06/11/2026
💜 Une avancée importante pour les femmes et les personnes victimes de violence conjugale. La Loi Gaby-Renaud vient d'être adoptée afin de mieux protéger les victimes et prévenir les drames. Nous vous invitons à en apprendre davantage en consultant l'article ci-dessous.
📢 Projet de loi n°4 : un pas en avant pour la sécurité des femmes, mais le vrai travail commence maintenant.
En mai dernier, la TCGFM était présente à l’Assemblée nationale pour soutenir le dépôt du projet de loi n°4. Aujourd'hui, si nous saluons l'intention du gouvernement actuel de déployer de nouveaux outils pour protéger les femmes, nous croyons aussi que le succès de cette loi résidera dans la rigueur de son application par le prochain gouvernement.
Pour que ce dispositif soit réellement efficace et sécuritaire, plusieurs conditions essentielles devront être remplies, entre autre :
🔹 Assurer des mesures d'accessbilité. On peut penser à l'intégration de l’obligation légale de sécurisation culturelle pour les femmes autochtones comme le revendique Femmes autochtones du Québec et au déploiement de mesures adaptées pour les femmes allophones ou en situation de handicap, par exemple.
🔹 Offrir une formation rigoureuse et obligatoire à l’ensemble des corps policiers afin de garantir des interventions appropriées et sécuritaires.
🔹 Reconnaître l'expertise des groupes de femmes. L’organisme désigné pour communiquer les renseignements doit posséder une expertise reconnue en violences faites aux femmes et une capacité avérée à les orienter vers les ressources spécialisées, comme les maisons d'hébergement, tel que recommandé par la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes.
🔹 Garantir un financement adéquat. Toutes les parties prenantes doivent recevoir les ressources financières nécessaires pour garantir un déploiement sécuritaire de cette mesure pour les femmes et pour développer une campagne de sensibilisation adaptée.
🔹 Pour aller plus loin, il faudra aussi investir pour prévenir les violences, notamment en faisant lutte à la pauvreté et en accordant un financement adéquat aux centres de femmes, comme le rappelait L'R des centres en Commission sur le PL4.
À la TCGFM, nous suivrons attentivement la suite des travaux et continuerons à porter la voix des femmes dans ce dossier.