01/10/2026
La disparition des insectes pourrait-elle mettre notre alimentation en danger ?
VRAI. Mais avec une nuance importante.
Tous les insectes ne sont pas des pollinisateurs, et toutes les cultures ne dépendent pas de la même manière de la pollinisation animale.
Mais une partie importante de notre alimentation dépend directement ou indirectement du travail des pollinisateurs. La FAO indique que plus de 80 % des espèces de plantes à fleurs sont pollinisées par des animaux, principalement des insectes, et que les pollinisateurs influencent environ 35 % de la production végétale mondiale en volume.
Et il ne s'agit pas uniquement des abeilles.
Abeilles, papillons, mouches, guêpes, coléoptères et autres insectes participent à la pollinisation de nombreuses plantes. Une diversité de pollinisateurs rend également la pollinisation plus robuste face aux changements environnementaux.
Mais les insectes font bien plus que polliniser.
Ils participent aussi à d'autres fonctions essentielles des écosystèmes : recyclage des nutriments, décomposition de la matière organique, régulation de certains ravageurs et alimentation d'autres animaux. Ces fonctions contribuent indirectement au fonctionnement des systèmes agricoles.
Le problème est donc que la diminution des populations d'insectes peut avoir plusieurs effets en cascade.
Moins de pollinisateurs → moins de pollinisation pour certaines cultures.
Moins d'insectes → moins de nourriture pour certains oiseaux, amphibiens et autres animaux.
Moins de diversité → des écosystèmes potentiellement moins résilients.
Les principales pressions identifiées comprennent notamment la destruction et la fragmentation des habitats, certaines pratiques agricoles intensives, les pesticides, les maladies, les espèces invasives et le changement climatique.
Et notre alimentation dans tout ça ?
Il ne faut surtout pas comprendre que « si les insectes disparaissent, nous n'aurons plus rien à manger ».
Ce serait trop simpliste.
De nombreuses cultures sont peu ou pas dépendantes des pollinisateurs animaux. En revanche, plusieurs productions importantes pour la diversité et la qualité de notre alimentation — notamment certains fruits, légumes, noix et graines — bénéficient fortement de la pollinisation.
C'est donc moins une question de quantité totale de nourriture que de productivité de certaines cultures, diversité alimentaire, qualité des productions et stabilité des écosystèmes agricoles.
Et c'est là que les petits insectes prennent une importance considérable.
Ils sont minuscules, mais les fonctions écologiques qu'ils assurent ne le sont pas.
La prochaine fois que vous voyez une abeille, une mouche, un papillon ou un coléoptère dans votre environnement, ne pensez donc pas uniquement à un « insecte ».
Demandez-vous plutôt :
« Quel rôle joue-t-il dans cet écosystème ? »
SIAC ONG — Informer, mobiliser, agir ensemble.