01/27/2026
Merci M. Saint-Pierre pour cette excellente narration de l’histoire du lancement de l’Empress of Ireland. Votre recherche historique est parfaite et exemplaire comme toujours.
J’ai acheté le maillet et le coffret lors d’un encan à Glasgow en 2023. Le rapatriement de ce trésor national n’a pas été simple, en voici un bref résumé.
Le maillet, fait d’ivoire d’éléphant est soumis aux règles internationales de CITES. C’est à dire, la Convention sur le commerce des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.
Pour que l’encanteur ait le droit de vendre le maillet, il devait détenir un certificat autorisant la vente par le gouvernement britannique. Étant canadien, de mon côté je me devais d’avoir un permis d’importation du gouvernement canadien et aussi un permis d’exportation du gouvernement britannique. Je vous laisse imaginer la complexité de l’opération. Après mon intervention auprès de deux ministres fédéraux et l’aide de fonctionnaires de la fonction publique du Canada, j’ai finalement reçu le maillet le 21 décembre 2023… soit près de six mois après l’achat. Mission accomplie!
Je dois admettre mon excitation et la fierté d’ouvrir la boîte quand elle est finalement arrivée. Ma collection Empress of Ireland comporte environ 400 artefacts et près de mille documents. Dans ma tête, je me devais d’acquérir le maillet afin de compléter ma collection, de le rapatrier au Canada et ensuite d’en faire profiter le grand public. Le maillet n’a été exposé qu’une seule fois à date, soit lors du 110ième anniversaire du naufrage au Site historique maritime de la Pointe-au-Père.
Le maillet est sous la responsabilité de la SHBC et elle est chargé de sa mise en valeur et de sa sécurité.
Bonne journée et au plaisir de discuter avec vous de ma passion, l’Empress of Ireland.
Guy D’Astous