16/01/2026
L'association BURKINA en fait son cheval de bataille
Piloter par le jeune leader Ouedraogo Ibrahim Akim élu consulaire à la chambre de commerce sa vision est noble ! Voici les objectifs plus bas!
DECLARATION LIMINAIRE DE BURKINA WA-MÊDÔ
Mesdames et messieurs les journalistes, nous vous remercions pour avoir répondu présent à notre conférence de presse. Nous profitons de cette occasion pour vous présenter nos meilleurs vœux de l’année 2018 et également vous rendre un vibrant hommage pour l’information juste que vous portez avec professionnalisme aux populations laboureuses du Burkina Faso.
Mesdames et messieurs,
L’association Burkina Wa-mêdô en langue locale mooré signifie « viens nous construire ». C’est une association de regroupement des acteurs économiques dont l’objectif majeur est de contribuer au développement socio-économique du Burkina Faso. C’est pourquoi, elle mène des activités de sensibilisation, car elle pense que le socle de l’économie se trouve dans la consommation et la production locale. Pour notre association, la production locale au Burkina Faso est un secteur plein d’avenir et constitue une alternative durable dans la lutte contre le chômage et la pauvreté en milieu rural et urbain. C’est un secteur qui bénéficie d’une large gamme de produits de qualité, doté d’un marché local et d’une main d’œuvre abondante. Malgré l’existence des grandes organisations comme la Confédération Paysanne du Faso, la Chambre des Métiers et bien d’autres, les politiques publiques et les engagements nationaux en faveur du secteur de la production locale sont très peu. Ce manque d’accompagnement et de circuit de commercialisation des produits locaux rendent ce secteur vulnérable, victime d’une forte concurrence d’importation, manque de débouchés et surtout l’insuffisance de communication avec les nationaux. Conséquence logique de tous ces problèmes, c’est que le Burkina Faso est un pays de consommation et non de production. Comment peut-on construire une nation prospère si les talents et l’innovation des artisans, des producteurs et transformateurs locaux ne sont pas valorisés par les Burkinabè eux-mêmes ? Comment peut-on résoudre les problèmes d’emploi des jeunes si l’on ne prend pas en compte le secteur de la production locale ? Autant de questions qui nous convainquent qu’il faut impérativement changer de paradigme de développement, de mentalité et de prise de conscience collective face aux nouveaux défis du développement. C’est pourquoi, notre organisation pense que « le consommons local » du président Thomas Sankara doit être une réalité et non des discours populistes. L’arrêté N°2017-002-PM-CAB portant achat des produits alimentaires locaux est une avancée en matière de promotion et de consommation des produits locaux au niveau des institutions, les cantines scolaires et universitaires, les centres de formation professionnelle, les casernes militaires, les maisons d’arrêt et de correction. Cette mesure doit s’étendre à d’autres secteurs d’activité, et ce de façon durable afin d’encourager les talents et l’innovation Burkinabè. Aussi, les produits agroalimentaires, de l’artisanat, de la menuiserie, la soudure et par-dessus les secteurs connexes sont autant de secteurs clés qui pèsent sur le déficit de la balance commerciale. Ces secteurs sont pourtant de véritables niches d’auto-emplois que l’Etat gagnerait à soutenir et à développer une réelle politique de développement durable de ces secteurs de productivité. Il est grand temps que chaque burkinabè intègre la notion du développement local dans ses habitudes et comportements. En ce sens, nous interpellons les premières autorités à poser réellement les bases fondamentales d’un développement durable basé sur l’innovation et la valorisation des artisans, transformateurs et producteurs locaux. Car aucun pays ne peut se développer sans la valorisation et la créativité de ses ressources humaines.
Mesdames et messieurs,
Privilégier les produits Burkinabè cultivés ou transformés sur place est un acte patriotique. Il faut noter que l’un des défauts des citoyens burkinabè, est de croire, que le produit importé est meilleur que celui produit localement. Face à l’émergence de nouvelles zones de libre-échange, il y a urgence à sensibiliser les consommateurs, pour vaincre le complexe du produit importé et mettre en avant, dans leur acte d’achat, la notion de patriotisme économique. Pour une meilleure promotion du produit local, nos entreprises devront faire face aux défis de la qualité des produits. Il s’agit d’assurer également la sécurité alimentaire des populations en assurant la disponibilité d’une diversité de produits à des prix abordables. Nous Burkinabè, devons prendre conscience et promouvoir la consommation locale.
C’est au regard de toutes ces contraintes et des potentialités énormes du secteur de la production et de la consommation locale, que l’association Burkina Wa-Mêdô organise en partenariat avec la Chambre de Commerce en marge d’Africallia 2018, la première édition du « Consommons local » sur le thème « Consommation locale et création d’emploi : Stratégies et engagements nationaux pour la dynamisation du secteur de productivité. Cette activité s’inscrit dans la dynamique de la sensibilisation des Burkinabè à produire et à consommer local. C’est une activité qui prend en compte tous les secteurs de la production et de la transformation des produits locaux.
Mesdames et messieurs les journalistes
La première édition du « consommons local » se tiendra du 19 au 25 février 2018 sur le site de la maison du peuple. Cette activité a pour objectif de relancer le débat au sein de l’opinion sur la nécessité de la consommation des produits locaux, si nous Burkinabè, voulons aspirer à une croissance économique durable. Les activités suivantes seront menées à cet effet : un Panel-Débat et une rue marchande dénommée « Burkin’Daaga » où seront exposés les produits locaux issus des différents secteurs d’activité.
C’est pourquoi, nous invitons l’ensemble des acteurs de la production et de la transformation à y prendre part. Nous profitons de cette occasion pour lancer un appel à l’ensemble des opérateurs économiques Burkinabè à s’inscrire et à participer à la 5ème édition du forum Africallia, qui est un cadre de rencontres des hommes d’affaires d’ici et d’ailleurs. C’est une opportunité pour les opérateurs économiques nationaux de rencontrer des partenaires d’affaires aux fins de développer leurs entreprises.
Sur ce je vous remercie pour votre aimable attention !
Fait à Ouagadougou, le 7 janvier 2018
Le Président de Burkina Wa-mêdô
Ibrahim OUEDRAOGO, élu consulaire à la CCI-BF