25/03/2026
Chers frères et sœurs,
Une grande partie des problèmes que nous vivons aujourd’hui sur les réseaux sociaux ne vient pas seulement des simples internautes, mais très souvent de certains soi-disant panafricanistes, de certains intellectuels autoproclamés, de certains donneurs de leçons qui pensent tout connaître et veulent imposer à tout le monde leur manière de voir, leur doctrine, leur vérité.
Ils parlent fort.
Ils écrivent avec de gros mots.
Ils utilisent un français compliqué.
Ils veulent impressionner.
Mais au fond, est-ce qu’ils apaisent vraiment les cœurs ?
Est-ce qu’ils construisent vraiment la nation ?
Est-ce qu’ils protègent réellement la cohésion sociale ?
Très souvent, non.
Un vrai intellectuel éclaire.
Un vrai panafricaniste unit.
Un vrai croyant apaise.
Un vrai patriote rassemble.
Mais ceux qui aiment le désordre font exactement le contraire :
Ils divisent.
Ils provoquent.
Ils manipulent.
Ils jettent de l’huile sur le feu.
Ils utilisent la colère du peuple comme un commerce, comme un fonds de roulement, comme un tremplin pour leur visibilité, leur influence, leurs intérêts cachés.
Même côté religion, on retrouve souvent les mêmes profils.
Toujours prêts à parler au nom de Dieu, au nom du peuple, au nom de la justice…
Mais dans les faits, ce sont parfois les premiers à semer la confusion, à attiser les tensions, à créer des camps, à exciter les plus faibles d’esprit.
Pourquoi ?
Parce que le désordre nourrit certains faux types.
Quand le peuple est calme, ils n’existent pas.
Quand le peuple réfléchit, ils perdent leur pouvoir.
Quand le peuple s’unit, leur commerce tombe.
Alors ils ont besoin de polémique, de buzz, de bagarre verbale, de frustrations et de querelles permanentes.
Ils savent qu’en sortant un “gros français”, en mélangeant quelques mots compliqués, en parlant avec arrogance, beaucoup de personnes vont croire qu’ils détiennent forcément la vérité.
Pourtant, la sagesse ne crie pas.
La vérité n’insulte pas.
L’intelligence n’humilie pas.
La connaissance n’est pas un outil pour écraser les autres.
Le vrai danger aujourd’hui, ce ne sont pas seulement ceux qui parlent mal…
Le vrai danger, ce sont aussi ceux qui suivent sans réfléchir, ceux qui applaudissent tout ce qu’on leur sert, ceux qui deviennent comme des ropero derrière chaque publication virale, sans analyse, sans recul, sans discernement.
Un peuple qui suit tout sans réfléchir devient facile à manipuler.
Et un peuple manipulé peut se retourner contre lui-même pendant que les vrais profiteurs observent et encaissent.
C’est pourquoi nous devons apprendre ceci :
Tout ce qui est écrit en bon français n’est pas forcément vérité.
Tout ce qui est dit avec colère n’est pas forcément courage.
Tout ce qui se dit panafricaniste n’est pas forcément patriotique.
Tout ce qui parle de religion n’est pas forcément pur.
Tout ce qui devient viral n’est pas forcément utile à la paix.
Notre pays a besoin de consciences éveillées, oui…
Mais pas de consciences excitées.
Notre pays a besoin de débats, oui…
Mais pas de débats empoisonnés.
Notre pays a besoin d’intellectuels, oui…
Mais de vrais intellectuels, humbles, responsables, enracinés dans la réalité du peuple.
Notre pays a besoin de panafricanistes, oui…
Mais de panafricanistes bâtisseurs, pas de vendeurs d’illusions ni de semeurs de haine.
Le Burkina n’a pas besoin de bruit, il a besoin de maturité.
Le peuple n’a pas besoin d’être chauffé, il a besoin d’être éclairé.
La cohésion sociale n’a pas besoin d’arrogance, elle a besoin de sagesse.
Alors, chers tous, avant de partager, avant d’insulter, avant de suivre un “grand parleur”, posons-nous une seule question :
Cette personne cherche-t-elle vraiment à construire… ou simplement à profiter du désordre ?
La vigilance sur les réseaux sociaux est devenue une forme de patriotisme.
Réfléchir avant de suivre est devenu une forme de résistance.
Refuser la manipulation est devenu un acte de sagesse.
Que chacun parle pour apaiser, corriger avec respect, éclairer sans mépriser, conseiller sans diviser.
Car une nation déjà éprouvée par tant de défis ne doit pas ouvrir un autre front sur Facebook, WhatsApp et dans les commentaires.
Restons debout, lucides, unis et difficiles à manipuler.
Le vrai combat n’est pas entre nous.
Le vrai combat, c’est contre l’ignorance, la manipulation et les profiteurs du désordre.