17/08/2026
𝗝𝗘 𝗣𝗔𝗥𝗧𝗔𝗚𝗘 𝗠𝗢𝗡 𝗘𝗫𝗣𝗘́𝗥𝗜𝗘𝗡𝗖𝗘
𝗡°01
Mon histoire avec les sessions nationales remonte à août 2010, au Centre pastoral Cardinal Bernardin GANTIN, l’ancien monastère de Bamè, commune de Zangnado, au sein du diocèse d’Abomey.
Cette rencontre était une session nationale d’immersion, de formation et de découverte, à la fois session de classe et session élective, autour du thème : « À l’image de Marie, modèle de la sainteté et de l’amour, soyons unis pour la cause des enfants. » Elle était dirigée par Fofo Opportun ATINKPAHOUN de Cotonou, alors Responsable national, avec à ses côtés Fofo Alain FALADE de Porto-Novo, Secrétaire national ; Fofo Charlemagne CODJIA de Parakou, Secrétaire national adjoint ; Fofo Romus GANSE GODJO d’Abomey, Trésorier national ; et Fofo Honoré BEHANZIN de N'Dali, Organisateur national.
Une organisation qui m’a particulièrement marqué
Je garde encore en mémoire les conditions d’hébergement. Les dortoirs étaient constitués de petites cabines sans lits, mais chacune disposait de sa propre do**he. Malgré la simplicité des conditions, tout était organisé avec beaucoup de rigueur.
Presque chacun avait une montre pour respecter les horaires. Le réveil, la toilette, la préparation et le rassemblement se faisaient dans le respect du programme. Le simple coup de sifflet suffisait pour provoquer le rassemblement spontané des participants.
J’avais partagé le même dortoir avec Fofo Zinsou Cosme ODJO, Fofo Théodore ATTODJINOU, Fofo Jérôme ASSOGBA et Fofo Franck d’Abomey. Au-delà de la formation, ce fut surtout une belle expérience de fraternité, de partage et de vie communautaire.
La rigueur, la discipline et l’humilité
Ce qui m’a particulièrement impressionné durant cette session, c’est le respect de l’organisation et des horaires. Encadreurs et participants étaient tous tenus de respecter le programme, sans distinction de diocèse ou de responsabilité, sauf dans les situations particulières.
L’utilisation du téléphone portable était également interdite. Ces dispositions avaient pour objectif de favoriser la concentration, la disponibilité et la participation effective de chacun.
Je me souviens notamment d’un épisode qui m’a beaucoup marqué. Le retour du quartier libre était fixé, si ma mémoire est bonne, à 18 heures. Ce jour-là, certains participants de Cotonou sont rentrés au campement vers 19 heures. Conscients de leur re**rd et de leur manquement, ils se sont mis à genoux dès l’entrée du portail et ont avancé ainsi jusqu’à l’intérieur pour demander pardon au Responsable national qui était pourtant de leur diocèse.
La scène pouvait paraître surprenante, voire amusante, mais elle traduisait surtout l’humilité, la reconnaissance de son erreur et la volonté de réparer le tort causé.
Une formation qui allait au-delà des activités
Cette session ne m’a pas seulement apporté une formation humaine et éducative. Elle m’a également permis de mieux connaître Marie, modèle proposé par le thème de la session, et de renforcer ma relation avec la Parole de Dieu.
J’ai notamment été encouragé à développer une pratique régulière de lecture de la Bible, qui m’a progressivement permis d’écouter davantage la Parole de Dieu et de chercher à la mettre en pratique dans ma vie.
Ce que je retiens de cette expérience
Avec le recul, je retiens une leçon essentielle : la réussite d’une activité ou d’un projet repose en grande partie sur l’organisation, la rigueur et l’enthousiasme avec lesquels chacun s’y engage.
Je retiens également une autre leçon importante : savoir reconnaître ses torts et demander pardon avec humilité est une véritable force. L’expérience vécue par les participants de Cotonou m’a particulièrement enseigné cette valeur.
Mon invitation aux autres encadreurs du MADEB
J’encourage vivement les encadreurs du MADEB, particulièrement les jeunes accompagnateurs et les accompagnateurs, à participer aux sessions nationales.
La formation au sein du MADEB ne doit pas se limiter au niveau diocésain. Une session nationale constitue une véritable occasion de :
* renforcer ses connaissances et ses compétences ;
* découvrir d’autres localités et d’autres réalités du MADEB ;
* rencontrer des encadreurs venant d’autres diocèses ;
* partager ses expériences et apprendre de celles des autres ;
* développer la fraternité et le sens du service ;
* approfondir sa foi et son engagement auprès des enfants.
Une session nationale, ce n’est donc pas seulement une formation : c’est une expérience humaine, spirituelle, fraternelle et éducative qui peut laisser une empreinte durable dans la vie d’un encadreur du MADEB.
À tous ceux qui hésitent encore à participer : osez l’expérience. Vous pourriez en revenir avec bien plus qu’un simple certificat de participation : des souvenirs, des amitiés, des enseignements et surtout une nouvelle manière de servir.
*Damien ODJO*
_Responsable Diocésain_