05/14/2026
Gabie Renaud avait 43 ans.
Le 7 septembre dernier, elle a été tragiquement assassinée.
Un féminicide de plus.
Un de ces drames qui bouleversent une famille, des enfants, des proches… mais aussi toute une société. Parce qu’au fond, plusieurs savaient que cela pouvait arriver. Parce que son meurtrier traînait déjà derrière lui une longue histoire de violence : des dizaines d’accusations, des conditions ignorées, des interdictions brisées à répétition, sans que personne ne réussisse à empêcher l’irréparable.
Alors, lorsque la nouvelle est tombée, ce n’est pas seulement une femme qu’on a perdue. Une fois de plus, c’est aussi la confiance envers un système qui aurait dû protéger.
Mais dans l’immense noirceur du deuil, une lumière s’est levée.
Cette lumière porte aujourd’hui le nom de Loi Gabie Renaud.
Une loi née de la douleur, des larmes et du courage d’une famille qui a refusé de se taire. Une loi portée avec une force bouleversante par Rachel, la sœur de Gabie, qui a choisi de transformer sa souffrance en combat pour protéger d’autres femmes. Il faut un courage immense pour revivre publiquement un drame aussi violent, encore et encore, dans l’espoir qu’aucune autre famille n’ait à traverser une telle tragédie.
Aujourd’hui, quelque chose change.
Pour toutes les femmes qui vivent dans la peur. Pour celles qui regardent derrière elles avant de rentrer chez elles. Pour celles qui n’ont jamais senti que leur sécurité comptait réellement.
Selon l’ONU, une femme est assassinée toutes les dix minutes dans le monde, simplement parce qu’elle est une femme.
Gabie Renaud fait désormais partie de cette statistique insoutenable. Mais son nom devient aussi synonyme de protection, de justice et d’espoir.
Depuis maintenant un an, le Regroupement des Femmes de la Côte-de-Gaspé présente un spectacle engagé pour dénoncer les violences faites aux femmes. Sur scène, 150 femmes unissent leurs voix dans un immense cri du cœur. Un cri pour dire non à la violence. Un cri pour que cesse le massacre. Un cri pour porter la voix de celles qui ne peuvent pas, ou ne peuvent plus le faire.
Nous tenons à souligner l’initiative de la première ministre du Québec, Christine Fréchette, ainsi que celui du ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, pour le dépôt du projet de loi 4, la Loi Gabie Renaud.
Parce qu’aucune femme ne devrait perdre la vie pour avoir simplement voulu vivre librement.