Initiative Afrique Active
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l’Association « INITIATIVE AFRIQUE ACTIVE » «IAA» est un acteur solidaire pour la promotion du Développement Local et des communautés en Afrique
Adresse
BP:249 Abomey-calavi
Cotonou
249
Informations générales
La preuve scientifique a été faite pour l’Afrique comme Berceau de l’Humanité. Après avoir été le phare de la civilisation humaine avec l’Egypte pharaonique, l’Afrique a connu un déclin de près de trois (3) millénaires, de la 20ème dynastie pharaonique en 2000 ans avant Jésus-Christ, à l’empire Mandingue au 13ème Siècle. Le paroxysme de cette décadence a été la traite négrière de 400 ans qui a ravagé le continent du 16ème au 19ème Siècle. L’avènement de la colonisation et la balkanisation de l’Afrique à la conférence de Berlin de 1885 et les révoltes, d’abord intellectuelle, puis politique des africains au début du 20ème siècle. La naissance du Panafricanisme s’est réalisée dans des formes diffuses et est l’œuvre de descendants d’esclaves africains, américains. La paternité de ce mouvement culturel est attribuée à Edward Wilmot BLYDEN (1832-1912) mais les intellectuels noirs jamaïcain et américain Marcus GARVEY et W.E.B Du BOIS, l’ont porté au summum de sa gloire. L’intelligentsia africaine naissante va se l’approprier en lui donnant positivement une essence plus radicale au double plan culturel et politique : Sur le plan scientifique, du professeur Cheich Anta Diop ; Sur le plan politique, du Président Ghanéen Kwamé N’KRUMAH. La prise en charge politique du panafricanisme fut l’œuvre du Président Kwamé N’KRUMAH père de l’indépendance du Ghana, pour qui l’idéologie d’une conscience politique parmi les Africains, ainsi que leur émancipation, devraient se répandre partout dans le continent. Le panafricanisme fut ainsi érigé en slogan de libération, d’intégration et d’unification des peuples africains libérés du joug colonial. La finalité du combat de N’KRUMAH fut dédiée à la construction de l’unité africaine qu’il imagine comme une fusion organique des Etats Indépendants et non comme une simple coopération. Dans sa conception du « consciencisme » inspiré d’un marxisme revisité, non orthodoxe, doit être associé au concept traditionnel africain de collectivisme qui vise « la résurrection » des valeurs humanitaires et égalitaires de l’Afrique traditionnelle dans un environnement moderne. C’est dans ces conditions idéologiques et politiques que le « Panafricanisme » apparu au lendemain des indépendances africaines comme un terme fédérateur censé mobiliser toutes les énergies actives et positives des peuples africains et de la diaspora en vue de réaliser l’unité tant rêvée et idéalisée de l’Afrique, même dans les constitutions des Etats qui prévoient pratiquement toutes des dispositions faisant peser sur les gouvernements nationaux une obligation de ne ménager aucun effort pour la réalisation de l’Unité Africaine. (Marcus Garvey, Elliot Smith,…) qui en 1920, organisèrent le 1er Congrès Panafricain à Philadelphie aux Etats Unis. En 1945, à Manchester (Angleterre), le flambeau était repris par d’autre africains, avec le soutien d’un nouveau mouvement intellectuel et politique, la Négritude, animé par des personnalités telles qu’Aimé Césaire, Léopod Sédar Singhor, Frantz Fanon…. Ce mouvement prit la relève des précurseurs et trouva dans les années 50 surtout en Afrique, une nouvelle audience avec l’implication de N’KRUMAH traduit par son fameux cri de cœur « Africa Must Unit ! » se heurte aussi à des résistances internes. En effet, dès le départ, le panafricanisme se heurta à un courant qualifié de « minimaliste » et gradualiste incarné par le président Félix Houphouët BOIGNY et ceci au nom de la souveraineté des Etats, d’autant que la charte constitutive de l’OUA avait fait du respect des frontières héritées du colonialisme un principe sacro-saint dans le processus de construction de l’Unité africaine. Même les Chefs d’Etats, hostiles à la balkanisation du continent africain imposée par la conférence de Berlin (1884-1885) concevaient d’une autre manière la mise en œuvre du Panafricanisme. Les pragmatiques, notamment le Président Léopold Sédar Senghor, théoricien de « l’unité par cercles concentrique », partant des ensembles régionaux pour déboucher plus t**d sur l’Unité de l’Afrique, voyaient en N’KRUMAH un doctrinaire égocentrique et ambitieux cachant en réalité des plans expansionnistes visant, en cette période de guerre froide à livrer toute l’Afrique, poings et main liés, au communisme. N’KRUMAH fut désavoué sur la scène africaine et internationale et diabolisé par les adversaires du panafricanisme. Il fut victime d’un coup d’Etat militaire en 1966 et mourut en exil en 1972. Le panafricanisme fut ainsi rangé dans les tiroirs des idéaux irréalisables en Afrique. La menace représentée par cette philosophie pour les forces néocolonialistes conduisit au début des années 60 à la création de l’OUA avec des objectifs relativement similaires de faire du continent africain un ensemble à la fois politique, économique et territorial mais sans les moyens d’une telle action. Près de 40 ans plus t**d ce projet est relancé à la faveur certes de l’urgence de résister à la globalisation envahissante prônée par les Nations industrielles, mais surtout, comme l’expression d’une prise de conscience par certains dirigeants africains de la dimension salutaire de ce projet, vue l’emprise du capital financier international sur les économies fragiles des pays africains pris isolement. Cependant la seule volonté politique ne saurait garantir la réussite de ce projet sans une implication active et significative des populations Africaines elles-mêmes en tant que bénéficiaires en aval de ce grand projet des Etats Unis d’Afrique.
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