06/23/2026
Le récent acte de violence qui a secoué le pays nous rappelle une réalité préoccupante : la misogynie continue de faire des victimes.
Lorsqu’un individu passe à l’acte en ciblant les femmes et que ses motivations sont nourries par des discours haineux, nous devons avoir le courage de nommer cette violence pour ce qu’elle est. Ces événements ne surviennent pas dans le vide. Ils s’inscrivent dans un contexte où les discours antiféministes, masculinistes et misogynes prennent de plus en plus de place, particulièrement sur les plateformes numériques.
Au Carrefour des femmes d’Anjou, nous sommes préoccupées par l’influence grandissante de ces idéologies sur les jeunes. Derrière certains contenus présentés comme des conseils, des opinions ou du divertissement se cachent parfois des messages qui alimentent le mépris, le contrôle et la violence envers les femmes.
Cette situation nous rappelle l’importance de poursuivre les efforts de sensibilisation, d’éducation et de prévention. Elle nous rappelle également que les organismes qui soutiennent les femmes jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les violences fondées sur le genre et doivent disposer des ressources nécessaires pour accomplir leur mission.
Nos pensées accompagnent les proches de la victime ainsi que l’ensemble du corps policier qui traverse cette épreuve douloureuse. Nous tenons également à exprimer notre profonde solidarité envers toutes les personnes qui ont été témoins de cette tragédie ou qui en portent aujourd’hui les répercussions émotionnelles. Les blessures psychologiques laissées par de tels événements sont bien réelles et méritent toute notre compassion et notre soutien.
Aujourd’hui, nous exprimons notre solidarité envers toutes les femmes touchées par la violence misogyne. Nous réaffirmons notre engagement à promouvoir l’égalité, le respect et la sécurité pour toutes.
Parce qu’aucune femme ne devrait vivre dans la peur. Parce que la haine envers les femmes n’est jamais une opinion : c’est un enjeu de société qui nous concerne toutes et tous.
- L’équipe du Carrefour des femmes d’Anjou