05/08/2026
⚠️ Témoignage réel
💔Le témoignage qui suit est une histoire vraie. Malheureusement, son auteur est décédé peu après nous avoir envoyé ce message. Selon les informations qui nous ont été rapportées, il est mort par su***de.
Nous vous invitons à avoir une pensée pour lui et pour sa famille. Que son histoire nous rappelle l'importance d'écouter, de soutenir et de ne jamais banaliser la souffrance psychologique 💔🙏
J'ai décidé de vous raconter mon histoire pour avoir des idées !
J'avais décidé de caché cette histoire mais j'en souffre au profond de moi
Très tôt dans mon enfance, mes parents se sont séparés à la suite de profondes mésententes. Ma mère est partie refaire sa vie avec un autre homme et m'a emmené avec elle alors que je n'avais que 05 ou 06 ans.
Un jour, je suis tombé gravement malade. Ma mère est alors allée informer ma famille paternelle. Son nouveau mari lui a demandé de me ramener à ma famille d'origine. Elle m'a d'abord conduit chez sa famille (mes oncles), mais cela a provoqué des tensions . Finalement, j'ai été renvoyé vers mes parents.
À cette période, je manquais de tout, même de nourriture. Je vivais dans des conditions difficiles, avec un régime alimentaire précaire. C'est alors que j'ai trouvé refuge auprès d'un vieil homme.
Ce vieil homme n'était ni le père de ma mère, ni celui de mon père. Il était simplement le père d'une des femmes de mon père. Comme je considérais cette dernière comme une mère, beaucoup de personnes dans la famille pensaient que j'étais réellement son enfant. On m'appelait souvent « le neveu intelligent ».
Mon père et ma mère ne vivaient plus ensemble. Entre 2000 et 2002, mon père a eu 05 cinq enfants avec différentes femmes. Aujourd'hui, il est père de 13 enfants, tandis que ma mère biologique en a 05 cinq.
Dans ce contexte, je n'ai jamais vraiment grandi auprès de l'un ou de l'autre. À l'âge de six ou sept ans, j'ai rejoint définitivement le vieil homme. Pendant toute mon enfance, c'est lui qui m'a élevé, protégé et aimé comme son propre fils.
Avec le temps, l'absence de véritables liens avec mes parents et leur indifférence m’a peu à peu transformé : je ressentais moins le besoin de m’accrocher à eux. La blessure de l’abandon s’est muée en colère et en méfiance. biologiques a créé une immense distance émotionnelle. Je ne ressentais plus le besoin de m'accrocher à eux, car ils n'avaient jamais réellement occupé une place dans mon quotidien.
Le vieux était tradipraticien. Malgré son âge avancé, il prenait soin de moi avec une affection que je n'oublierai jamais. Il était devenu mon repère, mon refuge, mon père de cœur.
Durant tout mon parcours à l'école primaire, mon père refusait catégoriquement de payer mes frais de scolarité. Entre le CP1 et le CM2, je n'ai versé que 1 250 FCFA pendant tout mon parcours scolaire ! Et je remercie grandement cette école pour cette faveur alors que les frais étaient de 2 250 FCFA.
Lorsque je me rendais chez mon père, il me demandait souvent :
« Qu'est-ce que tu viens chercher ici ? Pourquoi tu es venu ? »
Malgré cela, grâce à mon excellence académique, les enseignants me permettaient souvent de poursuivre ma scolarité.
Après l'obtention de mon CEP, le vieil homme est tombé gravement malade. J'ai alors été contraint de quitter son foyer pour rejoindre mon oncle maternel afin de poursuivre mes études.
Au fil des années, quelque chose s'est brisé en moi. Je n'avais plus envie de voir mon père ni ma mère biologique. Je suis devenu dur, froid, presque insensible à la souffrance des autres. Je n'avais pitié de personne.
Pendant ma scolarité, il m'est même arrivé de mendier dans les rues de ma Ville pour survivre, alors que je ne fréquentais même pas une école coranique.
Puis est arrivée la plus grande blessure de ma vie.
Le vieil homme est décédé alors que je n'étais pas à ses côtés.
Je n'ai pas pu lui tenir la main une dernière fois. Je n'ai pas pu lui dire merci.Je n'ai pu assisté à l'enterrement.
Je n'ai pas pu lui dire à quel point il avait compté pour moi. Celui qui m'avait élevé comme son propre fils est parti sans recevoir toute la reconnaissance qu'il méritait.
Cette douleur m'accompagne encore aujourd'hui.
Malgré tout, j'ai continué à avancer. Mon parcours scolaire a été couronné de succès. Mais la réalité était plus complexe :J'ai donc commencé très tôt à faire du petit commerce afin de subvenir moi-même à mes besoins.
J'ai franchi les étapes une à une jusqu'à l'obtention de mon diplôme universitaire.
Je croyais alors que les épreuves les plus difficiles étaient derrière moi.
Je me trompais.
Après l'université, la vie est devenue un véritable champ de bataille. Les difficultés se sont multipliées. Les espoirs se sont heurtés à la réalité. J'ai traversé des périodes de doute, de solitude et de profond découragement.
Mais j'avais juré de ne pas partager ma douleur avec quelqu'un !
C'est qui profondément bouleversé avec le temps !
Il m'est même arrivé de regretter d'être né.
Mais lorsque je regarde derrière moi, je vois un enfant abandonné par les circonstances, un enfant qui a grandi sans véritable foyer, un enfant élevé par un homme qui ne lui devait absolument rien, mais qui lui a pourtant donné tout ce qu'il pouvait.
Je respire mais je ne vis plus