15/05/2026
📌L’un des objectifs de tout projet est d’expérimenter des approches, d’identifier les facteurs de réussite pour une mise à l’échelle et une institutionnalisation.
En ce mois de mai, à quelques jours de la clôture du projet PADFIR, Cordaid Burundi a organisé une série d’ateliers de transfert et de partage des bonnes pratiques sur le développement de produits financiers innovants.
Jean Marie Vianney NSABIYUMVA, responsable du projet, l’a rappelé : « Le projet a engendré de bonnes pratiques et renforcé les ressources humaines dans le domaine de l'inclusion financière, permettant à des communautés d'intégrer le système financier formel. »
Le projet PADFIR a développé entre autres deux approches complémentaires et innovantes :
🎯L'approche de collaboration avec les confessions religieuses s'appuie sur la structure de l'Église catholique pour rapprocher les services financiers formels des populations rurales, notamment les fidèles organisés au sein des Communautés Ecclésiales de Base . La clé de sa réussite repose notamment sur le leadership de l'Église, sur celui des institutions de microfinance et, surtout, sur la confiance au sein des communautés.
🎯L'approche de rayonnement mise, elle, sur la synergie entre tous les acteurs de la chaîne de valeur agricole : institutions financières, fournisseurs d'intrants, exploitants agricoles, services publics, partenaires techniques. En plaçant l'entrepreneur semencier au cœur du dispositif, cette approche produit un effet remarquable : un seul entrepreneur peut connecter plus de 100 petits exploitants agricoles à une institution de microfinance.
Adija, bénéficiaire du crédit, en témoigne :« Grâce à la collaboration avec les institutions de microfinance, j'ai pu construire une maison. Je cultive les tomates et le riz. Aujourd'hui, je peux nourrir mes enfants avec une alimentation équilibrée. »
« Cordaid a semé, à nous de récolter pour le Burundi. On ne clôture pas un atelier, on n'éteint pas un projet : on allume une flamme. Chaque femme, chaque jeune, chaque citoyen doit pouvoir être autonome. Le projet va finir, mais la vision, elle, reste », a indiqué le représentant du ministère des Finances.
Un appel lancé à tous les acteurs, y compris les institutions et les bénéficiaires, pour continuer, ensemble, à faire grandir cette flamme de l'inclusion financière au Burundi.