17/09/2026
⚖️ Du vécu au plaidoyer : le CCDP+ mobilise avec l’appui du PNUD ses partenaires pour renforcer les droits des personnes vivant avec le VIH
À Gitega, le Cadre Consultatif et Décisionnel des Organisations des Personnes Vivant avec le VIH (CCDP+) a organisé un atelier national d’échanges autour de la Loi n°1/018 du 12 mai 2005 portant protection des personnes vivant avec le VIH (PVVIH).
Cette initiative, portée par le CCDP+, en collaboration avec la Clinique juridique Safelaw, bénéficie de l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en sa qualité de Principal Récipiendaire des subventions du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, ainsi que de l’appui de l’ANSS-SP.
L’atelier a réuni les institutions publiques, notamment les secteurs de la Santé et de la Justice, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile ainsi que les réseaux de personnes vivant avec le VIH.
L’objectif était de créer un espace de dialogue et de réflexion sur l’actualisation de la loi, plus de vingt ans après son adoption, afin de l’adapter aux réalités actuelles de la riposte au VIH et aux engagements nationaux, régionaux et internationaux en matière de droits humains.
À l’ouverture de l’atelier, M. Hamza Vénant Burikukiye, Représentant légal du CCDP+, a rappelé que cette démarche part avant tout des réalités vécues par les personnes vivant avec le VIH et leurs familles :
« Cette assise n’est pas un exercice académique. Elle part d’un constat vécu par les personnes vivant avec le VIH et leurs familles : plus de vingt ans après son adoption, cette loi reste très peu connue et certaines de ses dispositions ne cadrent pas avec les engagements régionaux et internationaux ni avec les réalités actuelles nationales de la riposte au VIH. »
Il a souligné l’importance de réunir les différentes parties prenantes autour d’une même table afin de faire entendre la voix des communautés et de contribuer à l’actualisation du cadre juridique.
De son côté, M. Amstrong Russell, Coordonnateur a.i. de l’Unité de Gestion des Projets du Fonds Mondial au PNUD, représentant la Représentante Résidente du PNUD, a rappelé que les progrès de la riposte au VIH doivent également s’accompagner d’évolutions sur les plans juridique et social :
« Les barrières médicales ne sont pas les seules à abattre. Les barrières juridiques et sociales restent de puissants obstacles sur le chemin de l’élimination du Sida d’ici à 2030. »
Durant les travaux, les participants ont notamment examiné les dispositions discriminatoires, obsolètes et/ou répressives, leur conformité avec les normes nationales et internationales, ainsi que les prochaines étapes du processus de révision.
Portée par le CCDP+, cette initiative illustre la force d’un partenariat où les communautés sont au cœur du plaidoyer et où les partenaires, dont le PNUD, accompagnent les efforts nationaux pour faire progresser les droits humains et la dignité des personnes vivant avec le VIH.