03/02/2026
Homo Plasticus : quand le plastique envahit nos corps
Le 17 janvier 2026, à la Place du Petit Paradis à Aïtchedji (Abomey-Calavi), une Rencontre thématique s’est tenue autour d’un enjeu majeur de santé publique et environnementale : « Homo plasticus. L’invasion silencieuse des microplastiques », documentaire d’Élodie Bonnes, diffusé par ARTE.
Ont pris part aux échanges les membres de l’ONG Act’Eco et les représentants de 5 ONG engagées : Action Terre & Environnement (ATE), Health Access Initiative (HAI), Africa Solidarity, TAMAAE et Ideal Nature.
La projection de Homo Plasticus nous a plongés dans l’univers de l’infiniment petit : les microplastiques, fragments invisibles mais omniprésents, qui contaminent notre alimentation, notre air, nos maisons… et nos corps.
Les données présentées sont sans appel :
• 100 % des échantillons humains analysés (selles) contiennent des microplastiques.
• Jusqu’à 195 types de microplastiques dans une seule pomme.
• Un Français ingère environ 1 g de microplastiques par jour, un Américain 2,5 g/jour.
• 350 milliards de microplastiques sont rejetés chaque année dans la nature.
• Ils sont présents dans l’air que nous respirons, les vêtements que nous lavons, les peintures, les ustensiles de cuisine…
• Les microplastiques altèrent le microbiote, affaiblissent le système immunitaire, modifient l’ADN et sont cancérigènes.
• La contamination commence dès la vie intra-utérine, via le placenta.
• D’ici 2030, la pollution plastique pourrait être multipliée par trois.
La question posée par le film résonne avec force :
Sommes-nous en train de devenir des Homo Plasticus ?
Le débat participatif qui a suivi a suscité à la fois inquiétude, découragement et détermination.
Oui, le plastique est là depuis plus de 60 ans.
Oui, les lobbies sont puissants.
Oui, les chercheurs se battent pour faire émerger la vérité scientifique.
Mais une conviction a émergé clairement : l’inaction n’est plus une option.
À notre échelle, nous pouvons :
• Faire l’inventaire des plastiques qui nous entourent
• Réduire drastiquement leur utilisation
• Promouvoir et adopter des alternatives durables
• Agir individuellement et collectivement, en synergie avec les ONG engagées.
Cette rencontre nous rappelle une chose essentielle :
Nous ne sommes pas seuls. Et nous pouvons encore inverser la tendance.
C’est en unissant nos forces, en misant sur les alternatives et en changeant nos pratiques quotidiennes que nous pourrons construire un monde plus sain et plus vivable.