17/02/2026
𝐑𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬-𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 : 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐝’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞𝐭𝐬
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Réduction des inégalités Femmes/Hommes à travers la facilitation de l’accès à la justice des victimes de violences basées sur le genre », le CQDJ, en consortium avec l’ONG Beog Neere, a conduit plusieurs actions majeures au Burkina Faso, notamment dans les régions du Centre-Nord et de l’Est.
Débutée le 1er juillet 2022 et achevée le 31 mars 2025, l’initiative visait à réduire les inégalités entre femmes et hommes en facilitant l’accès à la justice pour les victimes de violences basées sur le genre (VBG). Elle s’est appuyée sur une approche intégrée combinant assistance juridique, accompagnement psychosocial et sensibilisation communautaire.
L’une des innovations majeures du projet a été la mise en place de cliniques juridiques et psychosociales dans les zones d’intervention. Ces dispositifs ont permis : l’identification et le référencement des cas de VBG grâce à un système d’alerte impliquant acteurs humanitaires et organisations de la société civile ; l’accompagnement juridique et administratif des victimes et l’orientation vers les services sociaux adaptés. Ainsi, 436 personnes victimes de violences basées sur le genre, dont 390 femmes et 46 hommes, ont bénéficié d’une assistance juridique, judiciaire et psychosociale.
Le projet « Réduction des inégalités Femmes/Hommes à travers la facilitation de l’accès à la justice des victimes de violences basées sur le genre »a également mis l’accent sur la prévention et la sensibilisation. Près de 4 996 personnes ont été touchées par des activités d’information sur les droits, les mécanismes de protection et les recours possibles en cas de violences.
Deux ateliers de plaidoyer ont été organisés auprès d’une trentaine d’autorités locales afin de promouvoir une culture de dénonciation et de répression des violences basées sur le genre. Ces autorités se sont engagées à soutenir la mise en place de mécanismes locaux de lutte contre ces violences.
Au-delà de l’accompagnement direct des victimes, le projet a également renforcé les capacités des acteurs impliqués. Plusieurs sessions de formation ont permis d’améliorer les compétences du personnel du CQDJ et de son partenaire Beog Neere en matière d’accueil et d’accompagnement juridique et psychosocial des victimes, de monitoring, de techniques de plaidoyer et de mobilisation des ressources. Des organisations de la société civile et acteurs humanitaires ont également été outillés afin d’améliorer leurs mécanismes d’intervention et de coordination, notamment à travers la mise en place d’une plateforme d’échange numérique.
Le projet a en outre renforcé la gestion organisationnelle et financière des structures partenaires et mis en place des activités de suivi-évaluation et de capitalisation des acquis, permettant d’identifier les bonnes pratiques et d’améliorer les interventions futures.
Grâce à ses actions, le projet a contribué à renforcer la protection des victimes, à améliorer l’accès à la justice et à encourager l’engagement des communautés dans la lutte contre les violences basées sur le genre.
Au total, sur 16 activités principales prévues au départ on note un taux de réalisation de 100 %, traduisant l’engagement des acteurs et l’efficacité de la mise en œuvre.
Cette initiative constitue une avancée importante vers une société plus équitable, où les droits des femmes et des personnes vulnérables sont mieux protégés.