12/16/2023
A qui de droit,
L’entreprise des Parents et Grands-Parents de l’Outaouais vient en aide aux familles ayant des problèmes avec la Protection de la Jeunesse non seulement en Outaouais mais partout au Québec.
Depuis longtemps que nous accompagnons ces familles et malgré les annexes et les changements fait dans la loi 15 et 34.1 nous constatons que les améliorations demandées et réalistes ne sont pas respectées comme supposer. Nous vous demandons de prendre connaissance de la réalisation de notre étude.
Il devient fort important que réécrire la loi 34.1 de la protection de la jeunesse puisqu’elle n’est pas le reflet de notre vie actuelle.
Les travailleurs sociaux de la DPJ ont pour mandat de:
Évaluer la situation et les problèmes des personnes et déterminer les services dont elles ont besoin. Conseiller les client(e)s et les aider à régler leurs problèmes sociaux et personnels. Élaborer et évaluer des programmes d'aide, de prévention et d'intervention.
Nous pouvons très bien lire ici que le mandat est d’ÉVALUER et n’ont pas ENQUÊTER.
Pourtant aujourd’hui avec tout le soutien que j’offre aux familles je peux constater qu’il en est tout autre de leur mandat.
Les TS n'évoquent plus les situations, ils enquêtent alors qu’ils n’ont aucune formation en ce sens. Voici la formation offerte dans nos universités en tant que travailleur social.
Je vous présente ici le portrait d’un étudiant en maîtrise;
Plus spécifiquement, l'étudiant est donc appelé à :
Approfondir un champ spécifique d'intervention, tout en privilégiant une lecture globale et transversale des enjeux propres au travail social d'aujourd'hui.
Acquérir des capacités de recherche et d'analyse qui tiennent compte des rapports sociaux de classe, de genre, interethniques et intergénérationnels, et de leur interaction dans un contexte multiculturel.
Développer une posture réflexive qui favorise l'appropriation et l'articulation critique de différents types de savoirs: expérientiel, pratique, théorique, méthodologique, etc.
Développer des habiletés permettant d'élaborer et de mettre en œuvre des pratiques et des projets novateurs par la réalisation d'une démarche de recherche (profil mémoire de recherche) ou par le biais d'une réflexion sur une intervention en milieu de pratique (profil mémoire d'intervention).
La détermination des services n’est pas du tout offerte aux familles qui soient disant les TS disent en offrir alors que dans les journaux nous pouvons lire qu’ils manquent de temps fautent de manquent de travailleurs.
DES QUOTAS À LA DPJ ?
Peut-on gérer des enfants potentiellement en détresse comme on gère des contraventions, en forçant les agents à atteindre des cibles administratives, des « quotas » ? Depuis 2015, les intervenants en centres jeunesse sont soumis à des normes si strictes, notamment dans l’évaluation et la gestion de cas, que certains n’hésitent plus à parler de « quotas » à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). La Presse a recueilli de nombreux témoignages.
« IL Y A VRAIMENT DES QUOTAS À RESPECTER »
Le cas du tout jeune enfant avait été signalé une première fois à la DPJ pour une situation de violence conjugale, mais après évaluation, le travailleur social avait fermé le dossier. Or, quelques mois plus t**d, l’enfant était de nouveau signalé, pour la même raison : le père avait cette fois été arrêté. Un nouveau travailleur social a repris le dossier. Il a rapidement réalisé que des erreurs avaient été commises dans l’évaluation initiale.
Un, les parents avaient été rencontrés ensemble, ce qui est évidemment proscrit dans un cas potentiel de violence conjugale. Deux, jamais la première travailleuse sociale n’avait fait venir le rapport d’événement rédigé par les policiers appelés sur place. Ce qui lui aurait permis de voir que le récit que les parents faisaient de leur altercation n’était pas conforme à la réalité.
Pourquoi ces erreurs ? Essentiellement, pour aller plus vite. Pour respecter des normes administratives qui, dans les dernières années, ont de plus en plus pris l’allure de « quotas » pour les intervenants de plusieurs centres jeunesse au Québec.
« Ce cas m’a vraiment ébranlé », raconte l’intervenant qui a repris le dossier. De peur de perdre son emploi, il a requis l’anonymat le plus total. C’est pourquoi nous ne dévoilons pas la région dans laquelle sont survenus ces faits. « Certains collègues sont très performants sur le plan des statistiques. Ils sont souvent cités en exemple. Ils ont de très bons chiffres. Mais on ne sait pas toujours ce qui se cache derrière ces évaluations. »
Après avoir été alertés sur ces possibles « quotas » il y a plusieurs mois, nous avons recueilli les témoignages de dix intervenants qui travaillent dans quatre centres jeunesse situés dans la grande région de Montréal. Deux d’entre eux occupent ou ont déjà occupé des postes de gestion. Tous dénoncent l’obligation imposée, parfois d’une main de fer, de « faire leurs chiffres ». Devant la crainte de représailles de leur employeur, la plupart d’entre eux ont requis l’anonymat. Nous ne révélons pas leur nom ni la région où est situé leur centre, puisque cela permettrait de les identifier.
Ces normes, qui s’appliquent particulièrement dans les secteurs de l’évaluation-orientation et de l’application des mesures, existent dans le réseau des centres jeunesse depuis près de 30 ans. Elles datent du rapport Harvey, en 1988, et figurent sur le site du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). Cependant, depuis la réforme pilotée par l’ex-ministre de la Santé Gaétan Barrette, c’est la façon de les appliquer qui semble avoir changé. Si elles constituaient autrefois une cible vers laquelle il fallait tendre, ces normes sont devenues, dans certains centres jeunesse, un objectif auquel on doit désormais se conformer, sous peine de représailles.
Les porte-paroles des CISSS de la grande région de Montréal, que nous avons contactés pour obtenir leur réaction, ont tous nié avoir une politique de quotas. « Quand je parle de cela aux équipes, ce n’est pas des quotas que je transmets, ce sont des attentes et c’est compris comme cela par 80 % du personnel. Mais pour 10-15 % des gens, c’est plus difficile. Eux, ils vivent une pression. Mais ce ne sont pas des quotas », explique Josée Morneau, directrice de la protection de la jeunesse au CISSS de la Montérégie-Est (voir autre texte).
Quant à lui, le ministre délégué aux Services sociaux, Lionel Carmant, se dit « bien au fait des pressions » que subissent les intervenants de la DPJ, mais il « tient à réitérer qu’en aucun cas nous ne demandons aux intervenants d’atteindre des quotas ».
LA PRESSION DE « FAIRE SES CHIFFRES »
Mais les entrevues réalisées par La Presse montrent un tout autre portrait. « Il y a vraiment des quotas d’intervention à respecter et dans les faits, c’est impossible à respecter si on regarde le nombre d’heures dans une semaine », dit une première intervenante qui a travaillé à l’application des mesures dans deux centres jeunesse de la région montréalaise au cours des dernières années. « Évidemment, c’est toujours un non-dit. Mais quand tu n’atteins pas tes objectifs, on te questionne et on te dit : “Il faut que tu coupes dans la durée de tes rencontres.” »
C’est le patron immédiat, le chef de service, qui est chargé de l’application des normes, poursuit-elle. « Certains ne parlent jamais de ça. D’autres sont vraiment insécures et exigent le respect de ces normes à la lettre. »
« Il n’a jamais été question de quotas dans la bouche de l’employeur. Mais il est sûr que la reddition de comptes occupe une place de plus en plus grande dans la tâche. Il y a un resserrement des contrôles. C’est indéniable, confirme Simon Dubé, président du bureau syndical de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) au CIUSSS du Centre-Sud-de l’Île-de-Montréal.
« Peu de travailleurs vont vous dire qu’ils font le travail comme ils souhaitent réellement pouvoir le faire. »
— Simon Dubé, président de l’APTS au CIUSSS du Centre-Sud-de l’Île-de-Montréal
« C’est un durcissement des mesures et une hausse de contrôle uniquement axée sur la performance sans égard à la complexité des cas », déplore André Lebon, expert respecté sur la question de la jeunesse en difficulté, qui a produit de nombreux rapports pour les gouvernements successifs depuis 20 ans. « C’est une source de pression incroyable. Et ça se peut que ça mène à des raccourcis cliniques. »
Devant ces exigences, de nombreux intervenants en viennent à faire des heures non rémunérées pour arriver à respecter les normes. « La pression est sur l’individu et l’organisation mise sur le professionnalisme des intervenants. C’est pathétique. On parle juste de productivité. Certains intervenants font vite, mais l’enfant est resignalé plus t**d… », dit une deuxième intervenante, qui a travaillé dans plusieurs secteurs d’activité dans un centre jeunesse.
Le taux de resignalement des enfants est effectivement en hausse dans plusieurs centres jeunesse. Dans les Laurentides, il est passé de 7,4 à 10,9 % en trois ans ; au centre jeunesse Batshaw, de 7 à 11 %. Même scénario à Laval, où il a littéralement triplé, passant de 3 à 10 %. À Laval et dans les Laurentides, on nie qu’il puisse y avoir un lien entre ce taux et la charge de travail des évaluateurs.
CONSÉQUENCES POUR QUOTAS NON RESPECTÉS
« Tous les mois, on nous informe de nos chiffres. Quand on a des bonnes stats, on n’est pas surveillés, mais si ça n’est pas le cas, on a des conséquences, explique une troisième travailleuse sociale qui travaille dans le secteur de l’évaluation-orientation. On peut nous retirer des privilèges, on peut finir avec une lettre au dossier et un avis disciplinaire. »
Au centre jeunesse des Laurentides, les intervenants à l’évaluation-orientation sont conviés chaque semaine à un « caucus » où les chiffres de chacun sont examinés à la loupe, explique Marie-Ève Meilleur, représentante nationale de l’APTS dans la région des Laurentides.
« Ceux qui n’y parviennent pas se font rencontrer par leur gestionnaire. Des avis écrits ont déjà été acheminés à ces personnes par l’ancien directeur de la protection de la jeunesse. »
— Marie-Ève Meilleur, représentante nationale de l’APTS dans la région des Laurentides
Dans certains centres, les intervenants doivent inscrire le nombre de dossiers qu’ils détiennent sur un grand tableau affiché au mur. « On voit précisément qui, chaque semaine, est débordé », dit une cinquième intervenante qui travaille aussi à l’évaluation-orientation.
« Il faut lancer un cri d’alarme, ça n’a aucun sens, ce qui arrive », dit un sixième travailleur social, qui travaille à l’évaluation-orientation depuis plus de 10 ans. « Il y a des appels qu’on ne retourne pas, des gens à qui on ne parle pas. Parce qu’on n’a pas le temps », dit-il. Pressés par le temps, les travailleurs sociaux tournent-ils les coins ronds ? « J’aimerais vous dire que non. Mais inévitablement, ça affecte la qualité de notre travail. »
Services qu’un travailleur social devrait être en mesure d’offrir:
L'objectif de leur travail est d'aider les personnes à accéder aux ressources dont elles ont besoin pour surmonter le problème. Il s'agit à la fois de faciliter l'accès à des moyens de soutien externes et d'encourager le développement des compétences personnelles nécessaires.
Le TS est supposé aider les parents à régler les problèmes sociaux et personnels quand est-il? Enlever les enfants devient la solution de tous ces travailleurs sociaux, voyons ce n’est pas réaliste.
Nous remarquons une hausse des cas d’enfants retirés de leurs familles;
https://www.ledevoir.com/societe/722751/hausse-preoccupante-des-signalements-a-la-dpj
Nous remarquons aussi la formation de ces jeunes travailleurs sociaux
Nous constatons que les travailleurs sociaux des centres de la jeunesse sont plus souvent qu’autrement de jeunes adultes n’ayant pas d’enfants, demeurant encore chez leur parents et âgés bien souvent d’à peine 20 ans, qu’elles sont leurs connaissances de la vie à part leurs encouragent familiales, qu’elles expériences de la vie ont-ils?
Nous en tant qu’adulte plus âgé et ayant une expérience de la vie savons très bien que d’avoir un enfant ne vient pas avec un mode d’emploi et qu’être en couple s’accompagne de certaines prises de bec. Aujourd’hui ces travailleurs sociaux leurs demandent d’être des parents parfaits, voyons y a t il sur terre des gens parfaits, à mon avis non et de mes connaissances seules nos erreurs nous permettent de grandir et d’ajuster le tire afin que ces erreurs ne se reproduisent plus.
https://www.quebec.ca/emploi/informer-metier-profession/explorer-metiers-professions/4152-travailleurs-sociaux-travailleuses-sociales
La Direction de la protection de la jeunesse fait aussi face à des listes d’attente et à un manque de main-d’oeuvre.