Bibliothèque Tam Tam d'Afrique de Tangaye

Bibliothèque Tam Tam d'Afrique de Tangaye Le Tam tam d'Afrique, un service public destiné à toute la population.Elle est l’œuvre coopération avec Origo.ws Belgique.

La bibliothèque le « Tam tam d’Afrique » est un service social dont le but est de promouvoir une culture humaine et un vibrant appel aux parents d’élèves, aux élèves et enseignants à faire de la culture de l’excellence leur préoccupation singulière. Amener les apprenants à s'efforcer de développer les qualités du profil de l'apprenant en étant investigateurs, informés et instruits, penseurs, intègres, ouverts d'esprit, altruistes, audacieux, équilibrés et réfléchis.

  : Une lignée au service du trône et des traditions du Yatenga!Depuis sa création sous le règne de Naaba Kango au XVIII...
20/06/2026

: Une lignée au service du trône et des traditions du Yatenga!

Depuis sa création sous le règne de Naaba Kango au XVIIIe siècle, la chefferie du Rassam Naaba constitue l'un des piliers du Royaume du Yatenga. Gardiens des traditions et proches conseillers du roi, les différents Rassam Naaba ont marqué l'histoire du royaume par leur engagement au service de la coutume et de la cohésion sociale. De Bangbatimbo à l'actuel Rassam Naaba Lolga II, leur succession témoigne de la richesse et de la continuité de l'héritage ancestral du Yatenga.

La liste chronologique disponibles sur la chefferie du Rassam Naaba du Yatenga (succession des Rassam Naaba) connue est la suivante :

1)- Rassam Naaba Bangbatimbo (fondateur de la lignée, nommé par Naaba Kango vers 1754)
2)- Rassam Naaba Belemnedgo
3)- Rassam Naaba Boundou
4)- Rassam Naaba Bebiyida
5)- Rassam Naaba Kulga
6)- Rassam Naaba Siguiri
7)- Rassam Naaba Koom
8)- Rassam Naaba Siido
9) Rassam Naaba Karfo
10)- Rassam Naaba Lolga (premier représentant de la lignée Lolga)
11)- Rassam Naaba Wibga
12)- Rassam Naaba Wobgo
13)- Rassam Naaba Sanoum
14)- Rassam Naaba Koutou (décédé en 2011)
15)- Rassam Naaba Yémdé (Alexandre Ouédraogo, intronisé en 2011, décédé le 29 avril 2026)
16)- Rassam Naaba Lolga II (El Hadj Salifou Ouédraogo, intronisé le 13 juin 2026)

En somme, la généalogie des Rassam Naaba du Yatenga n’est pas qu’une suite de noms : c’est une mémoire vivante, un fil d’or qui relie les ancêtres aux générations actuelles. De Bangbatimbo à Lolga II, chaque Rassam Naaba a porté la voix de la tradition, soutenu le trône et protégé l’équilibre du royaume. Aujourd’hui encore, cette lignée demeure un symbole fort de continuité, de sagesse et de fidélité aux valeurs fondatrices du Yatenga, rappelant que tant que la mémoire des ancêtres vit, le royaume reste debout

  : un pilier de sagesse chez les peuples autochtones du Burkina FasoChez la plupart des peuples autochtones du Burkina ...
19/06/2026

: un pilier de sagesse chez les peuples autochtones du Burkina Faso

Chez la plupart des peuples autochtones du Burkina Faso, le choix du chef n'a jamais été laissé au hasard. Bien avant l'apparition des administrations modernes, les ancêtres avaient compris qu'une communauté ne se construit pas seulement avec la force, mais surtout avec la sagesse. C'est pourquoi la succession dans de nombreuses chefferies traditionnelles repose sur le principe de la gérontocratie, c'est-à-dire la reconnaissance du plus ancien du lignage comme héritier légitime de l'autorité.

Ce choix n'est pas une simple question d'âge. Il traduit une profonde philosophie de gouvernance. Le plus âgé est celui qui a vu grandir plusieurs générations, connu les périodes d'abondance comme les moments de crise, observé les erreurs du passé et appris les leçons de la vie. Il est la mémoire vivante du peuple, le gardien des traditions et le dépositaire de la parole des ancêtres.

Dans les sociétés où l'histoire se transmet principalement par la parole, l'ancien représente une véritable bibliothèque. Il connaît les généalogies, les alliances, les coutumes, les interdits et les valeurs qui fondent l'identité de la communauté. Lui confier la chefferie, c'est assurer la continuité du royaume et la préservation de son héritage.

Cependant, les ancêtres nous enseignent également que l'âge seul ne suffit pas. Le plus âgé doit aussi être un homme de sagesse, de justice, d'intégrité et de rassemblement. Une chefferie n'est pas un privilège à conquérir, mais une responsabilité sacrée à assumer. Celui qui est choisi doit servir son peuple avant de se servir lui-même.

Aujourd'hui encore, cette tradition mérite respect et considération. Dans un monde où la précipitation prend souvent le pas sur la réflexion, la gérontocratie nous rappelle la valeur de l'expérience, de l'écoute et de la prudence. Elle nous enseigne que l'avenir d'un peuple se construit en s'appuyant sur la mémoire de ceux qui l'ont précédé.

« Chez les peuples autochtones du Burkina Faso, le plus âgé n'est pas choisi parce qu'il est le plus vieux, mais parce qu'il est le gardien de la mémoire, le témoin de l'histoire et le dépositaire de la sagesse qui éclaire le chemin de la communauté. »

« Dans la tradition lignagère, la place où l'on s'assoit ne mesure pas la valeur d'un homme, mais la responsabilité que la communauté lui confie. »

« Là où l'aîné s'assoit, c'est la mémoire du lignage qui prend place ; là où les jeunes s'assoient, c'est l'avenir qui se prépare. »

 Le royaume de Karo est l'un des quatre grands royaumes historiques de la communauté kouroumba. Son centre traditionnel ...
18/06/2026



Le royaume de Karo est l'un des quatre grands royaumes historiques de la communauté kouroumba. Son centre traditionnel se trouve à Aribinda devenu aujourd'hui chef lieu de la province de Karo-Peli, dans la région de Soum qui a longtemps constitué un espace majeur de peuplement et d'influence des Kouroumba.

Selon les traditions orales, le Karo représente l'un des plus anciens foyers de civilisation kouroumba. Son organisation politique reposait sur une chefferie coutumière héréditaire, appuyée par les chefs de lignage, les notables et les gardiens des cultes ancestraux. Le chef du Karo était à la fois responsable de la gestion du territoire, de la cohésion sociale et de la protection des valeurs traditionnelles.

L'autorité du souverain s'exerçait à travers un réseau de villages et de communautés placés sous son influence. Les décisions importantes étaient prises en concertation avec les anciens, conformément aux principes de sagesse, de respect des coutumes et de recherche de l'équilibre social qui caractérisent la gouvernance traditionnelle kouroumba.

La spiritualité occupait une place centrale dans la vie du royaume. Les ancêtres étaient considérés comme les protecteurs de la communauté, et de nombreux rites étaient organisés pour solliciter leur bénédiction. Les cérémonies liées aux récoltes, aux initiations, aux mariages et aux funérailles rythmaient la vie collective. Les masques, les chants et les danses traditionnelles constituaient des expressions majeures de cette richesse culturelle.

Sur le plan économique, le royaume de Karo tirait ses ressources de l'agriculture, de l'élevage et des échanges avec les peuples voisins. Grâce à sa position dans la zone sahélienne, il entretenait des relations commerciales et culturelles avec diverses communautés de la région.

Au cours de son histoire, le Karo a développé des liens avec les autres royaumes kouroumba, Lorum, Pela et Téra, ainsi qu'avec les royaumes mossi et d'autres peuples du Sahel. Ces échanges ont contribué à la diversité culturelle et à la résilience de la société kouroumba.

Aujourd'hui encore, la chefferie traditionnelle du Karo demeure un symbole de continuité historique et culturelle. Elle participe à la préservation des coutumes, à la médiation sociale et à la transmission du patrimoine ancestral aux jeunes générations.

Le royaume de Karo incarne la mémoire vivante du peuple kouroumba : un héritage de sagesse, de résistance et d'attachement profond à la terre des ancêtres, qui continue d'inspirer les générations actuelles.

« À Karo, le cheval porte le chef, mais ce sont les ancêtres qui portent le royaume.
Comme les collines de Karo défient le vent et le temps, le peuple kouroumba demeure debout, fidèle à son histoire et à ses ancêtres. »

 Le royaume de Téra est l'un des quatre grands royaumes historiques de la communauté kouroumba, aux côtés du Lorum, du P...
17/06/2026



Le royaume de Téra est l'un des quatre grands royaumes historiques de la communauté kouroumba, aux côtés du Lorum, du Pela et du Karo. Son centre traditionnel est situé dans la région de Bourzanga, une zone qui a longtemps constitué un important foyer de peuplement kouroumba.

Dans l'organisation politique traditionnelle, le chef de Téra exerçait une autorité fondée sur la légitimité ancestrale et le respect des coutumes. Il était à la fois chef politique, gardien des terres et dépositaire des traditions sacrées du royaume. Son pouvoir s'appuyait sur les chefs de lignage, les responsables de villages et les conseils de sages qui participaient à la gestion des affaires communautaires.

Le royaume de Téra était structuré autour d'un ensemble de villages liés par des relations de parenté, d'alliance et de solidarité. La terre, considérée comme un héritage des ancêtres, occupait une place centrale dans la vie sociale et spirituelle. Les chefs coutumiers veillaient à sa gestion et à sa préservation pour les générations futures

Comme dans les autres royaumes kouroumba, les traditions occupaient une place essentielle. Les cérémonies agricoles, les rites d'initiation, les cultes rendus aux ancêtres et les fêtes communautaires rythmaient la vie du royaume. Les masques, les danses et les chants traditionnels servaient à transmettre les valeurs, l'histoire et les croyances du peuple.

L'économie du royaume reposait principalement sur l'agriculture et l'élevage. Les populations cultivaient le mil, le sorgho et d'autres céréales adaptées au climat sahélien, tout en pratiquant l'élevage de bovins, d'ovins et de caprins.

Au fil des siècles, Téra a entretenu des relations avec les autres royaumes kouroumba ainsi qu'avec les royaumes mossi voisins, notamment le Yatenga. Ces relations ont contribué à façonner l'histoire politique et culturelle du Nord du Burkina Faso.

Aujourd'hui, malgré l'organisation administrative moderne, la chefferie traditionnelle de Téra demeure une institution respectée. Elle continue de jouer un rôle dans la médiation sociale, la préservation des coutumes et la sauvegarde de l'identité kouroumba.

Le royaume de Téra reste ainsi un symbole de la profondeur historique du peuple kouroumba, de son attachement à la terre ancestrale et de la richesse de son patrimoine culturel.

« Le tambour sacré du kouroumaba ne parle pas avec des mots, mais chaque battement rappelle l'histoire, l'autorité et l'âme du royaume. »

 Le Pela est l'un des quatre royaumes historiques de la communauté kouroumba. Son siège traditionnel se situe à Toulfé, ...
16/06/2026



Le Pela est l'un des quatre royaumes historiques de la communauté kouroumba. Son siège traditionnel se situe à Toulfé, un village de la commune de Titoa région de Yaadga au Burkina Faso.

Selon la tradition kouroumba, le Pela constitue l'un des plus anciens centres de pouvoir du peuple kouroumba. Le royaume était dirigé par un chef coutumier dont l'autorité reposait sur la légitimité ancestrale, la maîtrise des traditions et la protection du territoire. Plus qu'un simple dirigeant, il était considéré comme le gardien des coutumes, des terres sacrées et des autels des ancêtres.

L'organisation politique du Pela s'appuyait sur les familles fondatrices, les chefs de villages et un conseil de sages chargé d'accompagner le chef dans la prise des grandes décisions. Cette gouvernance traditionnelle favorisait la concertation, le respect des anciens et la recherche de l'harmonie sociale.

La vie culturelle du royaume était rythmée par les cérémonies liées aux saisons agricoles, aux rites d'initiation, aux mariages, aux funérailles et au culte des ancêtres. Les masques, les chants, les danses et les sacrifices rituels jouaient un rôle important dans la transmission des valeurs et de la mémoire collective.
Sur le plan économique, le Pela reposait principalement sur l'agriculture et l'élevage.

Les populations cultivaient le mil, le sorgho, le niébé et pratiquaient l'élevage de bovins, d'ovins et de caprins. La maîtrise des ressources naturelles constituait un élément essentiel de la stabilité du royaume.

Historiquement, le Pela a entretenu des relations avec les autres royaumes kouroumba de Lorum, Téra et Karo ainsi qu'avec les royaumes mossi voisins.
Ces relations étaient marquées par des échanges commerciaux, culturels et parfois par des rivalités territoriales.

Aujourd'hui encore, la chefferie traditionnelle du Pela demeure un repère identitaire important pour les populations kouroumba. Elle contribue à la préservation des coutumes, à la gestion des conflits locaux et à la transmission du patrimoine historique aux nouvelles générations.
Le royaume du Pela incarne ainsi l'attachement du peuple kouroumba à ses racines, à ses traditions et à son organisation politique ancestrale, héritage précieux transmis de génération en génération.

L'antilope sacrée, le masque Kanay, la hache Tôbga, le bâton de commandement et les autels ancestraux constituent les principaux symboles du royaume kouroumba de Pela, incarnant la sagesse, l'autorité, la protection et l'attachement aux ancêtres.

 Le Lorum (ou Loroum) est l'un des quatre grands royaumes historiques de la communauté kouroumba. Son centre traditionne...
15/06/2026



Le Lorum (ou Loroum) est l'un des quatre grands royaumes historiques de la communauté kouroumba. Son centre traditionnel se situe à , dans l'actuelle province du Guelgodji, dans la région de Soum du Burkina Faso.

Considéré comme l'un des plus importants foyers de peuplement kouroumba, le Lorum a longtemps constitué un espace politique et culturel influent. Le royaume était dirigé par un chef traditionnel dont l'autorité reposait autant sur le pouvoir politique que sur les responsabilités religieuses et coutumières. Le chef était le garant des terres, des traditions ancestrales, de la cohésion sociale et de la paix au sein de la communauté.

L'organisation du royaume reposait sur les lignages fondateurs, les chefs de villages et les conseils de sages. Les décisions majeures concernant la gestion du territoire, les conflits ou les cérémonies importantes étaient généralement prises après consultation des notables et des gardiens des traditions.
Le Lorum est également réputé pour la richesse de son patrimoine culturel. Les cérémonies coutumières, les cultes des ancêtres, les rites agraires, les danses traditionnelles et les masques occupent une place importante dans la vie sociale. Ces pratiques renforcent les liens entre les familles, les générations et les différentes composantes du royaume.

Sur le plan historique, le royaume du Lorum a entretenu des relations complexes avec les royaumes mossi voisins, notamment le Yatenga. Tantôt marquées par des alliances, tantôt par des rivalités, ces relations ont contribué à façonner l'histoire de la région de Yaadga du Burkina Faso.

Aujourd'hui, malgré les transformations administratives modernes, la chefferie traditionnelle du Lorum demeure une institution respectée. Elle continue de jouer un rôle essentiel dans la préservation de l'identité kouroumba, la médiation sociale et la transmission des valeurs ancestrales.

Le Lorum demeure ainsi un symbole de l'ancienneté, de la résilience et de la richesse culturelle du peuple kouroumba, gardien d'une mémoire qui traverse les siècles.

Les gravures rupestres de Pobé-Mengao, le tambour sacré et la terre ancestrale sont généralement les symboles les plus représentatifs du royaume du Lorum.

  : un peuple ancien aux racines profondesLes Kouroumba (ou Kurumba) constituent l'un des plus anciens peuples du Burkin...
14/06/2026

: un peuple ancien aux racines profondes

Les Kouroumba (ou Kurumba) constituent l'un des plus anciens peuples du Burkina Faso. Principalement installés dans les régions du Nord et du Sahel, ils ont développé au fil des siècles une organisation sociale, politique et culturelle originale qui a marqué l'histoire de cette partie de l'Afrique de l'Ouest.

La tradition reconnaît quatre grands royaumes ou chefferies historiques kouroumba : le Lorum autour de Pobé-Mengao, le Pela autour de Toulfé, le Téra autour de Bourzanga et le Karo autour de Aribinda. Chacun de ces royaumes possédait son chef, son territoire et ses traditions propres, tout en partageant une identité kouroumba commune.

Le pouvoir chez les Kouroumba reposait sur une alliance entre l'autorité politique et l'autorité spirituelle. Le chef n'était pas seulement un dirigeant administratif ; il était aussi le gardien des coutumes, des terres ancestrales et des autels sacrés. Son rôle consistait à garantir la cohésion sociale, arbitrer les conflits, protéger les populations et veiller au respect des traditions héritées des ancêtres.

L'espace politique kouroumba était organisé autour de villages et de territoires placés sous l'autorité des chefs. Ceux-ci exerçaient leur influence grâce à un système de conseils composés de notables, de chefs de lignage et de détenteurs du savoir traditionnel. La prise de décision privilégiait souvent la concertation et le consensus plutôt que l'autorité individuelle.

Les traditions kouroumba accordent une place centrale au culte des ancêtres, aux rites agraires, aux cérémonies d'initiation et aux fêtes communautaires. Les masques, les danses, les chants et les sacrifices rituels constituent des éléments importants de leur patrimoine culturel. Ces pratiques visent à maintenir l'harmonie entre les vivants, les ancêtres et les forces de la nature.
Sur le plan économique, les Kouroumba étaient essentiellement des agriculteurs et des éleveurs. Le mil, le sorgho et l'élevage des petits ruminants formaient la base de leur subsistance.
Leur connaissance du milieu sahélien leur a permis de s'adapter aux conditions climatiques parfois difficiles du Nord burkinabè.

Aujourd'hui encore, malgré les mutations sociales et l'influence de la modernité, la communauté kouroumba demeure attachée à son héritage historique. Les chefferies traditionnelles continuent de jouer un rôle moral et culturel important, tandis que les valeurs de solidarité, de respect des anciens et d'attachement à la terre ancestrale restent au cœur de l'identité kouroumba.

« Peuple de mémoire et de résistance, les Kouroumba ont bâti des royaumes où le pouvoir s'enracinait dans la sagesse des ancêtres, faisant de la tradition non pas un vestige du passé, mais une force vivante qui continue d'éclairer l'avenir. »

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