à un moment ou un autre en situation d’itinérance après la fin de leur période de placement, on doit aussi se rappeler que certains deviennent ministres.
Les épreuves peuvent côtoyer la réussite dans un parcours et ne condamnent pas l'avenir. Le Belvédère et Vallée jeunesse, nous sommes là pour le rappeler.
Fondation des jeunes de la DPJ Mathieu Lacombe, député de Papineau à l'Assemblée nationale Regroupement des Auberges du coeur du Québec
Aujourd’hui est une journée importante pour moi.
En octobre, ça fera huit ans que je suis député et ministre.
Huit années à donner tout ce que j’ai d’énergie, de motivation et de passion à défendre les citoyens que je représente et les dossiers qui sont les miens.
Huit années, aussi, à faire des sacrifices importants.
Depuis un an, je me suis ponctuellement posé la question à savoir si je souhaitais continuer cette vie.
À chaque fois, je me suis convaincu que oui, parce que la motivation, la passion et le sens du devoir sont toujours là.
Cependant, malgré tout ça, je sens que je suis arrivé au moment où j’ai besoin de passer à autre chose, de retrouver ma famille et de retrouver une vie un peu plus normale.
Je vous annonce donc que je ne solliciterai pas de nouveau mandat en octobre.
Je remercie d’abord les citoyens de Papineau. Votre confiance a rendu tout le reste possible. Merci.
Je veux également remercier le premier ministre Legault et la première ministre Fréchette de m’avoir confié les responsabilités importantes qui ont été les miennes.
Être ministre de la Famille, puis ministre de la Culture et des Communications a été un des plus grands défis de ma vie. Je suis très fier de ce qu’on a réalisé ensemble.
Je n’aurais jamais pu réaliser tout ce travail de député-ministre-papa-de-deux-jeunes-garçons si j’avais été seul.
Je veux donc remercier mon équipe en comté, mon équipe au cabinet, au ministère et mes collègues du caucus de l’Outaouais. Merci pour votre passion, votre travail acharné et votre rigueur. Je vous en serai toujours reconnaissant. Quelle vie, n’est-ce pas?
En terminant, deux réflexions.
La première est un message d’espoir. Le Québec est un endroit extraordinaire, où tout le monde peut aspirer aux plus hautes fonctions, même un petit gars qui a grandi dans des familles d’accueil. Je veux donc dire à tous les jeunes qui, aujourd’hui, se sentent un peu perdus ou qui doutent d’eux-mêmes : vous pouvez réussir. Vous pouvez trouver votre place. Au Québec, vous pouvez réaliser vos rêves.
La deuxième est celle-ci : ces huit années m’ont plus que jamais fait réaliser à quel point il est vital de s’engager et de se battre pour le Québec, pour notre langue et pour notre culture.
Si nous sommes encore là aujourd’hui, 250 ans après la Conquête, c’est parce que, génération après génération, des femmes et des hommes ont refusé de baisser les bras.
Nous avons un devoir envers ceux qui nous ont précédés et envers ceux qui viendront après nous.
Je quitte la vie politique, mais je ne quitte pas ce combat. Personne ne devrait le quitter. Jamais.
Servir les gens de mon pays, comme le chante Vigneault, aura été le plus grand honneur de ma vie.
À bientôt,
Mathieu