04/12/2025
Rétablissement de la peine de mort au Burkina Faso : parlons-en
jeudi 4 novembre 2025, le Conseil des ministres du Burkina Faso a pris la décision de retablir la peine de mort.
Dans un contexte marqué par une insécurité et la criminalité , cette mesure peut se justifier comme un instrument de dissuasion et de protection des citoyens.
Depuis plusieurs années, le Burkina Faso fait face à des défis sécuritaires sans précédent. Les attaques terroristes, les crimes organisés et les assassinats ont profondément ébranlé le tissu social. Dans ce contexte, le rétablissement de la peine capitale vise avant tout à envoyer un message clair : toute atteinte grave à la vie ou à la sécurité de la nation ne restera pas impunie.
Il ne s’agit pas d’un retour en arrière sur le plan des droits humains, mais d’une réponse proportionnée à l’urgence sécuritaire. La peine de mort, appliquée dans des cas extrêmes et après un procès équitable, peut agir comme un puissant facteur de dissuasion pour les criminels les plus dangereux. Elle contribue à protéger les citoyens et à maintenir un ordre public minimum indispensable au développement économique et social du pays.
Enfin, cette décision peut également renforcer la confiance des Burkinabè dans l’action de l’État. En montrant que la justice est prête à sévir contre les crimes les plus graves, le gouvernement réaffirme sa détermination à garantir la sécurité et la tranquillité des familles burkinabè.
En somme, si cette mesure doit rester exceptionnelle et encadrée, elle s’inscrit dans la logique d’un Burkina Faso qui cherche à protéger ses citoyens et à restaurer la sécurité dans un contexte national particulièrement difficile. La réintroduction de la peine de mort n’est donc pas un choix idéologique, mais une réponse pragmatique aux défis sécuritaires de notre époque.
Traoré yacouba
Coordonnateur national
Inspecteur de l'enseignement primaire
Diplômé en gestion et management des projets