18/08/2026
𝐂𝐇𝐑𝐎𝐍𝐈𝐐𝐔𝐄 𝟏.𝟑 — 𝐃𝐢𝐫𝐢𝐠𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 : 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐨𝐮 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐫𝐞 ?
Dans certaines associations, le premier responsable finit par devenir le centre de presque tout : décisions, projets, orientations. Parfois même, les idées des autres ne trouvent leur place que si elles correspondent à son propre centre d'intérêt.
C'est une situation que j'ai eu l'occasion d'observer, et qui me préoccupe.
À force de vouloir tout contrôler, on finit par bloquer l'organisation. Les initiatives ralentissent, les membres attendent, et les bénévoles finissent par se décourager.
Pourtant, dans une association, les membres sont là volontairement. On ne peut donc pas compter uniquement sur le pouvoir de décision pour obtenir leur engagement.
Qu'est-ce qui fait réellement qu'un membre accepte de suivre un responsable ?
À mon avis, il y a d'abord la confiance. Mais la confiance ne suffit pas.
Les membres doivent aussi comprendre où l'organisation veut aller et pourquoi elle veut y aller.
Une vision qui reste dans la tête du premier responsable ne devient jamais une vision collective. Il faut donc la partager, l'expliquer, écouter les réactions et permettre à chacun de comprendre sa place et sa contribution.
C'est ici que la différence entre autorité et influence devient importante.
L'autorité permet au président de prendre une décision. L'influence donne envie aux autres de contribuer à sa réalisation.
Comme le résume John C. Maxwell :
«« Le leadership, c'est l'influence. Ni plus, ni moins. »»
Cette idée me paraît particulièrement importante dans la vie associative. Le titre de président donne une responsabilité et un pouvoir statutaire. Mais il ne garantit pas que les membres auront envie de suivre.
Pour moi, un bon responsable associatif n'est donc pas celui qui s'impose à tout moment. C'est celui qui, par sa manière de faire et sa capacité à donner une direction claire, donne envie aux autres de le suivre.
Il assume son rôle, mais sait aussi libérer la parole, écouter les membres et prendre en compte leurs contributions.
Car le véritable test du leadership n'est peut-être pas :
« Est-ce que j'ai le pouvoir de décider ? »
Mais plutôt :
« Lorsque je donne une direction, est-ce que les autres ont envie de marcher avec moi ? »
𝐋𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧.
𝐋'𝐢𝐧𝐟𝐥𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐩𝐞.
Image: Animation de l'atelier international de formation et du renforcement des capacités des cadres en management des sociétes d'État par le cabinet BSK CONNEXION BF à Cotonou, 2019.
Séverin Bawounam KOLA
Consultant en leadership, gouvernance et transformation des organisations africaines
𝐉'𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬, 𝐜𝐨𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚̀ 𝐛𝐚̂𝐭𝐢𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐩𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞́𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬.