Cela fait dix ans que le processus de décentralisation est en cours au Burundi. Durant cette période le Gouvernement du Burundi a initié un certain nombre d’actions visant à renforcer ce processus. A cet effet, un cadre de financement des projets communaux de développement a été mis en place(le Fonds National d’Investissement Communal) C’est également dans ce contexte que le document de politique
nationale de décentralisation, assorti d’un cadre opérationnel de sa mise en oeuvre (plans d’actions triennaux 2009-2012 et 2012-2014), a été élaboré. Mais malgré tous ces efforts du Gouvernement et de ses partenaires, force est de constater que e chemin à parcourir est encore long car les défis à relever demeurent immenses. En effet, le cadre légal de la décentralisation reste lacunaire car en l’absence des textes sur le transfert concomitant des compétences et des ressources et sur la fiscalité communale, les ressources financières et humaines restent encore faibles et ne permettent pas par conséquent aux communes d’assumer pleinement leur rôle de maître d’ouvrage du développement local
C’est dans ce contexte que les communes burundaises ont senti la nécessité de développer un cadre de solidarité, de concertation, d’échange d’information et d’expérience en vue de contribuer, en partenariat avec les acteurs institutionnels et les partenaires techniques et financiers ; au développement d’un cadre légal et institutionnel de mise en œuvre de la décentralisation. Des leaders, membres des conseils communaux, membres du sénat, avec l’appui des partenaires extérieurs ont mobilisé ces entités locales sous l’égide d’un comité mis en place pour cette fin. C’est ainsi qu’en date du 21 Mai 2008 les représentants de toutes les communes du Burundi se sont réunis à Ngozi et ont mis en place l’Association Burundaise des Elus Locaux (ABELO).