22/08/2026
L'excision est une violation des droits humains. Le droit le dit, noir sur blanc.
On nous parle souvent de « tradition », de « culture », de « transmission ». Mais aucune tradition ne peut s'affranchir du droit fondamental de chaque femme et de chaque fille à l'intégrité de son corps.
Le Protocole de Maputo, ratifié par la quasi-totalité des pays d'Afrique de l'Ouest, dont le Mali, garantit à chaque femme le droit à l'intégrité physique et à la dignité. La Convention internationale des droits de l'enfant, elle, protège explicitement chaque enfant contre toute forme de mutilation. Ces textes ne sont pas des opinions extérieures imposées de l'étranger : ce sont des engagements que les États africains ont eux-mêmes signés et ratifiés.
Alors quand une campagne appelle à dire « oui à l'excision », elle n'appelle pas seulement à perpétuer une pratique dangereuse. Elle appelle à violer des droits que nos propres États se sont engagés à protéger.
Une fillette ne choisit pas de subir cela. On le lui impose. Et c'est précisément ce que le droit interdit.
Le corps d'une fille n'est pas un terrain de négociation entre traditions et institutions. Il est protégé. Point.