Comité Logement Beauharnois CLB

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informe et sensibilise le locataire sur leurs droits et obligations afin qu'ils puissent résoudre leurs problèmes de logement.Faire de l'éducation populaire.Promouvoir le Logement Social.Organiser des activités en lien avec nos revendications!

06/15/2026

⚠️ Sous prétexte de "faire plus avec moins" le gouvernement caquiste a forcé l’inclusion de logements qu’il qualifie de abordables en créant une catégorie beaucoup plus chères que ce qui était jusqu’ici considéré comme abordable au Québec (et qui déjà ne l’était pas puisque les loyers sont fixés en fonction du loyer median du marché qui explosent comme on le sait). Résultats: on remarchandise le logement social, on contribue à tirer encore vers le haut le loyer moyen du marché appauvrissant ainsi tous les locataires plutôt que contribuer avec nos politiques de logements à tirer vers le bas le prix des loyers du marché et, on laisse en plan les locataires à revenus modestes qu’on devait aider avec nos programmes déjà financés au compte-goutte. Le logement « intermédiaire » a fait clairement son apparition cette semaine dans un communiqué de presse gouvernemental annonçant un projet à Laval dont 60% des logements seront dans cette catégorie.

🗞️Dans Le Devoir, un article fait le point sur ce virage majeur. Extraits 👇🏽

««Kristel Santana a commencé à stresser avant même la naissance de son garçon, il y a quatre ans. Cette mère monoparentale, qui a un emploi stable dans le domaine de l’assurance, n’a pas les moyens de louer un appartement de deux chambres à Montréal ou en banlieue. Elle partage sa chambre avec son enfant dans leur logement de trois pièces et demie près du métro Frontenac, dans le quartier Hochelaga.

Kristel Santana s’est inscrite sur une liste d’attente pour une place en coopérative d’habitation avant la naissance de son garçon. En vain, jusqu’à maintenant. Les places en coop s’envolent rapidement. Son budget lui permet de payer le loyer maximal considéré comme « abordable » par la Société d’habitation du Québec (SHQ), qui est de 1099 $ par mois pour un quatre et demie à Montréal et en banlieue.
Mais les logements abordables se font rares. Quant à la nouvelle catégorie d’habitations « abordables intermédiaires », créée l’an dernier par Québec, Mme Santana ne peut même pas en rêver : le loyer est de 1648 $ par mois pour un appartement de deux chambres « abordable intermédiaire » dans la région de Montréal, selon les barèmes de la SHQ.

« 𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑎𝑏𝑜𝑟𝑑𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞𝑢𝑖, 𝑢𝑛 𝑙𝑜𝑦𝑒𝑟 𝑑𝑒 1648 $ ? 𝑃𝑎𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑚𝑜𝑖, 𝑒𝑛 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑐𝑎𝑠 », 𝑙𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑒̀𝑟𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑜𝑝𝑎𝑟𝑒𝑛𝑡𝑎𝑙𝑒. Elle est pourtant admissible à un logement abordable ou abordable intermédiaire(…)

Mais les loyers « abordables intermédiaires » ne sont pas à la portée de toutes les bourses : 1267 $ par mois pour un studio, 1465 $ pour un logement d’une chambre, 1648 $ pour deux chambres, 1939 $ pour trois chambres et 2638 $ pour quatre chambres.

Un loyer « abordable intermédiaire » est 50 % plus élevé que le prix maximal d’un loyer abordable. Ces coûts sont déterminés par la SHQ, responsable du Programme d’habitation abordable Québec. L’ancienne ministre de l’Habitation, France-Élaine Duranceau, a créé cette catégorie « abordable intermédiaire » au printemps 2025 en soutenant que les promoteurs avaient besoin de flexibilité.(…)

Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), s’indigne de la stratégie en logement du gouvernement Legault.

« Un logement abordable à 2000 $ par mois, personne ne va dire que c’est abordable. Ça répond aux demandes des promoteurs, pas aux besoins des locataires. C’est épouvantable ce qui est en train de se passer », lance-t-elle.

L’État québécois se désengage progressivement de sa mission d’aider les moins nantis à se loger, déplore la militante pour le droit à l’habitation.

« Les gouvernements ont inventé l’expression “logement abordable”, et ensuite “abordable intermédiaire”, dans le seul but de diminuer la part du financement public dans l’habitation. 👉🏽L’État veut que ça lui coûte toujours moins cher par “porte” », dit Véronique Laflamme.

«𝑳’𝑬́𝒕𝒂𝒕 𝒂𝒃𝒂𝒏𝒅𝒐𝒏𝒏𝒆 𝒂𝒖𝒙 𝒍𝒐𝒊𝒔 𝒅𝒖 𝒎𝒂𝒓𝒄𝒉𝒆́ 𝒍𝒆𝒔 𝒍𝒐𝒄𝒂𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔 𝒂̀ 𝒓𝒆𝒗𝒆𝒏𝒖𝒔 𝒇𝒂𝒊𝒃𝒍𝒆𝒔 𝒐𝒖 𝒎𝒐𝒅𝒆𝒔𝒕𝒆𝒔. Des politiques comme celles-là, ça donne une crise du logement et de l’itinérance », s’indigne-t-elle.

Louis Gaudreau, professeur à l’École de travail social de l’UQAM, confirme le changement de paradigme dans les programmes gouvernementaux d’habitation. « L’État aidait autrefois les gens en fonction de leur capacité à payer. L’abordabilité se mesure désormais en fonction de l’évolution des prix du marché », dit ce spécialiste du logement.

Les fonds publics ne représentent plus qu’une fraction du financement des logements sociaux ou abordables. Le gouvernement caquiste oblige les organismes à but non lucratif à dénicher du financement privé pour leurs projets. Les intérêts sur ces prêts coûtent cher, se reflètent dans les loyers et poussent à la hausse le marché de l’immobilier, souligne-t-il.

✳️Résultat : les locataires font de l’anxiété. Kristel Santana, en tout cas, se demande comment elle parviendra à se loger convenablement avec son garçon.
« J’ai une amie qui vit avec ses enfants dans un logement de trois chambres en HLM. L’autre jour, mon fils m’a demandé pourquoi on ne vit pas comme eux. La vérité, c’est que je fais trop d’argent pour être bien logée en HLM, mais pas assez d’argent pour être bien logée au prix du marché », dit-elle.»

🔗 Pour lire l’article complet: https://linktr.ee/frapru

06/13/2026

Un article de Pivot qui explique bien comment les politiques mises en place par le gouvernement caquiste soumettent le logement social aux lois du marché

«Une nouvelle analyse met en évidence les profondes transformations apportées aux projets de logements à but non lucratif par la refonte de leur mode de financement au cours des dernières années. Des changements dans la nature du financement des projets qui les rendent moins adaptés aux besoins des Québécois·es qui en auraient le plus besoin.

Le remplacement du programme de développement de logement « social et communautaire » Accès-Logis par une série de programmes de logements « abordables » à partir de 2022 par le gouvernement du Québec a eu une influence importante sur la nature des logements qui sont construits grâce au support de l’État, selon un rapport indépendant.

Alors que l’État finançait jusqu’alors l’essentiel des coûts engendrés par un projet, la nouvelle formule cherche à « faire plus avec moins », ce qui implique qu’une grande part du financement des projets vient aujourd’hui sous la forme de prêts contractés auprès d’institutions financières, remarque Louis Gaudreau, chercheur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et auteur du rapport.
« Évidemment, ça vient mettre une pression financière supplémentaire sur les projets qui doivent générer des revenus à la hauteur de leurs dépenses », explique-t-il.
« Donc, plus les dépenses pour rembourser la dette sont élevées, plus les revenus qu’on doit générer sont élevés. Ça mène à changer la façon dont sont établis les loyers en pensant moins à la capacité de payer des locataires et en s’arrimant plus aux prix du marché », résume-t-il.(…)

Avec la refonte de ses programmes, le gouvernement a introduit de nouvelles catégories de logements qui ont contribué à la transformation du modèle de logements à but non lucratif au Québec, souligne l’analyse.(…)

L’étude met en évidence qu’avec l’introduction du concept du logement « abordable », devenu la pierre angulaire des programmes d’habitation à but non lucratif dans les dernières années, le rapport à la médiane du marché est devenu le seul élément déterminant pour se conformer aux programmes. Le revenu des personnes qui occuperont les logements dont le gouvernement subventionne la construction n’est donc plus pris en compte.(…)

En plus du logement « abordable » classique, dont le prix des loyers est fixé par rapport à la médiane des loyers dans une région, le gouvernement a récemment ajouté deux nouvelles catégories : le logement « abordable intermédiaire » et « abordable différé ».
La première est constituée de logements dont les loyers peuvent atteindre 150 % du prix du logement considéré comme abordable.

« Leur but est d’ajouter des loyers qui s’adressent en fait à la classe moyenne, pour leur permettre d’être plus rentables pour les promoteurs et plus intéressants pour les banques qui accordent les prêts pour les projets », explique Louis Gaudreau.
Les logements abordables différés, quant à eux, sont des logements dont le loyer peut être fixé à 150 % de la médiane du marché. À Montréal en 2025, cela correspondait à un loyer d’environ 1762 $ par mois pour un quatre et demi et de 3060 $ par mois pour un cinq et demi selon les grilles en vigueur.

« De l’aveu même des gens du milieu, ce ne sont pas des logements qui sont abordables, mais l’idée est que, puisqu’ils appartiennent à des OBNL, les loyers devraient augmenter moins rapidement que le reste du marché et donc devenir abordables éventuellement », précise le chercheur.

Par contre, cette prémisse est loin d’être assurée, selon lui.

« C’est vrai que les logements gérés par des OBNL d’autrefois ont vu leurs loyers augmenter moins rapidement que ceux du privé dans les 25 dernières années, mais si on a réussi à faire cela, c’est parce qu’on les avait construits d’une autre manière, » prévient-il.

Une des caractéristiques du nouveau système de financement exposées dans l’étude c’est qu’il encourage les OBNL de logement à hypothéquer les actifs qu’ils ont déjà pour financer de nouveaux projets, mettant en jeu le capital qu’ils possèdent déjà pour construire plus. « On libère certainement de l’argent pour construire plus en faisant ça, mais on crée une situation où les OBNL doivent continuer de générer beaucoup de revenus et les chances sont bonnes pour que ça impacte le prix des loyers », ajoute le chercheur.

« Surtout dans l’avenir, quand les immeubles auront besoin de rénovations, mais seront déjà en train de composer avec de lourdes dettes. ».

Une formule qui transforme à la fois le type d’organisme qui obtient le soutien du gouvernement pour construire du logement abordable, mais aussi la nature des projets.(…)

De plus, les projets qui sont mis de l’avant doivent être le plus rentables possible pour être attrayant aux yeux des acteurs financiers qui accordent des prêts et à ceux du gouvernement qui leur octroient des subventions.
« Ce que les acteurs du milieu nous ont dit, c’est qu’ils n’osent plus demander le maximum des subventions pour leurs projets de peur de ne pas les obtenir et qu’ils doivent compenser en incluant le maximum de logements intermédiaires et différés, et surtout, de toujours demander le loyer maximum permis par le programme », résume le chercheur.

De plus, les projets tendent à favoriser de petites unités pour optimiser l’espace et les coûts, surtout pour les logements « abordables », les plus grands appartements construits appartenant presque systématiquement à la catégorie intermédiaire, d’après l’étude.

« On se retrouve avec un système qui est bon pour construire en ce moment, parce qu’il est pensé pour s’accorder avec les partenaires financiers, même si on ne construit pas réellement du logement qui soit abordable pour tout le monde », poursuit-il.
« Mais, et c’est quelque chose qui est déjà arrivé, ce n’est pas impossible que les organismes se retrouvent trop endettés à un certain point et doivent revendre des immeubles sur le marché privé sans que l’abordabilité espérée n’ait pu se concrétiser », ajoute-t-il.»

🔗Pour lire l’article au complet: https://linktr.ee/frapru

06/13/2026
06/05/2026
06/05/2026

Ce vendredi plusieurs dizaines de membres du FRAPRU (réuni•es pour la plupart en Congrès à Québec), prendront part à la Manifestation unitaire pour la fin des travaux parlementaires organisée par la Coalition Main Rouge
🗓️ https://www.facebook.com/events/1484413606560840/

Alors que s’achève le deuxième mandat de la CAQ, nous prendrons la rue vers l’Assemblée nationale pour envoyer un message clair : l’austérité et les politiques néolibérales comme celles qui frappent le logement social ne sont pas des fatalités. Des alternatives existent, il suffit de choisir le bien commun.

À la veille de la campagne électorale 2026, démontrons à l’ensemble des partis en lice que pour aspirer au pouvoir, ils devront prendre de solides engagements en faveur du filet social.
📣Ce qu’on réclame :
⚖️Une plus grande justice fiscale
💵Des réinvestissements massifs dans nos services publics, nos programmes sociaux et l’action communautaire autonome
⚖️ Le plein respect de nos droits et libertés et de la démocratie.

Joignez-vous à nous le 5 juin à midi devant le Musée national des beaux-arts du Québec (179 Grande Allée O, Québec).

🚌Détails pour les transports: https://www.nonauxhausses.org/manifestation-unitaire-5juin/

06/05/2026

🎉Selon les informations de Radio-Canada, la nouvelle ministre de l’Habitation, Karine Boivin-Roy, abandonnerait la le projet de loi 20.
🙌🏽Bravo aux personnes—en particulier les membres de coop —et organisations qui se sont mobilisées.

👉🏽Maintenant pour s’assurer que les fonds publics insuffisants destinés au logement "social et abordable" contribuent à favoriser l’accès au logement, il faut cesser de forcer l’inclusion de logements abordables intermédiaires à 150% du loyer median du marché dans les nouveaux projets de coop et d’autres logements sans but lucratif, incluant des logements publics. Restons solidaires pour que notre modèle de logement social et communautaire demeure accessible à tous et toutes et ne contribue pas à tirer les prix vers le haut plutôt que l’inverse. Refusons la marchandisation du logement social.

📣Le 1er juillet, soyons nombreuses et nombreux à nous mobiliser contre le logement cher à l’appel de la Coalition contre le logement cher - COLOC🔑 et portons la clé comme symbole de notre opposition au logement cher!

⚠️Restons vigilant•es "Selon une source gouvernementale, Karine Boivin-Roy souhaite toujours agir pour répondre aux constats de la VGQ dans un futur projet de loi. Mais, pour le moment, la ministre préfère concentrer ses efforts sur les ménages en quête d'un logement pour le 1er juillet, afin d'éviter que des gens se retrouvent à la rue."

06/05/2026

⚖️ ÉVICTIONS DE MAUVAISE FOI : PLUS DE 160 000$ ACCORDÉS À DEUX LOCATAIRES MONTRÉALAIS⚖️

Le Tribunal administratif du logement vient de condamner une locatrice et son dirigeant à verser plus de 160 000 $ à deux locataires montréalais évincés de leur logement.

En 2021, les évictions avaient été autorisées par le TAL dans le cadre d'un prétendu projet d'agrandissement.

Cinq ans plus t**d, le Tribunal conclut que les évictions ont été obtenues au terme d'un stratagème fondé sur des fausses déclarations et des manœuvres répréhensibles, et condamne personnellement le dirigeant de la société.

Ces condamnations figurent parmi les plus importantes rendues au Québec en matière d'éviction de mauvaise foi.

Cette affaire rappelle que le droit d'éviction est une exception au droit fondamental au maintien dans les lieux et que les propriétaires qui abusent du processus judiciaire peuvent faire face à des conséquences financières majeures.

Nous sommes particulièrement fiers d'avoir accompagné les locataires dans ce long parcours judiciaire qui aura duré près de cinq ans et les félicitons pour leur courage et leur résilience.

📖 Pour connaître toute l'histoire derrière ces décisions et comprendre comment cette affaire s'est développée au fil des années, c'est par ici : http://bit.ly/4uO9X5U

📄 Décisions :
https://canlii.ca/t/kl1vj
https://canlii.ca/t/kl1wg

06/03/2026

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600 Rue Ellice # 105
Beauharnois, QC
J6N3P7

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